[Phase finale : La chute du Roi] Épilogue.

[Phase finale : La chute du Roi] Épilogue.

Messagepar Spectre (Xander) » 21 Mars 2017, 22:03

Un bruit émanant de la console informatique des quartiers de Spectre sortit ce dernier de sa torpeur. Une communication entrante. Le Nagai bondit hors de son lit pour aller répondre. En jetant un coup d’œil sur l’écran pour savoir l’heure qu’il était, il constata qu’il s’était passé à peine deux heures depuis son retour sur l’Etoile d’Onyx.

L’assassin accepta l’appel. C’était l’agent de sécurité qui s’était occupé de lui depuis son arrivé sur l’astroport de Kaantay qui le contactait :

>> Bonjour, monsieur ! Pardonnez-moi de vous réveiller si tôt, mais, si vous le désirez, l’équipe technique est prête à effectuer les opérations de maintenance dès maintenant sur votre vaisseau.

- Bonjour ! Ah, très bien. J’arrive tout de suite.

Spectre coupa la communication et s’habilla en hâte pour aller rencontrer son interlocuteur. La rampe d’embarquement du vaisseau s’abaissa pour en laisser sortir le Nagai qui alla s’entretenir avec le Neimoïdien, toujours escorté par ses 4 droïdes de combat.

- Comme je vous disais, les techniciens sont prêts à travailler sur votre vaisseau. Ils ont dit qu’ils devraient avoir terminé en fin de matinée.

- Ok, ça me va !

- Par ailleurs, je viens de passer votre commande de denrées alimentaires. Ils ont assez peu de produits provenant de votre planète, mais ils vous livreront tout leur stock ainsi que des denrées compatibles avec votre organisme pour compléter le tout.

- D’accord !

- Si vous avez besoin d’autre chose, n’hésitez pas à me contacter sinon, je vous souhaite une agréable journée et nous nous reverrons au moment de régler la facture.

- Très bien, merci ! J’attends vos techniciens.

L’agent de sécurité et son escorte prirent congé de Spectre. Peu après, 4 Neimoïdiens portant des tenues de techniciens et équipés de trousses à outil et de matériel divers pénétrèrent le hangar et se dirigèrent vers le propriétaire de l’Etoile d’Onyx. Ce dernier confirma avec eux toutes les opérations à effectuer sur le vaisseau et leur donna pour instruction de ne pas le déranger dans ses quartiers sous prétexte qu’il avait du travail à faire.

Une fois qu’il en eut terminé avec eux, Spectre remonta à bord de son vaisseau et laissa la rampe abaissée pour permettre à l’équipe technique de rentrer pour y faire son travail. Le cyborg alla s’enfermer dans ses quartiers, verrouilla la porte et repartit se reposer. Pour l’heure, il n’avait rien d’autre à faire et vu qu’il était cloué au sol, autant tuer le temps en récupérant de cette nuit mouvementée. Personne ne l’avait vu sortir de son vaisseau, personne ne l’avait identifié au Palais lorsqu’ils avaient prit conscience de sa présence, tout s’était presque bien déroulé. Normalement, il n’aurait pas à s’inquiéter de la suite, sa seule préoccupation étant : Est-ce que Grendo S’orn avait bien consommé son petit déjeuner et si tel était le cas, le poison ferait-il son effet ? Il valait mieux car dans le cas contraire, tout ceci n’aurait servit à rien et il faudrait tout recommencer avec des risques plus élevés dans la mesure où la protection dans le Palais et surtout autour du Monarque de la FDC seraient encore renforcées.

Un nouvel appel réveilla le Nagai. Cette fois-ci, c’étaient les livreurs de caisses de marchandises alimentaires que Spectre avait commandé. Le cyborg partit se passer le visage sous l’eau pour se rafraîchir et descendit accueillir les nouveaux venus.

- Bonjour Monsieur. Conformément à votre demande, nous vous avons apporté tous nos stocks de denrées Nagais ainsi que des aliments pour Humains pour compléter votre commande.

Le Neimoïdien fit ouvrir les caisses à ses deux droïdes pour que son client puisse voir leur contenu.

- Très bien ! Refermez ces caisses et suivez-moi avec.

Spectre guida les employés dans son vaisseau jusqu’à la cuisine où s’affairait M4C-DO.

- Mon droïde cuisinier va vous aider à décharger les caisses et ranger les marchandises dans la cuisine.

- Bien, monsieur.

- M4C-DO, tu t’occupe de superviser tout ça !

- Oui, monsieur !

L’assassin laissa son droïde avec les livreurs et retourna dans ses quartiers pour y prendre une bonne douche bien revigorante. Le peu de repos qu’il s’était accordé serait suffisant pour rester en forme jusqu’à son départ de la planète. Tout dépendait en fait du moment de ce départ. Il lui fallait avoir la confirmation de la mort de Grendo S’orn et pour cela, il comptait sur les médias officiels d’holonet qui ne manqueraient pas de faire un flash spécial pour annoncer la nouvelle. Il fallait attendre encore quelques heures que le poison commence à faire son effet.

Une fois propre, sec et revêtu de sa tenue, Spectre alluma son écran holonet, laissant défiler les programmes, dans l’attente du flash info.

Jet de dé [Chance] [Chance de succès : 70%]

10 () + 12 (Chance) = 22, opposé à 18 (Difficulté) = Succès
De justesse [Bon] Remarquable Superbe Fantastique Épique Légendaire Béni par la Force
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Re: [Phase finale : La chute du Roi] Épilogue.

Messagepar Spectre (Xander) » 11 Avril 2017, 18:12

Une heure plus tard, l’un des techniciens frappa à la porte de la chambre de Spectre pour le prévenir que les opérations de maintenance étaient terminées et que l’équipe s’apprêtait à partir. Le Nagai sortit de sa chambre et prit le datapad que lui tendait le technicien pour y lire toutes les opérations effectuées qui correspondaient au résultat du diagnostique du vaisseau. L’Etoile de l’Aube était opérationnel.

Une fois que l’équipe technique eut quitté le vaisseau, Spectre partit vérifier dans la cuisine que les denrées alimentaires avaient bien été prises en charge par M4C-DO, ce que le droïde confirma tout en informant son maître que les livreurs avaient emporté avec eux leurs caisses vides en quittant le cargo.

Il était à présent temps de décider quoi faire. Il ne pouvait pas partir sans être sur que Grendo S’orn avait avalé le poison et que ce dernier faisait effet. D’un autre côté, il devait se faire discret tant qu’il resterait sur Neimoïdia de façon à ne pas attirer les soupçons sur lui. Son apparence atypique n’avait rien d’habituel sur cette planète, même si jusqu’à maintenant cela ne lui avait pas attiré de problèmes depuis son arrivée. Mais depuis que le Palais avait été mis en branle suite à la nuit dernière, les choses risquaient d’être différentes. Cela dit, l’idée de rester encore plusieurs heures à rien faire à bord de l’Etoile d’Onyx ne l’enthousiasmait guère et cela lui fit rappeler l’importance d’agrémenter son vaisseau de plusieurs moyens de loisirs, ce qui aurait pu être fait si tout s’était bien passé dans ce magasin d’équipement multimédia sur Nar Shaddaa.

Spectre se décida finalement à quitter l’Etoile de l’Aube pour errer dans les rues de Kaantay histoire de tuer le temps et pourquoi pas, trouver quelque chose digne d’intérêt. Il avait prit soin de revêtir son long manteau à capuche pour dissimuler partiellement son apparence, mais même ainsi, il restait malgré tout une curiosité pour la plupart des personnes qu’il croisait, droïdes de sécurité compris. Certains d’entre eux l’interpellèrent même pour le contrôler mais vu qu’il ne portait pas d’arme sur lui ni rien qui pouvait le compromettre, il ne fut pas inquiété outre mesure.

Spectre fit une halte dans un restaurant de la ville pour y prendre son repas de midi. Il s’installa près d’un écran holonet, écoutant d’une oreille attentive sans pour autant rester les yeux rivés dessus. Pour le moment, aucune nouvelle, cela dit, si le poison commençait bel et bien à faire effet 12 heures après avoir été ingurgité, il fallait attendre encore un peu, voire, plusieurs heures. En attendant, il savoura le copieux menu qu’il avait commandé, comestible pour un individu de son espèce. Son système digestif ainsi que sa perception gustative n’avaient pas été modifiés par Sareena Sow, par conséquent, il avait besoin de manger comme tout être vivant et appréciait tout comme eux les saveurs de ce qu’il mettait dans sa bouche. Le repas lui coûta la modique somme de 50 crédits, qu’il régla immédiatement après en avoir fini. La présence d’écrans holonet géants disposés dans les grandes artères de Kaantay et publiant en boucle des messages de propagande pré enregistrés de Grendo S’orn lui permettrait d’avoir des nouvelles de la suite des opérations sans être obligé de rester au restaurant.

Assis à sa table dans sa chambre, le roi de la FDC terminait tranquillement son repas du midi. Comme il aurait apprécié le prendre en plein air, sur sa terrasse, comme il l’avait fait pour son petit déjeuner du matin, surtout par une si belle journée. Malheureusement, pour des raisons évidentes de sécurité, il avait mieux valu pour lui de rester enfermé dans ses quartiers et vu que le général Monchar n’avançait pas dans ses recherches de l’intrus qui avait été repéré dans l’enceinte du Palais la nuit, dernière, l’état d’alerte n’était pas levé.

Le vieux Neimoïdien avait un mauvais pressentiment. Cette journée avait déjà commencé de manière étrange et ce, avant même qu’il n’apprenne que quelqu’un avait tenté de s’en prendre à lui. Des bribes de ce rêve étrange qu’il avait fait commençaient à lui revenir au fur et à mesure qu’il ressentait une sorte d’arrière goût étrange dans sa bouche, comme si son repas n’était pas bien passé. Il était peu probable que sa nourriture soit périmée, les contrôles des marchandises et de leur date limite de consommation étant strictement suivis dans les cuisines d’un endroit aussi prestigieux que le Palais Royal. Le repas ne pouvait pas non plus avoir été empoisonné. Depuis l’incident de la nuit dernière, Grendo S’orn avait donné l’ordre à ses gardes de faire analyser les repas et Azca servait de goûteur, ce qui ne plaisait guère à ce dernier, mais il ne pouvait rien y faire. Cet arrière goût était sans doute un effet secondaire de son léger état de stress et d’anxiété. Il ne pouvait s’empêcher de se demander qui était derrière tout ça. Le pourquoi était inutile, c’était évident. Mais qui et surtout, quand et comment allait-il frapper à nouveau ? Qui enverrait-il la prochaine fois ou comment procéderait-il ? Le monarque ne se sentait à présent plus totalement en sécurité au sein de son propre palais alors qu’il se perdait dans ses interrogations. C’était une sensation terrible dans la mesure où s’il ne pouvait pas être en sécurité ici, où le serait-il ?

Grendo S’orn regagna son bureau pour contacter le général Monchar.

- Avez-vous du nouveau, général ?

>> Pas pour le moment, Majesté ! Nos agents étudient à la lettre les listes d’arrivées et départs de la planète depuis cette semaine, mais cela représente des centaines de milliers d’allées et venues de vaisseaux, sans compter les identités des propriétaires dont l’authenticité doit être vérifiée. Nos autres équipes contactent les forces de sécurité des villes alentour pour avoir un compte rendu des divers incidents et autres faits qui s’y sont déroulés, interpellations, contrôles et surveillance compris. Mais c’est pareil, cela demande un énorme travail, sans compter le tri qu’il faut faire dans ces informations.

- Hmm, je vois ! Bref, vous n’avez pas avancé d’un centimètre, général.

>> A mon grand regret, non, Majesté. Il se peut que notre cible ait déjà quitté Neimoïdia, mais nous explorons malgré ça les pistes les plus dignes d’intérêt. Quand bien même il se sentirait en sécurité hors de la juridiction de la Fédération Du Commerce, nous le retrouverons et lui montrerons qu’il n’est à l’abri nulle part, pas même chez les Sith si l’envie lui prenait d’aller chez eux.

- On verra ça. En attendant, essayez également de recueillir des renseignements sur les activités récentes de nos rivaux et même de nos alliés. Peut-être trouveront nous une piste concernant l’instigateur de cet attentat déjoué contre ma personne.

>> Bien Majesté, je vais mettre sur cette affaire nos meilleurs agents.

- Faites ! Et j’espère recevoir de bonnes nouvelles de votre part le plus rapidement possible.

>> Oui, Majesté !


Grendo S’orn mit fin à la communication pour se remettre au travail. Au moins, cela lui permettait de ne pas trop focaliser sur tout ça et se consacrer à ses affaires de dirigeant de la FDC.

La journée semblait interminable pour Spectre. Cela faisait déjà presque deux heures et demi qu’il avait quitté le restaurant pour errer dans les rues, faisant mine de s’intéresser à ce que proposaient les vendeurs des magasins et échoppes en tout genre. Au moins, faire en sorte de ne pas paraître suspect était une occupation en soit, même si pour le coup, ça n’avait rien d’exaltant. Bien sur, rien de particulièrement intéressant n’attirait l’attention du Nagai mais il simulait de l’intérêt pour telle ou telle chose avant de passer son chemin et recommencer son petit manège plus loin. Cela ne l’empêcha pas de se faire contrôler par quelques droïdes de sécurité zélés, mais il s’en sortait plutôt bien à chaque fois.

Las de ce petit jeu, Spectre prit la direction d’un parc publique afin de s’y poser et attendre tranquillement la suite des évènements. Puisqu’il n’y avait rien d’autre à faire, autant se détendre et admirer le panorama tout en restant vigilant. Ses vieux réflexes d’assassin restaient toujours aussi vivaces, même dans un endroit comme celui-ci… surtout dans un endroit comme celui-ci. Mais l’endroit était plutôt calme. Même si le parc était fréquenté, les gens se contentaient d’apprécier le décor silencieusement. On aurait aisément pu croire à un havre de paix vu l’ambiance qui y régnait et ce qu’il dégageait. Même un être comme Spectre était capable d’apprécier ce genre de chose.

Plus tard, Grendo S’orn quitta son bureau et alla s’installer sur son canapé pour s’assoupir un peu. Une drôle de sensation parcourait son corps, comme si sa masse corporelle avait prit en quelques minutes des proportions improbables. Il se sentait pesant, poussif et las.

- Azca, venez ici !

Le majordome s’empressa de mettre en suspend ses tâches pour venir en tout hâte auprès de son Maître.

- Oui, Majesté ?

- Comment vous sentez-vous ?

- Euh... Je vais bien, je vous remercie Majesté, répondit-il, visiblement surpris d’une telle question venant de la part du Roi.

- Raahhh, ce n’est pas ce que je vous demande, crétin, répondit sèchement Grendo S’orn, visiblement agacé, ce que je veux savoir, c’est si vous vous sentez bien vu que vous avez goûté mon repas.

- Oui, bien sur Majesté. Je ne ressens rien de particulier. Que vous arrive-t-il, vous ne vous sentez pas bien ?

- Non ! Faites venir mon médecin.

- Oui, Majesté !

Le vieux Neimoïdien craignait qu’il ne soit victime d’un empoisonnement et ce malgré que son Majordome ne se trouvait pas dans le même état que lui.

Lorsque le médecin arriva enfin jusqu’à la chambre du Monarque, escorté par deux solides gardes après avoir été minutieusement contrôlé, il trouva Grendo assoupi dans son canapé.

- Majesté, je suis venu aussi vite que j’ai pu. Que se passe-t-il ?

- Je ne sais pas, docteur. J’ai des sensations bizarres depuis que j’ai pris mon repas ce midi. J’ai la nausée, je me sens lourd, chaque mouvement que je fais me paraît pénible et j’ai du mal à reprendre mon souffle.

Le médecin fronça les sourcils et ordonna aux gardes de faire analyser les restes du repas de midi du roi avant d’examiner ce dernier avec ses ustensiles de médecin. S’orn avait la peau moite alors que son front était froid. Son teint était devenu vert pâle, ce qui présageait sans doute un virus ou les effets d’une trop grande contrariété. Cela dit, les autres symptômes décrits étaient moins anodins.

- Qu’avez-vous consommé exactement depuis votre réveil aujourd’hui ?

- De l’eau à mon réveil, de la mie de pain trempée dans du jaune d’oeuf de Gizka pour mon petit déjeuner, quelques verres de whisky et mon repas de midi.

- L’alcool est peut-être mal passé. Vous en avez consommé beaucoup ?

- Hhh, quelques verres, mais je doute que ce soit ça qui m’ai mit dans cet état. Je suis amateur de whisky depuis ma jeunesse et croyez-moi, j’y suis habitué, il m’en faudrait plus pour me mettre dans cet état.

- Je vois ! Je vais vous faire une prise de sang et faire analyser l’échantillon. On en saura peut-être un peu plus car pour le moment, la seule chose qui me vient à l’esprit est que vous avez attrapé quelque chose. A cette période de l’année, on a pas mal de virus qui traînent dans l’air.

- Sans doute. Il faut dire aussi qu’aujourd’hui, ma journée a été pas mal chamboulée, docteur, je suppose que vous êtes au courant de la situation. Vous pensez que j’ai pu être empoisonné ? Au fait, je dois vous informer que j’ai fais goûter toutes mes consommations à mon majordome depuis ce matin et il ne semble pas souffrir de mes symptômes.

- Dans ce cas là, il n’y a pas de raison de s’inquiéter, Majesté. Si votre nourriture avait été empoisonnée, votre Majordome serait lui aussi souffrant, il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter. Et puis, si vous aviez été empoisonné, je pense que cela aurait fait effet rapidement et surtout vous seriez déjà mort à l’heure qu’il est.

- Je l’espère, docteur. Je l’espère. Il y a des années que je ne me suis pas senti aussi mal alors cela m’inquiète. Et si cet intrus avait réussi à faire quelque chose ?

- Je comprends, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est rien de grave. Comme vous l’avez dis, vous avez été pas mal stressé, votre organisme accuse le coup. Et puis votre intrus a été repéré à l’extérieur du Palais non ? Il n’a donc pas pu rentrer et encore moins vous atteindre de quelque manière que ce soit. Je vais vous donner un remontant, mais en attendant les analyses, reposez-vous, s’il vous plaît.

- Oui, de toute façon, vu mon état, je ne pense pas être bon à autre chose. Faites vite !

Le médecin rangea le flacon remplit de sang du roi dans sa mallette avant de quitter le roi pour aller faire ses analyses. Il demanda que l’on fasse également analyser tout ce que le Roi avait consommé depuis son réveil. Le Neimoïdien était toujours quelque peu inquiet lorsqu’il était appelé pour s’occuper du Monarque. Sa crédibilité et surtout sa carrière dépendaient de la satisfaction et du bon état de santé de son meilleur patient.

Spectre quitta le parc pour retourner vers le spatioport et regagner son vaisseau. Les terminaux holonet dont était pourvu son appareil pouvaient retransmettre toutes les chaînes de la Galaxie et puis il valait mieux qu’il ne traîne pas trop dehors et soit prêt à partir dès que les nouvelles de l’état de Grendo S’orn seraient rendues publiques, enfin, si tout se déroulait comme prévu bien sur.

Une quinzaine de minutes plus tard, le cyborg était à nouveau à bord de l’Etoile d’Onyx. Il se dirigea vers ses quartiers pour y allumer son terminal holonet et rechercher les chaînes locales Neimoïdiennes. Ces dernières retransmettaient à peu près le même genre de programme que les chaînes républicaines ou impériales, mais mettaient l’accent sur la propagande et le culte de la personnalité de Grendo S’orn. Une chose était certaine, ce n’était pas l’humilité qui étouffait ce type. Cela dit, si il avait bel et bien ingurgité la « petite préparation » de l’assassin, ce n’est pas son ego surdimensionné ni son statut de Roi de la FDC qui le sauverait.

Les analyses de l’échantillon du sang de Grendo S’orn qu’avait prélevé le Docteur Munroy révélèrent la présence de corps étrangers dans ses globules. Cela ne ressemblait à rien de ce qu’il connaissait, mais ça semblait être particulièrement virulent. Un mauvais pressentiment fit frissonner le médecin et ses craintes furent confirmées lorsqu’il reçu un appel urgent du Palais.

>> Docteur, ici le général Monchar. Le Monarque ne va pas bien du tout, venez vite !

- Que se passe-t-il, général ? Décrivez-moi son état !

>> Il est resté assoupi depuis votre départ, mais son état s’est empiré au fil du temps. Il s’est réveillé en sursaut, a eu une toux grasse suivie d’un crachat de sang et s’est évanoui. Il est tout pâle, mais il respire encore.

- Oh mon Dieu ! Faites le transférer immédiatement à l’hôpital ! Euh, général, avez-vous terminé les analyses que je vous ai demandé de faire faire ?

>> Oui, docteur. Vous voulez que je vous les envoie ?

- Oui, je vous prie, je dois connaître les résultats. Dès que ce sera fait, je vous rejoins immédiatement.

Munroy, très inquiet, attendit avec impatience les résultats des analyses qui lui parvinrent rapidement via son terminal holonet. Les résultats révélèrent la présence des mêmes corps étrangers dans les restes de son petit déjeuner. Voilà pourquoi Azca ne souffrait pas des mêmes symptômes. Le Monarque avait été empoisonné dès son réveil et à ce moment là, il n’avait pas fait goûter son plat à son majordome. En tout cas, c’était un poison vicieux, prévu pour faire effet tardivement. Malheureusement, le docteur n’était pas un spécialiste des poisons, ce qui ne lui permettait pas de l’identifier, encore moins son possible antidote, cela dit, quelqu’un à l’hôpital en saurait peut être plus.

Munroy enfila sa veste, téléchargea en toute hâte les résultats des analyses sur son datapad et fonça en toute hâte vers l’hôpital de Koto-Si.
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Re: [Phase finale : La chute du Roi] Épilogue.

Messagepar Spectre (Xander) » 01 Mai 2017, 20:51

Arrivé à l’hôpital, le médecin alla directement au chevet du Monarque, le trouvant dans un bien piètre état. Des médecins s’affairaient à le maintenir en vie tandis que le Général Monchar ne les quittait pas des yeux. Grendo S’orn respirait, mais vraiment faiblement et les indicateurs de ses signaux de vie sur un écran indiquaient une activité extrêmement et dangereusement basse.

- Général, j’ai une mauvaise nouvelle. Il semble que le Monarque a été empoisonné.

- Comment est-ce possible ? Vous en êtes certain ? S’alarma Monchar.

- Malheureusement, mes connaissances dans le domaine du poison sont très limitées, mais j’ai découvert dans son sang et dans les restes de son petit déjeuner des corps étrangers.

- Je vois. Avez-vous les résultats avec vous ? Ici, on peut les analyser, il y a des experts en poison qui pourront infirmer ou confirmer vos craintes.

- Oui, Général, je les ai apportés avec moi.

- Bien, apportez les au service de toxicologie/bactériologie. Quant à moi, je n’ai d’autre choix que de faire un communiqué à l’attention du peuple pour les avertir de l’état de notre roi.

Peu de temps après, un flash spécial d’information venant de la console attira immédiatement l’attention de Spectre qui semblait avoir attendu des nouvelles depuis une éternité. Un journaliste Neimoïdien annonça avec gravité que le Roi de la Fédération Du Commerce avait été victime d’un malaise et se trouvait à l’hôpital dans un état grave, mais qu’il n’y avait pas plus d’informations pour le moment. Enfin, enfin le Nagai avait confirmation que sa cible avait bien ingurgité le poison Huroo. Il ne lui restait plus qu’à attendre un peu avant de partir, pour ne pas rendre son départ trop précipité et donc attirer les soupçons.

A l’hôpital, un analyste vint à la rencontre du Général Monchar et du docteur Munroy pour leur faire part du résultat de ses analyses.

- Général, docteur, j’ai de mauvaises nouvelles. Notre Roi a bien été empoisonné et par un poison très virulent et particulièrement vicieux.

- Est-ce qu’on peut le sauver, docteur ?

- Je crains que non. Le poison Huroo, c’est son nom, a été conçu pour que ses effets se ressentent bien après ingurgitation, ce qui fait que dès que les premiers symptômes se font ressentir, il est déjà quasiment trop tard. A ce stade là, le poison a gravement endommagé les fonctions vitales de la victime et ce n’est que l’affaire de quelques heures avant qu’elle ne décède. La seule chose que nous pouvons faire, à présent, c’est abréger ses souffrances ou rendre son agonie plus douce.

- Vous parlez du roi, docteur, je vous le rappel. Il n’est pas encore mort, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le maintenir en vie.

- Mais Général, c’est impossible, nous n’avons aucun moyen de…

- Faites le !

- Bien Général, se résigna le docteur, sachant pertinemment que la seule chose qu’il était possible de faire était de retarder l’échéance à court terme.

- Donc, le Roi aura été empoisonné dès l’aube, mais impossible de le savoir, sinon nous aurions pu faire quelque chose. Et voilà pourquoi Azca n’a pas été victime lui aussi du poison Huroo.

- Oui, à ce moment là, tout paraissait habituel donc la précaution d’utiliser le majordome en tant que goûteur ne s’imposait pas.

Monchar serra les poings à mesure qu’il se repassait les évènements de la journée.

- Ce maudit assassin. En vérité, nous l’avons repéré, il ne cherchait pas à entrer dans le palais, mais à le quitter, ayant déjà accompli sa besogne.

- Est-ce que vous avez pu l’identifier ?

- Non. Il utilisait un générateur de camouflage tactique, nous n’avons pas pu voir à quoi il ressemblait.

- Dans ce cas, il va être difficile de lui mettre la main dessus et encore plus de savoir pour qui il agissait.

- Je le retrouverai. A cause de lui, je me retrouve dans une position particulièrement inconfortable. Je suis le chef de la sécurité rapprochée du Roi, je suis son principal garde du corps et son bien être est de MA responsabilité. Quelle tête va tomber en premier, à votre avis ?

Monchar avait raison. Lorsque la mort de Grendo S’orn serait rendue officielle, la première chose que le vice roi ainsi que les autorités les plus hautes de la FDC allaient faire, ça serait de faire tomber des têtes et ce avant même de s’occuper de la succession du Monarque. Il était évident que Monchar serait le premier à en subir les conséquences et cela sentait la disgrâce et la mise au ban, pour lui. Le vétéran avait donc dores et déjà à cœur de retrouver le coupable afin de se venger. Cela ne lui redonnerait sans doute pas son poste, mais il aurait au moins la satisfaction de s’être fait justice.

Dans son agonie, Grendo S’orn fit un rêve, ce même rêve qu’il avait fait la nuit dernière sans réussir à s’en souvenir. Il se sentait flotter au dessus de son corps, entouré de médecins, de Monchar et de Munroy. Mais pas que. Il y avait également toutes les personnes à qui il avait causé la perte, comme le gouverneur Cadra par exemple, dernière victime en date. Eux le fixaient droit dans les yeux comme si ils pouvaient percevoir son âme flottant au niveau du plafond de la salle d’hôpital. lls l’attendaient tous. Ils attendaient ce moment où il allait passer dans l’au-delà afin de l’y accueillir et se venger de lui. S’orn ne pouvait rien y faire, ni protester, ni bouger. Il ne ressentait pourtant rien, ni peur, ni haine, ni joie. Son esprit avait accepté l’étreinte de la mort.

Les médecins constatèrent et confirmèrent le jour et l’heure du décès du Monarque de la FDC, victime d’un empoisonnement. Un silence pesant régna dans la pièce, interrompu uniquement par les bip et les bruits sonores des différentes consoles installées dans la chambre d’hôpital. La FDC se trouvait désormais décapitée, jusqu’à ce qu’un nouveau Roi soit nommé, cela dit, c’était toujours un évènement particulièrement traumatisant de perdre son souverain, aussi méprisable fut-il et cela allait profondément affecter le peuple jusqu’à la nomination du futur roi.

Spectre, estimant qu’il était resté suffisamment longtemps sur Neimoïdia, informa l’agent spatioportuaire qui s’occupait de lui depuis son arrivée, de son désir de quitter la planète.

- Un problème ? Vous êtes bizarre.

- Non, enfin... C’est pas vous. C’est juste que nous avons appris que notre Roi Grendo S’orn était à l’hôpital dans un état critique. Comprenez bien que ça nous perturbe quelque peu.

- Mais je comprends. J’imagine l’état d’anxiété des Neimoïdiens à l’heure actuelle.

- En effet. Enfin bon, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, ça ne vous concerne pas. Passons si vous le voulez bien à ce que vous devez régler !

- Faites !

Sur ce, le Neimoïdien sortit un datapad et afficha sur l’écran toutes les opérations effectuées sur l’Etoile d’Onyx ainsi que le prix à payer.

Contrôle technique + maintenance du vaisseau Etoile d’Onyx : 1 800 crédits

Carburant et eau : 300 crédits.

Taxe de parking : 100 crédits par jour soit 200 crédits pour les deux jours de stationnement.

Ravitaillement de denrées alimentaires : 200 crédits.

Total = 2500 crédits.


Spectre s’acquitta de la somme convenue avant de prendre congé de l’agent spatioportuaire et préparer son vaisseau au décollage.

Quelques minutes plus tard, l’Etoile d’Onyx était en orbite de Neimoïdia. Spectre programma le trajet jusqu’à Nar Shaddaa sur son astro ordinateur. Une fois ceci fait, l’Etoile d’Onyx entra en hyperespace, direction, Nar Shaddaa pour toucher sa prime.

Quant à l’agent spatioportuaire, comment aurait-il réagit si il avait su qu’il tenait depuis le début le criminel responsable de la mort de son Suzerain ? Certes, il avait trouvé l’individu suspect, autant par son allure que son comportement, mais il n’avait même pas eu l’idée de faire le rapprochement. Pour lui, Kay’l Secoura avait passé la nuit dans son vaisseau donc ça ne pouvait être lui.
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