En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 29 Août 2015, 23:17

Tibèr occulta l'état nouvellement dramatique du vaisseau qui l’avait mené juqu'ici. Il n'avait d'yeux que pour le chasseur TIE qui venait de frapper la barge avec un missile. Lequel était manœuvré d'une main de maître, se faufilant entre les tirs de Tibèr. Quelques secondes plus tard, l'appareil ennemi repiqua en direction de l'animal blessé qu'était Aurek. Sevirian ne se tournait pas les pouces et essayait tant bien que mal d'aligner sa cible avec un sérénité qui l'étonna lui même : celle d'un homme qui sent sa fin proche...

Il vît l'éclair indiquant le largage du missile, mais une masse métallique sortie de nulle part d'interposa entre l'arme et sa cible. Surpris, l'ancien officier impérial baissa des yeux perplexes sur l'écran des senseurs qu'il avait proche de la console de tir. Il releva, sept, puis neuf puis treize nouveaux contacts, et sa continuait ! Si les avaries étaient handicapantes pour Lantis, Tibèr ne le remarqua même pas. Absorbé qu'il était pas la situation à l’extérieur, une situation qui lui avait sauvé la vie... Puis tous les contacts qu'indiquait sa console de tir s'évanouirent comme ils étaient apparus, laissant l'écran vierge. Il comprit alors que la barge avait sauté en vitesse-lumière. Il releva les yeux de sa console pour jeter un coup d’œil dans le cockpit. Lantis n'avait rien, mais Wel gisait sur les commandes face à lui. Du sang coulait sur le sol.

- Bordel, jura le soldat en jaillissant de son fauteuil pour saisir un kit d'urgence tout en se précipitant sur le corps de Wel.
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 29 Août 2015, 23:37

Tibèr prodigua les premiers soins à son camarade, quand il eut finit, il se redressa. L'homme était toujours inconscient et ce qu'indiquait les instruments médicaux ne présageait rien de bon. Marmonnant un juron bien senti, Tibèr musela son inquiétude : il ne pouvait rien faire de plus à son niveau pour améliorer l'état de Wel, il allait falloir trouver un médecin plus compétent. Retrouvant sa logique froide, il laissa son esprit analyser le situation. Des prisonniers dans la soute, des barges qui apparaissent comme par magie, un "il" inconnu qui leur était venu en aide, la situation de Rhéa, la suite des opérations ; les choses à régler étaient légions... Le vétéran stormcommando s'approcha d'un moniteur sur lequel il pianota : il sélectionna le menu "sécurité", puis "surveillance télécommandée". Les caméras couvrait l'ensemble de la soute. Laquelle était éventrée, l'une des cellules de détention était aussi déserte que détruite. Ses occupants avaient dû être happés dans le vide avant que le champ de confinement n'intervienne. Ils en restaient trois d'intactes.

Tout en observant la soute via le moniteur, Tibèr s'adressa à Lantis :

- Fais-moi le point sur la situation.
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Avatar de l’utilisateur

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar L'Observateur » 30 Août 2015, 02:50

Naomie n'avait pas réagi immédiatement à l'explosion car elle était concentrée sur le pilotage. Ce n'était qu'une fois la pression retombée qu'elle avait quitté son siège de pilote pour rejoindre Tibèr, déjà penché sur Wel. L'état de leur camarade blessé n'augurait rien de bon. Il s'était violemment cogné le front dans la console... Pour l'instant, ils ne pouvaient qu'essuyer le sang qui avait coulé sur son visage, laver sa blessure et l'entourer de quelques bandages au bacta. Elle essayait de ne pas penser qu'elle était responsable mais son visage la trahissait...
Le Colonel s'approcha du tableau de bord et chercha les caméras du vaisseau. La soute avait subit de lourds dégâts durant l'attaque ; c'était peu de le dire, plusieurs prisonniers avaient été emportés avec leur cellule...

Il en restait encore cinq répartis entre les trois cellules restantes. Deux Humains, un Devaronien, une Cathar et un Rodien, tous vêtus de la même combinaison orange que portait encore Tibèr. L'incident leur avait fait une sacrée impression, surtout au Rodien qui était allongé par terre et frappait le sol du poing en criant dans sa langue natale. Le Devaronien regardait directement la caméra, blanc comme un linge, l'air de dire "Par pitié sortez-moi de là". Les autres étaient moins traumatisés mais ils ne sentaient certainement pas tirés d'affaire. D'ailleurs... Y avait-il quelqu'un à bord qui soit tiré d'affaire ? Mais d'abord, le soldat avait besoin de réponses...

- Au rapport, Colonel, répondit Lantis avec le salut de rigueur. Malgré les circonstances, elle les considérait tous les deux encore part de l'armée ; pourtant, elle avait sûrement déjà été accusée de trahison envers l'Empire elle aussi...

J'ai été réveillée au milieu de la nuit de votre arrestation par le Commandant Tenassie. Il m'a raconté ce qui vous est arrivé et m'a annoncé que vous alliez être exécuté. Le Commandant m'a ordonné de rester à disposition car il me recontacterait. Le lendemain, nous nous sommes retrouvés chez lui pour mettre au point un plan de sauvetage. Le Commandant avait été contacté plus tôt par un individu qui a refusé de s'identifier mais disait être un ami de la famille Fel et des soldats loyaux. Il a assuré que nous le rencontrerions après l'évasion. En attendant, il nous a demandé de l'appeler "Wedges".

Comme nous n'avions pas d'autre alternative, le Commandant et moi avons décidé de faire confiance à Wedges. C'est lui qui a recruté Rhea pour cette opération. Je regrette de ne pas pouvoir vous donner plus d'information sur cette femme, ou sur Wedges. Nous devons le retrouver près d'une station abandonnée en bordure de l'Espace Impérial, il nous fournira des informations et du matériel pour la suite.


Naomie salua de nouveau Tibèr et ajouta avec le plus de conviction possible :

- Nous allons laver votre nom, Colonel !

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 30 Août 2015, 09:39

Tibèr écouta attentivement le rapport de Lantis, laquelle continuait de l'appelait Colonel. Elle expliqua comment l'opération de sauvetage avait été préparée, avec l'appui d'un certain Wedge et bien sûr de Rhéa. Comme Tibèr s'en doutait, Naomie ne pouvait pas fournir d'avantage de renseignements. Le cerveau de l'opération ne tenait pas à prendre de risque inutile ! Quant aux prisonniers dans la soute, ils devaient sûrement vivre l'un des moments les plus angoissants de leurs existence. Le rodien piquait une crise de nerf dans sa cellule tandis qu'un Dévaronien semblait supplier la caméra, ou plutôt l'homme derrière la caméra, de le faire sortir. Sevirian grimaça intérieurement, il voyait au moins deux bonnes raisons de ne pas le faire et de les abattre sur le champ : Primo : un détenu ne l'était souvent pas par hasard, ces gens là pouvaient être dangereux, Secundo : si il les relâchait et qu'ils se faisaient épinglés par des impériaux, ils pourraient leur donner des renseignements utiles... Les trois derniers détenus, eux, semblaient plus calmes, que cela soient dû à un état de choc ou à un entrainement spécifique.

- Plus de Colonel, Naomie, ni rien qui puisse trahir notre identité. Trouvez moi des infos nos passagers, il y a surement un manifeste quelque part. Je vais aller leur parler.

Pour avoir servit des années dans une unité des forces spéciales, où il ne comptait plus les opérations clandestines auxquelles il avait prît part, Tibèr en connaissait long sur la clandestinité et la discrétion. Aucun stormcommando n'utilisait le nom, le prénom où ne serait ce que le grade de ses camarades. Chacun utilisait un nom de code, Tibèr avait également eut le sien mais l'utiliser était tout aussi exclu. Il avait atteint la porte de l'habitacle quand il se figea sur place. S’apprêtant à un exercice social qu'il ne maîtrisait que très peu, Tibèr se retourna pour regarder son interlocutrice :

- Ça vaut ce que ça vaut, mais je n'oublierai pas ce que vous avez fait aujourd'hui. Merci.

Les remerciements d'adressaient bien entendu à Wel comme à Lantis, mais seule cette dernière était en état de les entendre. Il laissa la pilote dans le cockpit et se rendit immédiatement dans la soute à prisonniers. Tous levèrent les yeux vers lui d'un air pitoyable. Tibèr savait ce qu'il en coûtait de baisser sa garde, aussi terrorisés qu'ils puissent être, le soldat resta sourd à leur désarroi. A l'heure actuelle, la pitié et l'empathie n'avait aucune prise sur lui.

- Chacun votre tour, vous allez me donner vos noms et le pourquoi de votre présence ici. On commence par vous, dit il en désignant le prisonnier humain adossé à la cloison.

C'était l'heure des présentations ...
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Avatar de l’utilisateur

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar L'Observateur » 30 Août 2015, 13:45

Lantis hocha la tête en silence quand Tibèr la remercia avant de sortir. Venant de lui, ça voulait dire quelque chose ! Elle le laissa sortir sans rien dire mais songea tristement à ce qu'impliquait ne plus utiliser leurs grades. Ils étaient officiellement des fugitifs. Elle jeta un œil à Tenassie, harnaché à son fauteuil faute de meilleur support, et retourner à son poste...
Pendant ce temps, l'ex-Colonel rendait une petite visite à leurs colocataires. En le voyant arriver, l'un des deux Humains et le Rodien se mirent à crier. Tibèr interrogea ce premier. Il avait l'arrière du crâne chauve et brûlé. Cette brûlure descendait le long du cou et continuait sur son épaule droite. Il devait avoir l'âge de Tibèr.

- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?, répondit-il avec un air provocateur... Sans savoir que ça pouvait faire la différence entre être jeté par le sas ou non. La voix de Lantis raisonna dans le compartiment via un haut-parleur :
- Xizial Tempera. Condamné à perpétuité pour une trentaine de meurtres dans tout l'Espace Impérial et pour des actes de pyromanie. Il a brûlé des gens vivants...

Apparemment, elle avait trouvé le manifeste dont parlait Tibèr. Le criminel éclata de rire et tourna ses deux pouces vers lui.

- Ouaip, c'est moi ! Xizial L'Crameur de Bescane ! Tu veux mon holo, ducon ?, dit-il avant de se retourner pour faire comprendre à son interrogateur qu'il n'avait plus rien à lui dire.

Ce fut le tour de sa voisine, la Cathar. Ses yeux de chat le fixèrent avec l'intensité d'un soleil brûlant. Elle plia ses bras et lui tourna le dos avec un grognement animal. Si elle n'avait pas des menottes magnétiques aux mains, et si elle n'était pas derrière un champ de force, elle aurait pu être dangereuse, malgré ses 1m70.

- Ilan-Dowl. Condamnée à mort pour avoir servi dans la Galkorporation. Elle a capturé plusieurs officiers Impériaux et les a vendus aux esclavagistes. Son exécution devait se tenir dans six mois.

La féline jeta un regard meurtrier vers la caméra mais resta silencieuse. Le prochain à passer sous le regard inquisiteur de Sevirian fut le Rodien. Il était toujours allongé et frappait le sol comme un forcené en psalmodiant des prières dans sa langue. Il mit quelques secondes à remarquer l'ex-Impérial...

- M-Moi ?, demanda-t-il en se relevant précipitamment. Il regarda à gauche, à droite, comme s'il pouvait y avoir erreur. Le prisonnier était excité comme une puce. Ses yeux globuleux tournaient comme des toupies, et le bout de son appendice nasal tressaillait. Jaaaaa, Ja, Jarik-Puo Dabb-Dabeltip. J'ai, euh, j'ai mangé des gens, mais c'était pas moi, je le jure ! C'est les voix !
- Jarik-Puo Dabeltip. Condamné à perpétuité. Il a plaidé la folie mais c'est du bluff. Il a tué et dévoré douze personnes...
- La-La ferme ! La ferme !, cria-t-il en levant le poing vers les hauts-parleurs. Il se retourna immédiatement vers Tibèr et s'inclina pour s’excuser. Elle ment, elle ment, faut pas l'écouter. Mais vous-vous me croyez, hein ?

Vint le tour du Devaronien, qui observait Sevirian en silence depuis son arrivée. Il hocha légèrement la tête et se présenta calmement.

- J'm'appelle Graup Vinaq. J'étais un chasseur de primes, l'meilleur. 'travaillé pour le Cartel, et puis la guerre est arrivée, expliqua-t-il en levant ses mains menottées pour saluer le soldat avec un sourire. Trente ans à l'ombre, dont vingt sur Kessel... Enfin, ça c'était avant votre arrivée. J'sais pas ce qui se passe mais on peut sûrement trouver un arrangement, pas vrai ? On en parlera tranquille, juste nous deux pendant le reste du voyage, ok ?

Il ricana et recula avant de s'adosser au mur où il croisa les bras en se murant dans le silence, pour l'instant en tout cas. Lantis se contenta de préciser qu'il avait été capturé sur Myrkr après la contre-attaque de 201. Ce fut alors la tour du deuxième Humain. Il n'avait pas encore atteint la quarantaine, avait les cheveux court et le teint pâle. Il regarda Tibèr de haut en bas avant de se conformer à ses demandes...

- Anon Daker. J'étais sur Nar Shaddaa en 200, quand j'approchais mes vingt ans. C'est là que la Galkorp' m'a remarqué, pour mes talents de hacker. Je ne savais pas trop dans quoi je m'engageais alors j'ai accepté d'intégrer leur groupe. J'ai été capturé quelques mois plus tard sur Dantooine, je faisais partie de l'équipe qui a essayé d'infiltrer la maison de la Sénatrice Dana Felt...
- Il a passé les dix sept dernières années entre les salles d'interrogation des SSI et la prison, précisa Lantis. Pourtant, les SSI ne donnent aucune raison à ces multiples transferts.
- C'est sûrement parce que j'ai aidé un Sith, suggéra l'homme en baissant les yeux. Ils ont essayé de m'arracher toutes les informations possibles, de force. Mais je ne savais rien, j'étais juste en poste sur Dantooine quand il est venu. De toute façon, vous avez pas eu besoin de moi pour trouver où se cachaient les Sith et les vaincre...

Si vous me permettez une question, monsieur. Que va-t-il nous arriver ? Ce vaisseau devait nous conduire sur Kessel, mais on s'est fait tirer dessus avant même de quitter Bastion. J'en conclus que vous n'êtes pas vraiment avec l'Empire. Et votre tenue de prisonnier renforce mon hypothèse...

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 30 Août 2015, 15:19

Le premier prisonnier s'appelait Xizial Tempera, un bon malade qu avait immolé plusieurs personnes, la seconde se nommait Ilan-Dowl. Elle ne valait pas mieux que l'autre raclure de Tempera, le troisième était un rodien, il était simplement fou. Ces trois là, Tibèr ne daigna pas leur accordait un mot. Les quatrième et cinquième en revanche...

- Enfin, ça c'était avant votre arrivée. J'sais pas ce qui se passe mais on peut sûrement trouver un arrangement, pas vrai ? On en parlera tranquille, juste nous deux pendant le reste du voyage, ok ?

- On verra, répondit Tibèr avant de se concentrer sur le dernier prisonnier.

- Anon Daker. J'étais sur Nar Shaddaa en 200, quand j'approchais mes vingt ans. C'est là que la Galkorp' m'a remarqué, pour mes talents de hacker... commença t'il.

- Il a passé les dix sept dernières années entre les salles d'interrogation des SSI et la prison, précisa Lantis. Pourtant, les SSI ne donnent aucune raison à ces multiples transferts.

- C'est sûrement parce que j'ai aidé un Sith, suggéra l'homme en baissant les yeux. Au moins avait-il la décence de ne pas en être fier, sauf si il était aussi bon acteur que hacker. Si vous me permettez une question, monsieur. Que va-t-il nous arriver ?

- Tu vas voir...

Dans un coffre d'armurerie, l'ancien officier tira deux paires de menottes en acier pour les mains, plus deux autres pour les chevilles. Il en jeta une de chaque au dévaronien et à l'ancien hacker sous l’œil perplexe des prisonniers. Si certains émirent des questions, Sevirian n'y réagit pas.

- Mettez ça, tout les deux.

Les liens métalliques entravaient les chevilles et poignets des deux prisonniers. Une fois que les deux prisonniers furent équipés, Tibèr vérifia qu'ils avaient bien mit leurs entraves puis les évacua vers un compartiment isolé entre le cockpit et la soute à prisonnier. Il les aligna contre un mur à distance raisonnable de lui. Après quoi il verrouilla et pressurisa la porte qui donnait à la soute.

- Coupe le champ de confinement dans la soute, dit il en s'adressant par comlink à Lantis.

Une fois le champ coupé, la brèche aspirera le reste de l'air dans la soute, asphyxiant les trois autres prisonniers...
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Avatar de l’utilisateur

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar L'Observateur » 31 Août 2015, 23:01

Les trois prisonniers qui n'avaient pas eu la présence d'esprit de répondre avec tact allaient amèrement regretter leur stupidité... pour les quelques secondes qu'il leur restait à vivre. Sans un mot, sans un avertissement, Tibèr scella leur destin en contactant Lantis par comlink. Celle-ci exécuta ses ordres sans discuter. La galaxie se porterait mieux sans eux. Ce n'était peut-être pas à l'ancien Impérial de les juger mais après tout lui aussi avait été victime d'un jugement injuste, et il était clairement innocent contrairement à ces trois sociopathes.

- J'aime ton style, Humain, dit calmement Graup avec un sourire qui s'étendait jusqu'aux lèvres. Les gens de son espèce semblaient perpétuellement amusés mais dans la situation actuelle cela lui donnait l'air d'un véritable démon. Tu ne regretteras pas de m'avoir épargné, ça je le promets. Un peu moins insensible à ce qui venait de se passer, Anon évita de croiser le regard de Tibèr mais le remercia quand même d'avoir pour sa clémence.

- ... Commandant, commença soudain Lantis en utilisant non pas le comlink mais l'intercom du vaisseau. Puisqu'il ne voulait plus être appelé Colonel, elle allait donc l'appeler par son nouveau titre de commandant de bord, bien que le bâtiment dont il avait la charge manquait quelque peu d'allure ! Wedges souhaite vous parler. Vous devriez remonter.

Les deux prisonniers épargnés regardèrent Tibèr, puis le Devaronien leva ses mains menottées.

- On ira nulle part, chef ! Pas vrai ?, dit-il en donnant un coup d'épaule à son compagnon d'infortune.
- En effet, murmura-t-il en guise de réponse.

De retour au cockpit, tandis que les prisonniers se "mettaient à l'aise" dans l'annexe des cellules, Tibèr fut accueilli par un hologramme-portait projeté depuis le tableau de bord. Le visage était méconnaissable, il changeait de forme toutes les secondes. Sauf si Wedges avait été piqué par le venin de la guêpe de Myrkr, Vespula Modulo, il utilisait probablement un filtre pour cacher son identité avec classe.

- Sevirian, je suis heureux de vous voir, annonça-t-il d'une voix vibrante qui changeait de tonalité à intervalles aléatoires. Excusez ces précautions mais nous allons collaborer pendant un certain temps et je préférerai que vos futurs "associés" n'apprennent pas mon identité. Je suis un ami de la famille impériale et ma loyauté est bien placée, comme la votre - contrairement à ce que vos détraqueurs voudraient faire croire. Je sais que vous êtes innocent. Vous avez été victime d'un complot imaginé par une faction au sein-même de l'Empire. Je les soupçonne d'être responsables de divers incidents survenus au cours de cette année. Qui ils sont, pourquoi font-ils cela, ces questions sont encore sans réponse. Tibèr Sevirian, acceptez-vous de trouver ces réponses et laver votre honneur... Pour l'Empire légitime ?

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 01 Septembre 2015, 10:11

Les trois autres passagers étaient morts, une bonne chose de faite ! Le rodien était fou, si bien qu'il était hors de question pour Sevirian de le laisser vivre le temps qu'il fasse quelque chose de dingue ou d'inconsidéré. Tempera était un psychopathe, un individu un petit peu trop difficile à contrôler. Quant a la Cathar, elle semblait tout aussi tarée. Un risque que Tibèr ne voulait pas prendre. Graup réagit à l’exécution de sang froid de ses anciens colocataires avec un certain détachement, assurant Tibèr qu'il ne regretterait pas de l'avoir épargné. Sa survie était toujours sujette à caution aux yeux de l'impérial, le dévaronien était chasseur de prime après tout...

Anon, pour sa part, n'osa pas regarder Tibèr dans les yeux. De tous les détenus qu'avait trouvé l'impérial, c'était celui qui avait le profil le plus intéressant. Un hacker lui serait bien utile pour ce qu'il avait prévu pour la suite.

- Commandant, Wedges souhaite vous parler. Vous devriez remonter.

Tibèr fixait toujours les deux prisonniers, lesquels lui assurèrent qu'ils ne bougeraient pas. Ils avaient intérêt à s'y tenir, l'élimination des trois autres prisonniers était là pour le leur rappeler. Il quitta la pièce, verrouillant la porte derrière lui, pour retourner au cockpit. Le commandant de bord demanda à Lantis de surveiller les deux prisonniers rescapés, via les caméra.

Sur l'holoprojecteur était représentée une silhouette changeante, qui rendait impossible toute identification, ce dont s'excusa le responsable. Sa prudence pouvait se comprendre. Il se présentait comme un homme loyal a l'Empire et directement affilié au Fel. Il semblait en outre convaincu de l'innocence de Tibèr. Il renseigna l'ex-Colonel de la présence d'une faction dissidente bien développée au sein de l'Empire et responsable de plusieurs incidents de gravité diverse. Vint ensuite la question décisive :

- Acceptez-vous de trouver ces réponses et laver votre honneur... Pour l'Empire légitime ?

Les salauds qui étaient derrière tout ça avait tenté de l'abattre et de salir son Honneur. Ces fumiers feront bien plus que répondre à la justice si Tibèr avait son mot à dire... Ce qui le dérangeait était de ne pas savoir à qui il devait ces renseignements, mais cette homme était aussi celui à l'origine de son évasion. Sevirian lui accorda le bénéfice du doute :

- J'accepte. répondit Sevirian, qui comme d'habitude, ne se rependait pas en paroles inutiles. Quelle est la suite du programme ?

Tibèr allait devoir aussi s'équiper, lui, Wel et Lantis. Il allait devoir trouver un médecin pour Wel, il fallait aussi se débarrasser de cette barge de prisonniers et trouver un endroit pour mettre au point les prochaines actions...
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Avatar de l’utilisateur

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar L'Observateur » 01 Septembre 2015, 16:05

Sevirian ne douta pas un instant de la sincérité de Wedges. Il lui avait sauvé la vie et lui offrait les moyens de se venger. Lorsqu'il accepta l'offre, le visage holographique parut sourire un instant, mais c'était peut-être l'imagination des deux Impériaux en cavale. Allant droit au but, le soldat demanda quelle était la prochaine étape...

- Pressé, hein ? Moi aussi. Votre vaisseau vous attend au point de rendez vous dont j'ai donné les coordonnées à Lantis. L'équipage n'attend plus que vous et vous considérera comme le commandant de bord. À propos, connaissez-vous le protocole Thesh ?

Tout soldat de l'âge de Tibèr en avait entendu parler au moins une fois. C'était une légende urbaine qui remontait à la création du Triumvirat, en 138 : une organisation dévouée à protéger les intérêts des membres du Triumvirat de l'époque, l'Empire et la République. Ce n'était ni une alliance entre les SSI et le SIS mais bien une branche à part qui, soit-disant, ne répondait qu'au Chancelier ou à l'Empereur. Les hommes du protocole Thesh ne pouvaient être affiliés à aucune des deux factions ; si l'un d'entre eux était capturé, il était impossible de l'identifier ou de savoir quelle était son allégeance.

- Félicitations commandant, vous venez d'être promu à un poste qui officiellement n'existe pas. Vos hommes sont les ingénieurs, techniciens et officiers de pont les plus compétents qui soient, vous avez ma parole. Après la chute de la République Héritière, le Conglomérat Impérial a hérité du protocole Thesh, mais certains membres de l'équipage actuel étaient affiliés à l'ancienne République. Ils vous seront tout de même loyaux, je vous le garantis. Après tout... L'Ex-Empereur lui-même vous a désigné comme le commandant de leur nouvelle affectation.

Mais, aussi compétents soient ces hommes et femmes, ils ne suffiront pas pour votre mission. Détruire la faction anti-Fel demandera des ressources importantes et je m'engage à les fournir. Vous allez monter sur pied la meilleure équipe possible. J'ai réuni une liste d'individus qui correspondent aux profils que nous recherchons. D'anciens Impériaux ou Républicains, et même quelques mercenaires à qui l'on peut faire confiance pour un travail bien fait. C'est vous qui aurez le dernier mot, bien sûr : si l'un d'entre eux ne vous plaît, rien ne vous oblige à le recruter.

Par ailleurs, je cherche actuellement à contacter la Main de l'Empereur. Je pense que vous apprécierez sa collaboration ; de plus, cela vous rendra peut-être moins méfiant sur moi. Et je veux vous veux à 100% pour votre mission, je serai donc plus confiant si je sais que vous n'avez pas à craindre que je vous élimine après que vous ayez rempli votre utilité !

Une fois la station de rendez-vous atteinte, montez à bord directement et abandonnez la barge. Si vous y laissez les prisonniers, programmez la balise de détresse pour s'activer après 24h, et sinon, transférez-les dans le nouveau vaisseau. Vous pourrez faire cap sur l'une des planètes où se trouvent vos futurs alliés dès que vous aurez rencontré l'équipage ! Pendant ce temps, je vais continuer mon enquête sur les anti-Fel. Votre évasion a été leur première négligence et elle m'aidera à remonter jusqu'à eux. Montez votre équipe et préparez-vous ; nous passerons à l'acte dès que nous saurons où frapper.

Re: En temps de paix, personne n'aime les héros de guerre

Messagepar Tibèr Sevirian (Le Bourreau) » 01 Septembre 2015, 18:29

- Pressé, hein ?

T'imagines pas..., songea Tibèr alors que l'inconnu lui confiait avoir préparé un navire et un équipage au complet pour lui. Il lui parlait aussi du protocole Thesh. Une organisation née en 138 ap.B.Y en collaboration entre l'Empire et la République Héritière. Une entité si secrète qu'elle restait un mythe aux yeux de la majorité des militaires. Qu'il est compliqué de combattre quelque chose dont on remet en cause jusqu'a l'existence...

Alors qu'il apprenait sa nomination dans cette unité et que Wedges se portait garant de la loyauté, une phrase attira quelque peu l'attention de Sevirian : Après tout... L'Ex-Empereur lui-même vous a désigné comme le commandant de leur nouvelle affectation.

C'était une chose logique si l'on considérait le cercle très fermé de personne auxquelles rendait compte le protocole Thesh. Peut être même était-ce l'Empereur lui même derrière cet hologramme... Alors que l'homme mystère abordait la composition d'une équipe, un écran holographique s'alluma, révélant les-dits profils. Tibèr laissa son attention fixée dessus pendant de longue secondes avant de revenir à l'Hologramme.

- Par ailleurs, je cherche actuellement à contacter la Main de l'Empereur.

Sevirian resta un instant étonné, même si il n'en montra rien. Comploter était une seconde nature chez la plupart des Moffs, pas tous mais c'était vrai pour une bonne part d'entre eux. D'Ordinaire, une surveillance des SSI sur les Moffs douteux et des mises en gardes de l'Empereur suffisaient à les faire rentrer dans le rang pour un temps. L'Emploi d'une Main indiquait que celui dont il avait fais les frais était bien plus grave et dangereux qu’habituellement. L'Homme poursuivait son exposé et la marche a suivre pour rejoindre l’appareil.

- Vous pourrez faire cap sur l'une des planètes où se trouvent vos futurs alliés dès que vous aurez rencontré l'équipage ! Pendant ce temps, je vais continuer mon enquête sur les anti-Fel. Votre évasion a été leur première négligence et elle m'aidera à remonter jusqu'à eux. Montez votre équipe et préparez-vous ; nous passerons à l'acte dès que nous saurons où frapper.

L'Holoprojection s’arrêta brutalement après la dernière phrase. Tibèr resta un instant sans bouger, assimilant les informations qu'on venait de lui transmettre. Ne pas savoir qui était réellement ce Wedges n'avait rien de rassurant. Mais Sevirian savait qu'il n'avait rien a craindre de lui pour le moment : pourquoi le soustraire à la peine de mort si c'était pour l'abattre juste après ? Il ordonna à Lantis de tracer un cap pour la station où était stationné le vaisseau. Il mentirait en prétendant ne pas être curieux sur l'appareil en question...

Il retourna vers l'arrière du cockpit, vérifia les constantes de Wel une nouvelle fois. Elle n'avait pas empiré, mais l'expertise d'un médecin était toujours nécessaire. L'Ancien officier de l'Empire reporta son attention sur un panneau mural qui présentait la vue de la caméra sur la salle où était enfermés les deux prisonniers qui n'avait pour l'heure, toujours pas bougé. Il activa le son afin d'entendre les éventuelles discussions des deux hommes avant de s'installer sur la console de tir où il avait œuvrait quelques instant plus tôt et se concentra sur le datapad qu'il avait dans les mains ; lequel indiquait les profils des recrues à trouver...
Aspects : Ancien commando impérial En perdition morale Humain D'une loyauté absolue Froid et calculateur Soldat très expérimenté

Image

Avatar de l’utilisateur

Revenir vers « Casino Impérial Le Fel »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité