Vas-y, chérie, fais-moi peur !

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Messagepar Tyulussë Norno (L'Ombre) » 30 Août 2016, 16:35

Ruusan – Fin 214 Après Yavin IV



*

Tyulussë est alors âgée de vingt-deux ans.



Pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?! Non seulement elle était nulle et refusait absolument de se prêter à l’exercice, quoi qu’elle dise mais en plus pourquoi il fallait que ce soit elle ? Cette petite garce mal emplumée trop douée pour ne pas avoir déjà été saignée comme un petit gizka chouineur qu’elle était. Et le fait qu’elle l’avait battu par deux fois durant ces putains de courses avaient tout à voir avec sa colère !

« Mais, ma Dame, pourquoi ? Cette petite ratée n’en vaut pas la peine ! Je perds mon temps à essayer de lui enseigner quoi que ce soit ! Et pourquoi moi ? J’ne peux pas vous servir autrement, demandez-moi n’importe quoi ! Je vais…

– ASSEZ ! »

Il y avait longtemps que Tyulussë n’avait pas reçu telle décharge. Sans hyperbole, ses pieds quittèrent le sol tandis qu’elle commençait à virevolter pour finir son voyage en s’écrasant mollement contre le mur d’en face.

« Son Maître et moi avons un accord, et tes caprices n’ont pas à le compromettre ! Je pourrais te tuer Tyulussë, t’écraser de milles manières, te ranimer et te tuer encore ! Tu es à moi, à moi ! Tu l’as juré, tu t’es offerte, et ta volonté est devenue la mienne ! Je me moque de ce que tu peux en penser, je me moque que tu puisses haïr cette petite, tu vas l’éduquer, lui apprendre ce que tu sais faire et tu vas le faire : MAINTENANT ! »

Le pouvoir de sa Dame parcourut une nouvelle fois son corps encore fumant. Cette dernière n’attendit pas de réponse, elle savait qu’elle serait obéie. Lorsqu’elle quitta la chambre de son Apprentie, celle-ci était encore parcourue de spasmes et de convulsions. La douleur disparue, la jeune rebelle put enfin se relever, pestant et rageant, maugréant et vociférant, la colère se mêlant à la rage tandis que la fureur télescopait l’ire.

« MMMMMEERRRRDDDDEEEEEE ! »

Le mobilier vola, dans tous les sens, encore. Lorsqu’elle sortit à son tour de sa chambre, elle aurait été bien en peine de dire combien de temps elle avait perdu à se calmer. Avec un peu de sacch’, tout avait été mieux. Tout allait encore mieux. Enjouée à l’idée de ce qu’elle allait faire subir à son élève, la Sith s’aventura dans les couloirs en chantonnant et en riant, faisant fi des quelques idiots qui rasaient les murs en la voyant dans cet état.

Lorsqu’enfin elle atteignit le lieu de rendez-vous, Tyulussë était remontée comme une pendule, prête à faire exploser les aiguilles en faisant surgir le coucou de sa maisonnée.

« Alors, chérie, prête à encaisser la leçon aujourd’hui ? »

Lorsqu’elle la vit, avec sa petite gueule de première de promo’ et dans toute la genèse de sa féminité, la chlorophylle de Tyulussë ne fit qu’un tour ; elle eut soudainement l’envie de la faire pleurer.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 30 Août 2016, 20:24



Asuka est alors âgée de seize ans.



Pourquoi ? Pourquoi ?? Pourquoi ?! Non seulement on lui enseignait une chose qu'elle avait en horreur, mais en plus, pourquoi fallait-il que ce soit elle qui lui donne ce cours ?? Une femme si horrible, si exécrable, qui se complaisait à admirer les tourments qu'elle faisait subir aux autres ! L'Ordre avait-il réellement besoin de personnes comme elle ??

- Ce qu'elle t'apprendra pourra te servir, lui avait dit sa maîtresse, Darth Zolehuganneeh, mystérieuse et évasive comme à son habitude.
- Je ne veux pas apprendre ce genre de choses !

Sa maîtresse l'avait saisie à la gorge, la soulevant de terre.

- Tu n'as pas le choix, avait-elle répondu avec un calme qui démentait la pression qu'elle exerçait sur la gorge de la jeune fille. L'Ordre a besoin que tu passes par là, si tu veux le servir correctement.

Elle l'avait libérée, reculant de quelque pas alors qu'Asuka peinait à retrouver son souffle.

- Est-ce toujours ta volonté ? demandait Zolehuganneeh, impérieuse.
- O-oui, ça l'est ! avait répondu Asuka avec toute la force qu'elle pouvait entre deux halètements.

Elle ne pouvait abandonner la Voie de son père ! Elle lutterait, lui ferait honneur, et trouverait sa rédemption par ce moyen !

"Pauvre sotte... Le désespoir te viendra bien assez vite avec celle-là. Peut-être alors, tomberas-tu réellement du Côté Obscur."

Asuka s'était faite une raison. Si apprendre cela était nécessaire pour trouver le pardon de son père, alors elle le ferait !
La toute jeune fille avait donc attendu la leçon en position de méditation, essayant tant bien que mal d'essayer de calmer la colère et le dégoût que lui inspiraient cette Sith.

« Alors, chérie, prête à encaisser la leçon aujourd’hui ? »

Asuka ouvrit les yeux sur une femme au crâne rasé, dont la simple allure pouvait terrifier les plus jeunes des Acolytes. Comme elle, la femme n'était qu'une Apprentie Sith, pourtant il émanait d'elle une aura qui mettait Asuka mal à l'aise.
Pourquoi fallait-il en plus qu'elle s'acharne sur Asuka ?

"Je ne lui ai rien fait ! Juste la battre aux courses... Deux fois..."

La Zelosian - c'était sa maîtresse qui lui avait dit l'espèce de cette femme, après qu'Asuka ait remarqué les drôles d'iris qu'elle avait - était une adversaire impitoyable, douée et Asuka aimait l'avoir comme concurrente. C'était à ses yeux un moyen de s'améliorer au pilotage, elle voyait toujours la course comme une compétition pour améliorer les talents des Sith.
Et la femme était la seule concurrente valable ici.
Mais les Sith avaient toujours été élevé dans une compétition mortelle. Si Asuka s'efforçait de ne pas voir tout un chacun comme un adversaire mais plutôt comme un rouage de l'Ordre, elle était sans doute la seule à voir cela ainsi.
Ce n'était sûrement pas la façon dont la Zelosian la voyait en tout cas !
Malgré les sentiments qui l'assaillaient, Asuka essaya de rester calme, fidèle à la résolution qu'elle venait de prendre.

- Je suis prête à débuter. Elle déglutit, mal à l'aise. Je vais essayer ... de ne pas vous décevoir, dit-elle, répugnant malgré tout déjà à la tâche.

Elle se leva et s'inclina devant la femme, brièvement malgré tout. Elle n'arrivait pas à se défaire de son dégoût, mais elle devait le faire !
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Tyulussë Norno (L'Ombre) » 31 Août 2016, 15:16

Il fallait la voir s’incliner, le mépris incrusté pourtant au coin des lèvres. Seize ans… seize ans… Qu’est-ce que ses seize ans avaient été… Mouvementés ? Oui, c’était le terme. C’était tentant, tiens, de reproduire la chose, de faire sauter les verrous que sa petite gueule d’ange affirmait bien fermés. Mais… Même en plein trip le souvenir de sa Dame le lui interdisant était encore douloureusement présent. Pourtant, ça lui ferait tellement de bien ! C’est comme cela que l’on forge un caractère ! Mais apparemment, le Maître de la petite peluche ne partageait pas cet avis. Il devait tout de même y avoir moyen de jouer, non ?

Avant que la jeune fille ne se soit totalement redressée, Tyulussë avait déjà saisi son visage dans ses mains, doucement, et avait déposé un baiser plein de rouge à lèvres sur le bout de son nez.

« Ne t’inquiètes pas mon bébé, ce n’est pas moi que tu déçois le plus. »

Abandonnant là son élève, Tyulussë partit dans un grand éclat de rire, s’enfonça dans la salle d’entraînement et refermant aussitôt la porte derrière elle, forçant la petite à l’ouvrir à nouveau lorsqu’elle se déciderait à bouger.

Tyulussë bondit pour aller se perdre dans les mécaniques mobiles du plafond de la salle d’entraînement. Elle bondissait de câble en poutre, de poutre en câble, comme un chat qui aurait aperçu une mouche se promener là où elle n’avait pas à être. Ayant finalement rejoint le centre de la pièce, elle attendait, en position stratégique du cochon pendu, observant l’entrée de sa petite qui n’avait toujours pas osé passer le pas de la porte.

« Allez mon p’tit chat, entre ! On va bien s’amuser, c’est promis ! »

Elle se balançait là, impatiente de pouvoir faire connaître à l’Apprenti son point de vue sur la vie. Enthousiaste, Tyulussë se mit à siffler, un air guilleret, frais, qu’elle avait autrefois entendu dans les jardins d’un Temple si lointain aujourd’hui. Le temps que la petite entrât, son professeur claqua des doigts, simple mise en scène pour elle-même alors qu’elle usait de la Force sur un interrupteur. Une trappe s’ouvrit et un ascenseur s’actionna pour faire apparaître un esclave, lourdement armée d’une épée en bois – Tyulussë avait trouvé ce détail assez drôle.

« Allez, mon p’tit Sucre, tout le monde s’impatiente… Tu entres et tu me montres si tu as bossé tes leçons, tu veux ? Et attention, si tu n'as pas été studieuse, je vais être obligé de te mettre la fessée ! »

L'esclave en contrebas aperçut Tyulussë, pendue là-haut, riant aux éclats. Déjà fort peu rassuré, il partit en courant à l'opposé de la seule porte qu'il avait pu identifiée, celle dont Asuka allait surgir, pointant son épée dans cette direction comme si elle allait lui être de la moindre utilité.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 01 Septembre 2016, 21:27

Asuka s'attendait à tout de la part de cette femme, mais certainement pas d'un baiser sur le nez. Sur le coup, elle recula hébétée.

« Ne t’inquiètes pas mon bébé, ce n’est pas moi que tu déçois le plus. »
"Hein ?"

Avait-elle entendu parler de son père ? Elle n'avait abordé le sujet avec personne ! Pas même sa maîtresse ! Mais la Sith partait déjà, avant qu'Asuka n'ait pu ne serait-ce que penser à une phrase pour la questionner.
Elle ne suivit pas immédiatement son professeur. Son changement d'attitude laissait Asuka perplexe. Qu'allait-il bien pouvoir lui tomber sur la tête cette fois ? Elle n'avait aucune confiance en elle, pas après tout ce qu'elle l'avait vu faire ! Elle prenait plaisir à ses séances de torture, ce n'était pas une simple étape de son apprentissage pour cette femme.
Finalement elle ouvrit la porte, décidant de poursuivre son entrainement. Elle venait de prendre une résolution, pouvait-elle l'abandonner un instant après ?
La première chose qui la frappa ne fut pas le fatras de poutres et câbles en tout genre qui traversaient la salle, mais l'air que sifflotait la femme. Un air que son père lui avait déjà fait entendre.
Se pouvait-il qu'elle connaisse son père ? Elle ?

« Allez, mon p’tit Sucre, tout le monde s’impatiente… Tu entres et tu me montres si tu as bossé tes leçons, tu veux ? Et attention, si tu n'as pas été studieuse, je vais être obligé de te mettre la fessée ! »

Non mais non ! Pas elle !
A sa droite, Asuka aperçut un pauvre homme armé d'une simple bâton en bois. Quoique non. En y regardant de plus près, c'était une épée... Il tremblait déjà de peur. Y avait-il la moindre utilité à créer une vision d'horreur sur une telle personne ?
Asuka vit la prise de l'homme sur son arme se resserrer. Il semblait soudainement être moins terrifié. Était-ce en la voyant, frêle jeune fille qui avait l'air d'un ange au milieu de tous ces Sith terrifiants ?

- Utilise cela à ton avantage, lui avait dit son maître. Ils ne s'attendront pas à avoir une Guerrière Sith en face d'eux. Surtout les hommes. Séduis-les. Bien que tu sois encore un peu trop jeune pour les intéresser, avait-elle ajouté avec un mépris qu'Asuka n'avait pas perçu. Et lorsque tu révèleras ta vraie nature, tu n'en seras que plus terrifiante à leurs yeux...

Sa maitresse elle aussi lui avait enseignée à se faufiler à travers l'esprit de sa cible, mais par les paroles, l'attitude. Pas ces visions qui détruisaient la personne...

"Je dois le faire..." se força Asuka. "Je veux être utile à l'Ordre !"

Jet de dé [Affinité à la Force] : Vision [Chance de succès : 80%]

7 () + 14 (Affinité à la Force) = 21, opposé à 18 (Difficulté) = Succès
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 01 Septembre 2016, 21:37

Asuka projeta l'homme contre un mur avant toute chose. Elle n'était pas suffisamment expérimentée pour faire surgir dans l'esprit de cet homme une vision d'horreur s'il décidait de lui sauter dessus.
En se concentrant sur l'homme, elle finit par déceler une faille. En un instant, le corps de sa femme et de son fils lui apparurent, gisants à ses côtés.
Asuka ne put supporter de regarder cela. Elle ferma les yeux en détournant le regard, entendant les suppliques et les cris de l'homme désespéré. Son propre corps tremblait, et elle sentait l'esprit de l'homme dériver vers la folie, un homme qui avait déjà été affaibli par les tourments qu'on avait dû lui infliger durant son incarcération.
Elle se décida à agir.
Son sabre laser décrivit un arc mortel dans les airs, et le silence put revenir. Honteuse, elle gardait les yeux au sol, un renflement de colère naissant en elle. Dirigé vers son professeur.

"Elle ne fait que m'enseigner, ce n'est pas sa faute ! C'est moi qui ai fait ça !" se corrigea Asuka.

Mais dans ce cas, vers qui diriger cette colère ?
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Tyulussë Norno (L'Ombre) » 02 Septembre 2016, 11:47

Toujours perdue dans le chaos des structures du plafond, Tyulussë ne manquait pas un instant des prouesses de son élève qui n’eurent pour effet chez elle que de la faire bailler. Lorsqu’elle n’était pas elle-même responsable de l’anarchie, les choses lui semblaient si… éloignées ? Ou du moins encore plus absurdes qu’elles ne l’étaient une fois à l’intérieur. C’est difficile de ne pas se trouver songeur lorsque l’on n’est pas soi-même en train de dérouiller du blaireau.

La petite poupée de céramique finit par se décider à utiliser son pouvoir, d’abord pour sonner un peu sa victime contre un mur, et… Par la Grâce du Côté Obscur ! Elle parvenait à terrifier un sac à merde déjà prêt à s’uriner dessus ! Que de puissance, que d’étalage de sa propre férocité, quelles hanches ! Que…

Tyulussë, juchée à l’extrémité d’une poutre, les jambes se balançant dans le vide au-dessus des deux belligérants, laissa échapper un grand rire absolument fou avant d’applaudir frénétiquement.

« OOohh mon Poussin ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? C'est que tu deviens une vraie vilaine ! Il ne te plaisait pas celui-là ? Voilà que tu le tues sans qu’on ne te demande rien… Ou alors… C’est que tu préfères jouer avec moi, mon p’tit Chat ? »

Nouveau rire dément.

« Bon, je t’en rends un nouveau mais promets-moi d’en prendre soin ! Nos Dames nous ont dit de faire attention cette fois, que le recyclage n’est possible que lorsque l’on ne leur coupe pas la tête ! »

Descendant de sa poutre jusqu’au sol lestement, Tyulussë récupéra la tête du cadavre qu’elle agita devant Asuka en riant avant de la bazarder dans une énorme évacuation qu’elle avait fait surgir du mur avec la Force.

« Allez chérie, jette-moi ton jouet et c’est reparti. Cette fois, fais-moi plaisir, contente-toi d’exciter son angoisse et arrête de créer la peur pour lui. Tu n’as pas besoin de savoir ce qui le terrorise, son esprit le trouvera seul. Excite son angoisse autant que tu excites mon œstrogène, petit cœur ! »

Et voilà que Tyulussë disparaissait à nouveau dans l’architecture complexe de la salle, Asuka ne pouvait plus entendre que les échos de ses pas et l’éclat de son rire. Une lumière indiqua bientôt qu’une nouvelle trappe avait été ouverte, qu’un nouveau cobaye avait été libéré, cette fois, un blaster paralysant au poing.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 02 Septembre 2016, 18:15

Une terrible envie de vomir la prenait. Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait dans sa formation, mais chaque fois elle avait peur de ne pas être assez forte, ou de ne pas être faite pour la Voie des Sith. Ce qui, à vrai dire, revenait strictement au même. Mais chaque fois, elle repensait à son père et cela lui donnait le courage de continuer.
Elle s'efforça d'écarter de ses pensées ce pauvre esclave, puis la jeune fille releva la tête et se concentra sur les paroles de son professeur.

"Exciter son angoisse ?" se répéta-t-elle mentalement.

Elle ne faisait pas attention à l'attitude hystérique de la femme. Il n'y avait pas eu une leçon sans qu'elle ne cesse de se comporter bizarrement. Un instant elle semblait haïr Asuka, et l'instant d'après elle lui disait des mots d'amour. A ne plus rien y comprendre !
Mais bizarrement, Asuka préférait quand la Sith la haïssait. Au moins savait-elle comment gérer cela, alors que sinon, elle se sentait juste incroyablement mal à l'aise sans savoir comment réagir.
Toutefois, certaines des paroles de "crâne rasé" faisait sens dans son esprit. Si elle se concentrait pour seulement l'incapaciter au combat - en le poussant à fuir par exemple, et non pas en le détruisant -, elle-même se sentirait mieux.
A sa gauche, un nouveau cobaye sortit des entrailles du terrain, cette fois armé d'une arme paralysante.

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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 03 Septembre 2016, 16:56

Cette fois, Asuka était prête.
L'esclave se mit à hurler en regardant son arme, comme si elle allait le dévorer. Il la jeta alors aussi loin que possible de lui. L'homme sembla soulagé, mais seulement un court instant. Il réalisait qu'il se trouvait maintenant sans défense devant une Sith.
Une Sith encore jeune, frêle, et qui n'avait rien à voir avec ceux qu'il avait pu croiser. Il retrouva vite sa confiance, et commença à avancer prudemment vers la jeune fille, le regard fixe et prêt à tout pour défendre sa vie.
Il avançait doucement. De plus en plus en fait. Plus il s'approchait de la jeune fille, plus son cœur battait la chamade. N'était-il pas en train de faire une erreur ?
Il finit par s'arrêter totalement, son coeur battant la chamade comme s'il avait fait un marathon. Et alors, une vision d'horreur apparût devant lui.

- Qu'est-ce qu- non ! Nooon !

Il reculait maintenant, son regard fixé sur Asuka comme s'il voyait le diable en personne. Terrifié, il ne regardait pas derrière lui, mais dès qu'il arriva à un coin, il se mit à courir à toutes jambes en hurlant.

"Je devrai peut-être la remercier. C'est grâce à ses conseils que j'ai pu faire ça", se dit Asuka satisfaite. "C'est à cela qu'elle voulait m'amener ?"

Elle commençait à comprendre le truc. Peut-être ce pouvoir n'était-il pas si inutile après tout, elle devait simplement apprendre à le doser.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Tyulussë Norno (L'Ombre) » 03 Septembre 2016, 20:12

« Un, deux, trois, trois gizka,
Trois vilains petits fripons
Cette nuit, sans un bruit,
Sont entrés dans ma maison… »


Tyulussë se mit à rire à nouveau, se balançant désormais parmi les câblages dans les plafonds. Elle repensait à cette comptine. Où l’avait-elle entendu ? L’enfant. Oui ! Cette petite fille…

« Sont entrés dans la cuisine,
Ont renversé la farine !
Ils sont roulés dedans,
Et sont ressortis tout blanc ! »


Elle la chantait. L’autre jour. Quand ? Brentaal IV. Les souvenirs revenaient, malgré tout. Elle avait beau les avoir enfouis sous des montagnes de poudre, ils avaient réussi à s’incruster. Elle se mit à rire de nouveau, malgré son mascara qui coulait, il fallait qu’elle rît. Si elle n’en riait pas, tout s’arrêtait.

« Alors mon Amour, tu en es où ? »

Se balançant toujours plus fort, Tyulussë se renversa, finissant à nouveau la tête à l’envers, les jambes retenue au câble par l’envers des genoux. S’aiguillant avec les hurlements, elle constata la course effrénée du cobaye. Pourquoi courait-il, il ne fallait pas qu’il court ! Tétaniser, avait-elle seulement compris ? Quelle petite idiote ! Il fallait la voir ! Fière d’elle en plus ! Elle n’comprenait rien ! rien ! rien ! Mais elle était contente !

« Hey ! Ma p’tite puterelle peccamineuse ! Tu vas lui courir après jusqu’à ce qu’il ne soit épuisé ou bien tu vas te décider à te sortir les doigts de ton anus délicat où tu continues à te dire que, décidément, faire des efforts ce n’est pas pour toi ? Je ne veux plus qu’il bouge ! C’est clair ?! TU LUI EXCITES L’ANGOISSE JUSQU’A CE QU’IL TOMBE PAR TERRE EN PLEURANT OU LA PROCHAINE A Y PASSER C’EST TOI ! »

Tyulussë sauta de son cordage pour aller à nouveau se perdre dans les méandres du plafond, histoire d’être au plus proche de la scène sans pouvoir être aperçu de son élève. Elle se mit à nouveau à rire alors que son hurlement venait tout juste de mourir dans les échos.

« C’est ta dernière chance mon Adorée… Applique-toi. »

Susurra-t-elle en sorte que la réverbération vint lui glisser les mots à l’oreille sans qu’elle puisse savoir d’où cela venait.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 10 Septembre 2016, 16:51

Asuka pensait avoir réussi. Pas son professeur apparemment.
Et devoir refaire cet exercice, même en se disant que c'était nécessaire, la répugnait. Elle se savait maintenant capable de contrôler la peur qu'elle insinuait chez les gens, mais cela ne rendait pas l'exercice agréable pour autant.
Une nouvelle fois, un esclave apparut devant elle, avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit pour protester. L'homme tenait un blaster et s'y agrippait comme s'il tenait sa vie elle-même dans ses mains.
Mais il n'avait pas tout à fait tort.

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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 10 Septembre 2016, 17:17

Alors qu'il apercevait au loin Asuka, cette dernière disparut derrière d'innombrables individus encapuchonnés de noir, qui marchaient à l'unisson vers lui d'un pas calme et assuré. Conquérant. Sans peur.
L'homme tira une fois. En vain. Son tir n'avait pas fait mouche. Il tenta sa chance une seconde fois. Puis une autre.
En désespoir de cause, il se retourna, prêt à courir pour sa vie, et la défendre aussi longtemps qu'il pourrait ! Il devait bien y avoir une sortie dans ce dédale de fer !
Il s'arrêta dans son élan, gémissant. La voie était totalement bouchée. Les mêmes individus encapuchonnés l'entouraient, lui coupaient toute retraite. Avec le désespoir d'un homme qui se sait perdu, il tira sans retenue dans le tas, mais ses tirs furent tous déviés dans une ombre informe. L'esclave tremblait désormais, hurlait des suppliques pour qu'on lui laisse la vie sauve, tandis que la foule se dirigeait vers lui, le cercle autour de lui se rapetissant à vue d’œil.

- Pitié !!! cria-t-il une dernière fois en s'accroupissant, mains sur la tête dans un vain espoir de se protéger.

Mais le coup qu'il attendait ne vint jamais.

- Ça va aller. C'est fini maintenant, entendit-il une voix qui lui parut étonnamment douce et vibrante d'espoir.

Lorsque finalement il eut le courage de relever la tête, il put voir que tous les individus menaçants avaient disparus sans laisser de trace. En lieu et place se trouvait la toute jeune fille à la chevelure rousse, qui se tenait penchée vers lui, les mains sur les genoux. Ses yeux verts le regardaient avec une telle impression de sincère compassion qu'il fondit en larmes sans pouvoir se contrôler.
De son côté, Asuka le regardait, gênée. Pas par le comportement de l'homme, mais par ce qu'elle lui avait fait subir. Si à l'avenir elle réutilisait ce pouvoir, elle veillerait à faire en sorte que cela en vaille le coup.
L'homme avait été tétanisé, comme demandé. Il s'était accroupi, immobilisé, comme demandé. N'était-ce pas ce que voulait cette femme ? Dès lors, elle avait décidé d'arrêter. Objectif atteint, ça suffisait, pas besoin de torturer davantage ce pauvre homme.
Son professeur verrait sans doute cela comme un gâchis. Pour une femme qui aimait torturer de cette manière, c'était comme couper l'holo-vidéo au meilleur moment. Mais peu importait à Asuka. La jeune Sith avait fait ce que Darth Zolehuganeeh lui avait demandé, elle avait appris à utiliser ce pouvoir !

- Ça suffit maintenant. J'ai réussi. Il n'y a pas besoin de poursuivre inutilement sur cet homme, lança-t-elle aux environs. Je dirai à ma maîtresse que vous avez fait ce qu'on vous avait chargée de faire. Arrêtons cela maintenant.
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Re: Vas-y, chérie, fais-moi peur ! [Tu viens jouer, Asuka ?]

Messagepar Tyulussë Norno (L'Ombre) » 13 Septembre 2016, 12:01

Mais est-ce qu’elle était vraiment sérieuse la petite princesse ? Il fallait la voir, se lancer dans un collé-serré avec sa cible et puis que je te donne des remontrances, et puis que je fais comme si j’étais la meilleure des deux, la plus gentille, la plus tout ça ! Mais qu’elle aille se faire foutre : avait-elle seulement conscience du sentier qu’elle avait décidé de suivre ? Est-ce qu’elle était au courant que la Sith était partie du principe que la sympathie n’était pas de mise ? Et ça voulait devenir une guerrière ? En pleurant dès lors qu’elle devait écraser la moindre mouche ? Hilarante de naïveté. Pour être encore en vie ici, elle devait bénéficier d’une solide naissance ou bien coucher avec la bonne personne ; c’était impossible autrement. La fureur parcourut les veines de Tyulussë comme autant de lave en fusion. Qui était cette petite pétasse pour ainsi lui donner des ordres ? Pour ainsi la juger ? S’exposer immédiatement comme lui étant supérieure ; non pas en force, mais en morale ! Qu’avait-elle vécu ? Dans quelle cocon avait-elle était pouponné jusqu’à ce que la mamelle nourricière en fut lassée ? Comme chaque fois, à l’ire se joignit le rire – la démence.

« Qu’ai-je entendu ? Mademoiselle la Princesse Asuka des Culdibonds décrète que c’en est assez pour sa Majesté ? »

La voix de Tyulussë résonna partout dans la salle, charriant par la haine, amplifiée par la structure. Partant dans un grand rire, elle commandant l’extinction des lumières et enfila ses lunettes. Elle était désormais la seule à y voir clair. Ne laissant pas le temps à la chipie d’activer son sabre, le professeur Hide descendit, telle une araignée, le long d’un câble, la tête en bas. D’un mouvement de la main, elle balaya l’esclave qui glissa jusque dans la trappe qui l’avait crachée, elle se referma.

« Ici, vous n’êtes plus à l’abri de rien, ma jolie petite pétasse aristocrate. Vous avez mis les pieds dans mon domaine, et je vous renie le droit de vous planquez. Je vous renie le droit de mépriser. Je vous renie le droit d’espérer, mon cœur. »

Se trouvant ainsi positionnée, elle lança son assaut contre l’esprit de celle qui avait osé non seulement lui ordonner mais en plus la juger. Tant pis si sa Dame lui mettait une sèche branlée après cela, il fallait apprendre à la minette qu’elle restait à jamais vulnérable.

Libérant son pouvoir, Tyulussë profita de l’inquiétude qu’elle avait réussi à faire naître chez son élève pour remonter le fil du courant et atteindre cette zone si délicate de l’esprit qui contrôlait la peur. Qu’importe ce qu’elle pouvait bien penser, qu’importe ce qu’elle pouvait y trouver, y ressentir, son esprit chercherait seul un objet à la peur, la Sith, elle, se contenta de l’y encourager. Elle chargea violemment le seuil de l’angoisse, consciente que dans la tête de cette petite garce, à cet instant, devait exploser la paranoïa. La sensation d’être attaquée de toute part, de se trouver cerné par le danger, d’être sur le point de se trouver transpercée à chaque instant par mille lame, toute pointée dans son dos. Lorsque l’on s’en prenait ainsi aux réflexes primaires, la conscience pouvait se démener comme elle le pouvait, le corps la court-circuité avec pour unique but sa préservation. Alors on se retrouvait d’abord à se retourner, cent fois et cent fois encore, pour essayer de faire face au danger. L’adrénaline montait, montait, montait, jusqu’à dilatait la pupille comme disque noir, plein, profond. Et là débutait les hallucinations. L’esprit n’aimait pas les contradictions, se retournaient et ne voir aucun danger, ce n’était pas possible lorsque le danger était ressenti si violemment. Alors il construisait seul l’horrible, ciselait le terrifiant, et plus Tyulussë excitait l’angoisse, et plus l’esprit d’Asuka travaillait contre elle-même. Quelle danse superbe que la danse d’une adolescente putassière qui fuyait ses propres démons.

Ne pouvant laisser de séquelles dans l’esprit de cette belle enfant, Tyulussë n’étendit pas l’expérience au-delà d’une poignée de minutes. Lorsqu’elle relâcha la pression et qu’Asuka put enfin réinvestir son propre esprit, elle était venue se poser devant elle, le visage à un centimètre du sien, la lumière revenue.

« Ici, la Maîtresse, c’est moi, chérie »

Elle embrassa l’adolescente, lui mordant à moitié la lèvre, encore ivre de sa propre folie, elle se redressa, fit volte-face et sortit de la salle avec le sentiment du devoir accompli.


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J'ai conscience que c'est un peu spécial et que je t'indique beaucoup ce que ton personnage est sensé ressentir sans donner trop de détails pour que tu puisses en donner davantage. Comme tu avais l'air mal à l'aise avec tout ça, j'ai essayé de t'aiguiller :) N'hésite surtout pas à dire que tu donnes des grands coups de sabre dans tous les sens si tu veux, tout ça, tout ça (pour pas qu'Asuka ne fasse que pleurer ^^) l'idée est que tu puisses concrétiser ce que je désigne comme "une danse" comme tu le souhaites :) Voilà, si qqch ne te convient pas, n'hésite pas à le dire ;)
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