La traque.

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La traque.

Messagepar Xander » 29 Juillet 2017, 01:44

Nar Shaddaa : 10 heures après le meurtre de Djerek.

Les deux miliciens Weequays se tenaient droits comme des I devant Tsinga et ses courtisans. Les deux aliens essayaient tant bien que mal de cacher leur anxiété mais c’était difficile. Ils étaient nerveux et il y avait de quoi. Ils avaient été postés en faction devant l’entrée principale du garage de Jerek, un Besalisk que leur patron Tsinga Krestijic appréciait autant pour ses compétences que le personnage en lui-même. De plus, ils avaient eu pour renfort deux autres miliciens postés sur le toit. Or, ces deux derniers ainsi que le Besalisk avaient été purement et simplement assassinés au nez et à la barbe des deux Weequays ici présents qui doutaient fortement de voir le soleil se lever sur la lune des contrebandiers.

- Donc vous étiez à votre poste et vous n’avez rien vu ni rien entendu, c’est bien ça ?

- N… non, patron.

- Un individu, Jerek, a été sauvagement assassiné juste au dessus de vos têtes et personne n’a rien entendu ? Pourtant, selon mes experts, il y a eu combat, ça n’a pas été un assassinat pur comme celui de vos deux collègues sur le toit, donc, ça a fait du bruit, et vous me dites que vous n’avez rien entendu ? Et vous n’avez rien vu de bizarre parmi les passants, une personne louche, personne de suspect ?

Le deux Weequays échangèrent des regards perplexes et nerveux. Ici sur Nar Shaddaa, une partie non négligeable de personnes avait un air suspect, comment auraient il pu identifier quiconque dans ces conditions ?

Tsinga ne leur laissa pas l’opportunité de répondre qu’il leur hurla dessus :

- HORS DE MA VUE, IMBECILES ! DISPARAISSEZ AVANT QUE JE VOUS FASSE RÔTIR VIVANTS ET SERVIR EN PLAT PRINCIPAL A MON ANIMAL DE COMPAGNIE !

- O… oui Patron !

Les deux Weequays ne se firent pas prier pour quitter la salle du trône de la résidence de Tsinga en toute hâte sans demander leur reste, trop contents qu’ils étaient d’avoir survécu à cet entretien avec leur patron.

Cette situation dans laquelle se trouvait Tsinga était particulièrement inconfortable pour lui. Son clan, les Krestijic, était un clan mineur et particulièrement insignifiant par rapport à des clans comme les Besadii ou les Desilijic. A part le secteur Travesh de Nar Shaddaa, Tsinga ne possédait rien d’autre et encore, il n’avait pas la mainmise totale puisque obligé d’accepter bon gré mal gré la présence du Rodien Rouge. Il n’avait pas assez de moyens pour chasser ou tuer ce dernier et s’assurer le contrôle total du secteur. Et puis il y avait ça maintenant, le meurtre de plusieurs de ses hommes et de deux de ses protégés : Le Nausorien et le Besalisk. Sur ce coup là, il perdait encore plus du très peu de crédibilité qu’il avait aux yeux des puissants clans Hutts, ce qui expliquait sa frustration. Les Krestijic faisaient partie de ces clans dont se raillaient les clans majeurs et dont ces derniers attendaient le moindre faux pas pour les enfoncer encore plus, voire les faire disparaître ou les soumettre pour ensuite s’approprier leurs fiefs. Tsinga avait la dent dure, il avait du caractère, n’était pas facilement impressionnable, il en voulait, mais tout cela n’était pas suffisant pour s’imposer, alors il se contentait du secteur Travesh en attendant les opportunités qui jusqu’à présent n’étaient jamais venues et ne viendraient probablement jamais.

Le Hutt fit un signe en direction d’un humain dans la force de l’âge à la carrure svelte.

- Récapitule moi tout ce qu’on sait sur cet individu.

- D’après le rapport de Djorko, quand Jerek a mit hors d’état de nuire cet individu, ils lui ont retiré son casque pour voir à quoi il ressemblait. Il ressemble à un Nagai, mais avec de lourdes mutations. Il a la peau grise ou des implants cybernétiques sur le visage, peut être même sur le corps mais on a jamais eu le temps de vérifier ça car peu après, ces Arkaniens sont arrivés pour emporter le type et tout ce qu’il possédait. Cela dit, selon Djorko et les autres, il était mort, donc peut être que ce n’est pas lui qui a fait ça.

- Non, il n’est pas aussi mort qu’on peut le croire. Mes hommes l’ont aperçu quelques jours après qui sortait de la Pinte de Bacta et c’est bien lui qui a récupéré son vaisseau, les agents du spatioport me l’ont confirmé. Et le voilà qui redébarque après… Une seconde. Entre le moment où il quitte Nar Shaddaa et son retour, le roi de la Fédération Du Commerce est mort. Hmmmm

Tsinga passa la main sur ses lèvres, en pleine réflexion.

- En règle générale, quelqu’un comme cette créature de foire ne va pas voir le Rodien Rouge par pure courtoisie. M’est avis que tout ça est lié.

L’Humain regardait d’un air perplexe son boss. Ceci dépassait ses compétences et il ne voyait pas vraiment où le Hutt voulait en venir.

- Je crois qu’une belle occasion se présente. Si j’ai vu juste, je vais pouvoir me débarrasser à la fois de ce Nagai et du Rodien Rouge et sans verser la moindre récompense, puisque c’est la FDC qui va le faire.

L’Humain restait toujours aussi perplexe. Devint l’incompréhension de ce dernier, le Hutt ajouta :

- Je crois qu’on va donner un petit coup de pouce à la FDC pour les aider à retrouver plus rapidement la trace du Nagai et leur livrer le Rodien Rouge sur un plateau doré.

Un sourire mauvais et cupide se dessinait sur le visage de Tsinga en même temps que celui-ci se frottait les mains.

- Faite venir Thooba !

Neimoïdia : 10 jours après le meurtre confirmé du roi Grendo S’orn.

Cela faisait deux jours que Unfriik Monchar n’avait pas quitté son domicile personnel. Encore Général il y a un peu plus d’une semaine de cela, sa vie avait basculé en même temps que le destin du roi de la FDC dont il était responsable de la sauvegarde avait été scellé. Le Général Monchar, comme on l’appelait avant ce triste épisode, logeait depuis des années au Palais Royal et ne fréquentait qu’en de rares occasions son domicile personnel. Trop accaparé et passionné par son travail, il n’avait pas de famille, ni femme, ni enfant. Mais à présent, sa résidence était tout ce qui lui restait. Les plus hauts dignitaires avaient rapidement cherché des têtes à couper et bien évidemment, celle de l’ex général avait été la première à tomber.

Unfriik Monchar ressassait sans cesse les évènements, aussi bien la nuit qui avait précédé la mort du roi que la conclave qui avait scellé son destin.

- Par égard pour vos excellents états de service, votre dévouement et votre indéfectible loyauté, nous vous préserverons de subir l’humiliation publique et la peine capitale. Mais le poids de votre échec est trop important pour que nous vous permettions de reprendre vos fonctions et assurer la sécurité du futur Monarque de la Fédération Du Commerce. Par conséquent, le conseil a décidé à l’unanimité de vous disgracier et vous retirer toutes vos fonctions et privilèges au sein du Palais Royal. Nous ne vous jetterons pas en prison, mais vous ne pourrez plus jamais exercer de hautes fonctions au sein de la fédération et cela inclut également l’armée.

Le marteau du haut conseiller avait frappé sur la table pour ponctuer ses paroles. Le bruit de l’impact résonnait encore dans la tête d’unfriik. A ce moment là, le Neimoïdien aurait juré se retrouver entre la marteau et le pupitre, sur le point d’être écrasé par l’instrument.

Bien sur, il savait que cela arriverait et s’y était préparé, cela dit, est-on vraiment préparé lorsque l’on a pas encore vécu cette situation ? Pas vraiment. Unfrik Monchar était à présent un homme brisé. Il n’était plus rien et son nom allait désormais entrer dans l’histoire comme le nom de celui qui n’avait pas su protéger son Roi d’une tentative d’assassinat. Depuis la sentence, il avait regagné son domicile et n’était sorti que très peu, se terrant dans son mutisme, oscillant entre déprime, rage et envie de vengeance envers ce mystérieux assassin à cause de qui il avait tout perdu. Sous le coup d’une rage incontrôlée, il avait même envoyé violemment valdinguer les meubles et bibelots dans son salon, brisant son écran holonet, cassant vases et œuvres d’art. Le salon était toujours en l’état, complètement retourné, comme si une tornade était passée par là ou qu’une lutte enragée avait eu lieu entre deux personnes.

La sonnerie du vidéophone situé à côté de la porte d’entrée de l’appartement de Monchar résonna. Qui pouvait bien venir le visiter, lui qui n’avait pas de famille connue ? En tout cas, ce n’était vraiment pas le moment. Malgré cela, il se donna quand même la peine d’aller répondre à la personne. L’écran s’activa sur un Neimoïdien plus âgé que lui, vêtu d’une tenue apparemment ostentatoire, d’après ce que Monchar voyait à travers l’écran. En tout cas, cette personne lui était totalement inconnue.

- Oui, que voulez-vous ?

Le ton sec et peu sympathique de Monchar traduisait le peu d’enthousiasme qu’il avait à être dérangé dans sa solitude. Cela dit, son intuition lui dictait qu’il avait tout intérêt à recevoir ce visiteur. Le Neimoïdien ne se formalisa pas de l’accueil peu aimable de son interlocuteur.

>> Ouvrez, général ! Nous avons à parler.

- Je ne suis plus général, je ne peux rien pour vous.

>> Vous êtes Unfriik Monchar et vous pouvez beaucoup pour nous, si vous vous en donnez la peine. Quand je dis « nous », je parle en fait de la Fédération Du Commerce.

Monchar fixa intensément et silencieusement son interlocuteur à travers l’écran du vidéophone. Après quelques secondes de réflexion, il désactiva l’appareil, l’image du Neimoïdien s’effaçant brusquement et activa l’ouverture de la porte d’entrée du bâtiment avant d’ouvrir la porte d’entrée de son appartement.

Quelques instants plus tard, Monchar invitait l’individu à entrer. Evidemment, la première chose qui frappa ce dernier fut l’état du salon.

- Que s’est-il passé ici, vous avez eu des problèmes ?

- Non, rien d’important ! Prenez place, monsieur !

Monchar fut un signe de la main en direction du canapé et des fauteuils encore en place autour d’une table basse. Une fois les deux protagonistes installés, le Neimoïdien reprit :

- Tout d’abord, permettez-moi de m’excuser pour cette erreur. Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, mais, on vous a toujours connu comme étant le Général Monchar alors les habitudes ont la dent dure.

- Oui, mais ça c’était… avant. Aujourd’hui, je ne suis plus rien. Et à qui ai-je l’honneur ?

- Je suis le Colonnel Traak Gunray. Je vais aller droit au but, Monchar. Je viens ici pour vous recruter. Je suis le créateur et le chef d’une branche spéciale de l’armée régulière. Nous sommes des agents et des traqueurs de l’ombre et nous occupons de tout ce qui requiert investigation, discrétion et tout ce qu’un soldat lambda n’a pas les aptitudes de faire. Nous effectuons des missions pour la plupart officieuses pour le compte de la FDC. En bref, nous intervenons quand la FDC ne veut pas être reconnue comme officiellement impliquée.

- Je vois, j’ai déjà entendu parler de ce genre de société partiellement indépendante. Maintenant que vous me dites tout ça, votre nom me revient. Vous êtes à la tête de l’organisme connu par très peu de personnes, dont moi, sous le nom de Echelon X, c’est bien ça ?

- C’est exactement ça, Monchar.

- D’accord. J’ai effectivement entendu parler de vous. Et donc, vous êtes là pour faire de moi un de vos agents.

- Encore une fois, exact. J’étais présent lors de votre procès et je trouve que les juges ont fait, hmmmm, du zèle. Nous savons très bien que vous n’êtes pas responsable de la mort de Grendo S‘orn, cela dit, vous connaissez le refrain. Il fallait apaiser l’opinion publique. Vous garder en poste aurait été très mal perçu par la population après ce désastre. Mais on va dire que c’est un mal pour un bien. Je connais vos états de service, Monchar. Vos compétences nous seront très utiles, si vous acceptez de rejoindre nos rangs.

- Très franchement, je ne sais pas. Vous savez, je suis encore… Comment dire, très affecté par tout ça. Je ne suis pas sur d’avoir envie de remettre le pied à l’étrier. Et puis qu’aurais-je à y gagner ? Aujourd’hui, je ne suis vu que comme celui qui a été incapable d’assurer la sécurité du Monarque de la FDC.

- Vous redonner ce que vous avez perdu, ça je ne peux pas. Si vous travaillez pour nous, vous deviendrez un agent de l’ombre et personne parmi la populace ne saura ce que vous aurez accomplit. Mais je vous offre un bon salaire, l’occasion d’utiliser à nouveau votre potentiel au lieu de ne rien faire et surtout… l’opportunité de continuer votre enquête…

Traak Gunray laissa Monchar assimiler ses dernières paroles. Celui-ci fixa le colonel en fronçant les surcils, soudain très curieux d’en savoir plus.

- Vous m’avez bien entendu, Monchar. Je vous offre l’opportunité de travailler en sous-marin afin de découvrir qui est derrière l’assassinat de Grendo S’orn. Car pendant que l’armée et les enquêteurs pataugent, nous avons déjà une piste, mais cela doit rester top secret afin de ne pas alerter nos ennemis.

- Une piste !? Comment ça ? Dites moi !

- Pas si vite, Monchar. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous ce soir au spatioport de Koto-Si, hangar 32. Je ne vous dirai rien de plus ici et tant que vous n’aurez pas pris votre décision.

Sur ce, le colonel Gunray se leva de son fauteuil et commença à sa diriger vers la sortie.

- Inutile de me raccompagner, je connais le chemin. Oh, j’oubliais. Je vous conseille de préparer votre valise et d’y mettre tout ce dont vous aurez besoin. Si vous acceptez de venir au point de rendez-vous, vous risquez de ne pas revenir à votre domicile avant un bon moment. Salutations, Monchar !

Traak Gunray quitta le domicile d’Unfriik Monchar, laissant seul ce dernier. Et dire qu’il y a encore si peu de temps, le Colonel aurait du s’adresser à l’ex Général avec les honneurs dus à son rang. A présent que Monchar avait dégringolé, ce serait désormais à lui de s’incliner devant le colonel. Tout cela ressemblait encore à une vaste blague, et pourtant, c’était bien réel. Tout pouvait basculer en un instant, Monchar en savait désormais quelque chose. Cela dit, ce que lui avait annoncé Gunray l’intriguait. Reprendre l’affaire en main, retrouver l’architecte de sa chute pour se venger et remonter jusqu’au commanditaire de l’assassinat de Grendo S’orn, voilà qui était plutôt motivant. Une telle opportunité ne se représenterait sans doute jamais.

Monchar resta un long moment à peser le pour et le contre, ce qui, dans sa situation, n’avait rien de compliqué. Qu’avait-il à perdre à présent puisqu’il n’était plus rien ? Il ne pouvait plus espérer exercer de hautes fonctions. Ce que lui proposait Traak Gunray était le seul choix raisonnable, désormais.

Finalement convaincu, Monchar quitta son fauteuil pour aller rassembler ses affaires, ses produits d’hygiène et tout ce dont il aurait besoin et les rangea dans une grande valise. Il prit ensuite la peine de remettre un peu d’ordre dans son salon afin de ne pas laisser la pièce dans un état aussi lamentable.

Une heure plus tard, le Neimoïdien se dirigeait à bord d’un taxi vers le spatioport de Koto-Si.

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Re: La traque.

Messagepar Xander » 20 Août 2017, 17:27

Arrivé sur place, Unfriik Monchar fut accueilli par deux Neimoïdiens, vêtus de combinaison renforcées noires. Des combinaisons de combat. Elles étaient conçues pour ne rien sacrifier à la mobilité de leur porteur, mais n’offraient en revanche qu’une faible protection, pratiquement inefficace d’ailleurs. En règle générale, seuls les adeptes de la discrétion tels les agents et les assassins utilisaient une combinaison de combat.

Les deux agents se tenaient aux pieds d’une navette de transport militaire armée, la rampe d’embarquement abaissée.

- Monsieur, si vous voulez bien vous donner la peine de monter et vous installer, nous allons partir immédiatement.

Pour toute réponse, Monchar se contenta d’un hochement de tête approbateur avant de grimper à bord et s’installer sur un des sièges passager pendant que ses deux hôtes s’installaient dans le cockpit.

Quelques minutes plus tard, la navette était en orbite de Neimoïdia parmi les innombrables vaisseaux qui allaient et venaient de la planète, que Monchar pouvait voir au travers des hublots. Mais la navette ne resta pas au milieu de ce trafic incessant et bifurqua plutôt pour se diriger vers l’un des croiseurs Neimoïdiens en orbite stationnaire autour de la planète. Bien que plus perfectionnés, plus high tech que leurs anciens modèles, notamment ceux datant de la Guerre des Clones, le design global restait le même : Une immense sphère de Duracier entourée d’un immense anneau dans le même matériau. Seuls quelques menus changements sur l’aspect extérieur étaient à noter, notamment des ajouts mais globalement, la forme restait la même et il était très difficile pour un œil non averti ou un non Neimoïdien de faire la différence avec les anciens modèles de croiseur.

Le pilote de la navette entra en contact avec le croiseur sur un canal ultra sécurisé :

- Croiseur Space Kraken, ici l’agent Sternis à bord de la navette F14, veuillez prévenir le colonnel Gunray que nous avons un invité à bord, il comprendra. Je vous envoie nos codes d’identification et codes d’appontage.

>> Bien reçu, navette F14, nous sommes en attente de vos codes. Veuillez respecter la procédure standard !

- Bien compris !

Le copilote désactiva les boucliers déflecteurs ainsi que l’armement de la navette afin de la rendre totalement inoffensive le temps de la vérification des codes. Monchar, assis à l’arrière, ne perdait pas une miette de l’échange entre le pilote et son correspondant à bord du Space Kraken.

>> Vos codes sont valides, bon retour parmi nous, les gars. Veuillez vous rendre au Hangar J-9, le colonel a été prévenu de votre arrivée, il y attend votre « invité ».

- Bien reçu, contrôle, hangar J-9, terminé !

Une fois la transmission coupée, Sternis accéléra son approche pendant que le copilote réarmait et réactivait les défenses de la navette.

La première chose que remarqua Monchar au moment où la navette F14 pénétrait le hangar était le nombre très réduit de droïdes de combat. Inhabituel dans un vaisseau de la FDC de cette taille. Par contre, il semblait y avoir beaucoup plus de personnel organique, mais cela devait être du à la particularité de cette branche dont Gunray était à la tête. Il était vrai que des droïdes de combat n’étaient pas conçus pour l’aspect renseignements, infiltration et discrétion, cet autre aspect de la guerre qui oeuvrait dans l’ombre pendant que les soldats de bases étaient sous le feu des projecteurs.

- Bienvenue sur le Space Kraken, Monchar, fit Traak Gunray à l’attention de celui-ci alors qu’il quittait la navette par la rampe d’embarquement, suivi des deux agents qui étaient à bord avec lui, j’espère que le trajet a été agréable ?

- J’ai connu pire !

- Vous m’en direz tant ! Sternis, Gooz, rompez et retournez à vos occupations !

- Reçu, colonel !

Les deux agents saluèrent solennellement Gunray avec les égards dus à son grade, firent ensuite un signe de tête à l’attention de Monchar et prirent congé de ces derniers.

- Si vous voulez bien me suivre, nous n’allons pas perdre de temps. Je vous indiquerai vos quartiers plus tard, mais en attendant, nous allons continuer notre discussion, puisque vous êtes apparemment prêt à rejoindre nos services.

- hmm hmm !

- Oh et... A partir de maintenant, je vous serai gré de vous adresser à moi en respectant le protocole hiérarchique militaire, agent Monchar.

- Agent !? Vous ne perdez pas de temps, colonel.

- Si vous êtes ici, Monchar, c’est que vous avez accepté de rejoindre nos rangs. Ici, pas de contrat signé, votre présence ici fait foi. Ecoutez, je sais que tout cela est soudain et surtout difficile pour vous. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, il y a quelques semaines encore, c’est moi qui aurais salué le général Monchar que vous étiez, mais… Ce n’est plus le cas, aussi insupportable que cela puisse paraître, il va falloir vous y faire. Mais nous ne sommes pas là pour évoquer le passé ou jouer à qui doit faire des courbettes à qui, nous avons du travail et ce que nous avons à vous apprendre va sans doute vous intéresser. Suivez moi !

- Oui, colonel !

Monchar qui se trouvait derrière Gunray ne vit pas le léger sourire de satisfaction de ce dernier lorsqu’il daigna se soumettre au protocole hiérarchique. Apparemment, cette situation lui plaisait bien plus qu’il ne l’avait laissé paraître jusque là.

Traak Gunray et Unfriik Monchar arrivèrent à hauteur d’une large porte gardée par deux droïdes de combat, postés de chaque côté. Le colonel ne prêta pas attention à leur salut à son attention et se contenta d’ouvrir la porte qui coulissa pour disparaître dans les parois du couloir, donnant accès à une immense salle d’opérations, équipée d’un nombre impressionnant de consoles, terminaux et autre cartes holographiques de différents secteurs et planètes de la Galaxie. A l’intérieur, seuls des Neimoïdiens en grand nombre s’affairaient à diverses tâches, les uns analysant des données, d’autres servant d’opérateurs et de liaison avec des agents de terrain et d’autres occupés à bien d’autres choses. Les quelques droïdes présents dans la salle se contentaient de faire les piquets à certains endroits, figés et le regard fixe comme s’ils étaient désactivés. Ils n’en étaient pas moins équipés de leur armement standard.

- Agent Monchar, voici le centre névralgique d’Echelon X. C’est là que nous coordonnons toutes nos opérations, analysons toutes les données et faisons bien d’autres choses.

- Intéressant !

- Ravi que ça vous plaise, rétorqua ironiquement Gunray avant de poursuivre :

- Bien, maintenant, il est temps de revenir sur notre affaire. On a mit du temps car nous avons du analyser tous les événements, incidents et autres situations diverses durant les jours qui ont précédés la mort tragique de notre Roi, mais nous avons trouvé plusieurs faits qui concordent et confirment à heummm, je dirais, 99% que nous connaissons l’identité de l’assassin.

> Premier point : La veille de la mort de Grendo S’orn, un individu un peu bizarre s’est posé sur Neimoïdia, au spatioport de Kaantay. Il était armé jusqu’aux dents. L’agent du spatioport l’a contraint à laisser son matos dans son vaisseau, ce à quoi il n’a opposé aucune objection. Bon, jusque là, on va dire qu’il n’y a pas mort d’homme et que ça prouve encore moins qu’il est notre assassin. D’après sa carte d’identité, cet individu, un humanoïde à la peau grise et possédant des implants cybernétiques s’appelle Kay’l Secoura.


HRPG : Voir [Phase 1 : Préparation] Arrivée sur Neimoïdia.

> Deuxième point : Nous retrouvons Secoura impliqué dans un nouvel incident, moins d’une heure après l’épisode du spatioport. Des droïdes de combat l’ont prit en train de poursuivre un vendeur dans les quartiers ouest de la ville basse de Kaantay. Le vendeur en question s’appel Taliso B’arn…

- Taliso B’arn ? Je l’connais celui-là. Il a travaillé comme majordome pour Grendo S’orn, juste avant de se faire renvoyer pour insubordination et se faire remplacer par Azca Strown.

- Quand vous aurez terminé de m’apprendre ce que je sais déjà, agent, je pourrai peut-être continuer ? Dois-je vous rappeler que l’information est un des axes principaux d’Echelon X ?

Monchar fronça les sourcils, toujours peu habitué qu’il était à se faire à sa nouvelle condition de petit soldat de base.

- Non, colonel. Veuillez m’excuser, colonel !

- Hmmm ! Donc je disais, Secoura poursuivait B’arn dans les rues jusqu’à tomber sur une patrouille. Nous avons récupéré l’enregistrement mémoriel de chacun des droïdes. Plutôt que de vous raconter tout ça, je vous laisse regarder. Agent Koorde ?

HRPG : Voir [Phase 1 : Préparation] Rencontre avec l'informateur.

- Oui, colonel !

L’agent Nemoïdien passa sur son ordinateur tous les enregistrements qui avaient été récupérés sur la scène de l’altercation. Monchar regarda très attentivement, découvrant le visage très atypique de ce Kay’l Secoura : Un Humain ou proche Humain avec un teint grisâtre, des toutouage bizarres, des yeux bleus lumineux et de fines plaques métalliques recouvrant sa mâchoire. Sur un monde comme Neimoïdia, il est clair qu’il faisait tâche dans le décor.

L’ancien général était très sceptique quant au comportement qu’avait eu Taliso B’arn. Voler une simple carte de crédit, ça ne collait pas avec le personnage. Même s’il était devenu un vendeur tenant une minable petite boutique, ça ne lui ressemblait pas.

- C’est bizarre, tout ça, colonel. Cette attitude ne ressemble absolument pas à Taliso B’arn. Je l’ai bien connu, vous vous doutez bien. Il ne comprenait pas où était sa place et ce que voulait dire être majordome du roi, ou pour être plus dans le vrai, larbin du roi, mais tomber aussi bas, j’en doute.

- Exactement ! L’hypothèse la plus probable est qu’effectivement, B’arn se sentait menacé par Secoura et il a essayé de le semer, mais il n’y parvenait pas. Secoura, n’ayant pas réussi à l’attraper à temps, à du mettre sa propre carte de crédit dans la poche de B’arn pour jouer le rôle de la victime. Très malin. Et le fait qu’il n’ait pas souhaité porter plainte en dit long, pour qui sait déchiffrer tout ça.

- En effet, colonel. Et que s’est-il passé ensuite, une fois qu’ils sont repartis tous les deux dans la direction opposée ?

- Et bien apparemment, tout s’est bien terminé pour B’arn puisqu’il est encore en vie, donc, ce cher Secoura ne semblait pas en vouloir à sa vie. Maintenant, la question qu’on peut se poser, c’est pourquoi être allé voir Taliso B’arn plutôt qu’un autre ? Coïncidence assez étrange non ?

- En effet. Il y a plein de commerçants qui ont des articles bien meilleurs que ce que propose B’arn. J’étais d’ailleurs allé faire un tour dans sa boutique il y a longtemps. Pas de quoi fouetter Rancor.

- En effet ! Alors dès que nous avons eu connaissance de tout cela, nous avons mis B’arn sur écoute et même analysé toutes ses communications. Il lui est arrivé plusieurs fois durant ces dernières années d’émettre des appels vers un numéro se situant sur Nar Shaddaa. Une ligne sécurisée, mais pas pour Echelon X. J’ai envoyé un agent interroger B’arn, agent très compétent en matière de psychologie, de manipulation et analyse comportementale. Bref, la bonne personne pour le mettre en confiance et ne pas trop lui mettre la puce à l’oreille, mais suffisamment pour l’inciter à faire une erreur. Je vous laisse regarder l’enregistrement. Agent Koorde ? Veuillez passer l’enregistrement de l’interrogatoire d’hier à la boutique de Taliso B’arn !

- Oui, colonel !

L’agent s’exécuta aussitôt et Monchar pu voir Taliso B’arn à travers l’écran d’une mini caméra placée dans la tenue d’un agent qu’il était impossible de voir.

>> Vous voyez cet holoportrait ? Nous savons que cet individu est venu chez vous et que vous avez volé sa carte de crédit.

>> Euuh, oui, mais… C’est à dire qu’il n’a pas poursuivi sa plainte…

>> Arrêtez ! Nous savons très bien que vous n’avez rien cherché à voler du tout. Pourquoi faire une chose aussi illogique et risquer de tout perdre pour une simple carte de crédit. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas là pour vous arrêter. Je veux juste savoir la vérité.

[Quelques secondes de silence et d’apparente hésitation chez Taliso B’arn]

>> Bon, très bien. En fait, c’est plus simple que ça. Quand j’ai vu ce type rentrer dans mon magasin avec cette allure, j’ai cru qu’il venait pour me tuer. Vous savez, il y a quelques personnes qui m’en veulent alors ça m’a rendu un peu parano. Alors j’ai pas cherché à comprendre, je me suis sauvé. C’est là qu’on est tombé sur la patrouille et c’est à ce moment là qu’il a mit sa carte de crédit dans ma poche pour se disculper.

>> Je vois. Cette version est plus convaincante. Et que s’est-il passé après ?

>> Et bien en fait, il m’a dit qu’il était juste là pour une affaire et que j’avais failli griller sa couverture. Il voulait juste m’acheter un lance grappin, ce qu’il a fait d’ailleurs. Tenez, je vous montrer le registre.

[Taliso B’arn fait pivoter son ordinateur vers l’agent et montre le registre des achats du jour correspondant avec le nom de l’acheteur et les détails de sa transaction]

>> Hmmm, effectivement. Et c’est tout ? Il était juste venu là pour ça ?

>> Oui. Aussi étrange que ça puisse paraître, il m’a acheté ce lance grappin et il est parti. Je ne l’ai plus revu depuis et, pour être franc, je dois vous dire que j’espère ne plus jamais le revoir. Mais vous le recherchez pour quoi ? Vous pensez qu’il a quelque chose à voir avec le meurtre de S… de notre Roi ?

>> C’est possible, nous explorons actuellement toutes les pistes. Bien, ce sera tout, citoyen. Passez une bonne journée.powered by TalesDroid


L’enregistrement s’arrêta ici, l’agent en ayant terminé avec B’arn.

- Vous aurez certainement compris, mon cher Monchar, que la dernière réponse de notre agent était LA feinte qui inciterait B’arn à commettre l’éventuelle erreur que nous attendions. Et effectivement, cet imbécile a contacté cette mystérieuse personne sur Nar Shaddaa, toujours sur une ligne sécurisée, mais toujours depuis un appareil à lui. Pas très fûté pour un informateur, mais tant mieux pour nous.

- Et que se racontaient-ils ?

- Je vais vous passer l’enregistrement de la communication. Koorde !

- Oui colonel.

>> Allo, patron ? J’ai à vous parler de toute urgence, j’vous dérange ?

>> Vas-y !

>> C’est Spectre, il a été grillé.

>> Comment ça, grillé ?

>> Ben, un type un peu louche est venu m’interroger a l’instant. C’était pas un mec de l’armée, sûrement un agent, j’en sais rien…

>> Attends, tu m’appel avec quoi là ?

>> Ben, comme d’habitude, patron. Mon comlink avec la ligne sécurisée.

>> Putain, mais t’es con ou quoi ? Une ligne sécurisée, tu crois qu’ça s’intercepte pas ? Fallait m’appeler depuis un autre com, un truc qui t’appartient pas. S’ils ont grillé Spectre et qu’ils viennent t’interroger, ça veut dire quoi à ton avis ?

>> ho... oh merde ! J’avais pas pensé à ça. Désolé patron.

>> Ouais, s’ils viennent te choper et t’envoyer dans un trou, tu vas l’être désolé. Ou alors c’est moi qui vais t’écorcher vif. Bref, s’ils t’ont mis sur écoute, ils savent où aller maintenant. Toi, barre toi avant qu’ils te mettent le grappin dessus et fais toi oublier. Et sert toi de ta cervelle la prochaine fois. Crétin !

>> O… ok, mais et vous patron ?

>> T’inquiète pas pour moi. S’ils me veulent, va falloir qu’ils viennent me chercher ici. Et ici, c’est mon terrain. Bref, fais c’que j’te dis et fais le maintenant !powered by TalesDroid


L’enregistrement s’arrêta à nouveau là.

- Bon. Jusque là, on sait que Kay’l Secoura, qui bien sur doit être ce Spectre, bosse avec B’arn et le type. Ok, jusque là, ça ne prouve toujours pas que c’était pour tuer Grendo S’orn. Mais on a encore des trucs qui nous amènent à confirmer que c’est le cas.

> Troisième point : La nuit qui a précédé la mort de notre Monarque, au moment où vous avez fait quadriller tout Koto-Si et surveiller ses accès, Secoura était à bord d’un speeder et il quittait la ville. Il a été contrôlé pour des droïdes dont nous avons récupéré les enregistrements mémoriels. Je vous laisse regarder. Koorde, c’est à vous !


- Oui, colonel !

HRPG : Voir [Phase 3 : Exfiltration] Évacuation du Palais Royal et de Koto-Si

- On peut dire que ça commence à faire beaucoup, n’est-ce pas ?

- Effectivement, le doute n’est plus permis.

- Oui. Et il y a une dernière chose, maintenant. Ce matin, un Duro qui s’est présenté comme s’appellant Thooba était porteur d’un message à l’attention de la FDC. Etant sur l’affaire, j’étais présent avec le conseil, c’était juste avant que je vienne vous rendre visite chez vous. Ce Thooba travaille pour un certain Tsinga Krestidjic, un Hutt qui tient un secteur sur Nar Shaddaa, le secteur Travesh. Il « cohabite » avec un certain Rodien Rouge dont le QG est un établissement qui s’appelle la pinte de bacta. Il en est apparemment le propriétaire. Or, ce Rodien Rouge est un intermédiaire entre commanditaire et exécutant. Il s’est fait une petite fortune dans le domaine, tout commanditaire désirant rester anonyme fait appel à lui pour confier des contrats à des professionnels. Et qui a-t-on vu rendre visite au Rodien Rouge quelques jours avant et après le meurtre de Grendo S’orn ?

- Spectre !

- Tout juste !

- Nous le tenons.

- Oui, bien sur, bien sur, Monchar. Je vois que vous brûlez d’envie de vous venger de lui mais, déjà d’une, après sa dernière visite à la pinte de bacta, il a quitté Nar Shaddaa et sa position est actuellement inconnue. Ensuite, Spectre n’est pas notre priorité. Ce n’est qu’un pion, comme B’arn. Ce que la FDC veut, c’est savoir qui a commandité l’assassinat de Grendo S’orn.

- Certes, colonel, mais le fait que B’arn et Spectre ne soient que des exécutants ne les rend pas moins coupables. Avez-vous arrêté B’arn ?

- Non, pas encore. Arrêter B’arn ne ferait que confirmer les crantes du Rodien Rouge. Or, nous avons besoin de lui soutirer des informations et pour ce faire, nous avons besoin de faciliter votre travail et si le Rodien Rouge renforce sa protection ou pire, disparaît, ça ne rendra pas votre travail facile. Que B’arn quitte Neimoïdia, peu importe. Nous le retrouverons bien assez tôt, c’est notre métier, après tout.

- Je l’espère. B’arn n’est certes pas très malin, mais la Galaxie est grande et même s’il a joué un rôle minime dans cette affaire, il a sa part du sang de notre Roi sur les mains, tout comme Spectre. Ils ont contribué à sa mort et à ma chute.

- La vengeance viendra après votre devoir, agent Monchar ! Pour l’heure, allez obtenir du Rodien Rouge ce que nous voulons, vous aurez le loisir de faire ce que vous voulez après. Koorde. Vous allez conduire l’agent Monchar à ses quartiers afin qu’il s’y repose un peu et se prépare.

- Oui, colonel !

- Monchar, je vous laisse apprécier vos quartiers. Ils sont simples, mais vous aurez tout le confort nécessaire. Reposez-vous, préparez vous, dans 3 heures, je veux vous voir au hangar C-18 avec votre équipement et prêt à partir.

- Oui, colonel.

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Re: La traque.

Messagepar Xander » 04 Septembre 2017, 15:02

Monchar quitta la salle d’opérations et Traak Gunray pour suivre Koorde dans les couloirs du Space Kraken sans que les deux Neimoïdiens ne s’échangent une seul mot, croisant plusieurs agents au fil du trajet. Certains se contentaient de passer, ne lançant que de furtifs regards indifférents, tandis que d’autres, réalisant très bien qui il était, fixaient plus intensément l’ex général, sans qu’on ne puisse y déceler quoique ce soit dans leurs regards. Etaient-ils curieux, admiratifs, hostiles ? Impossible à savoir et il fallait bien avouer que Monchar n’en avait strictement rien à faire, trop pressé qu’il était de se rendre sur Nar Shaddaa.

- C’est ici, collègue ! Bienvenue « chez vous ». Je vous laisse, bonne chance pour votre mission.

Koorde, qui s’était adressé de manière courtoise à Monchar, s’en retourna vers la salle d’opérations, laissant celui-ci planté devant la porte. Monchar activa l’ouverture de celle-ci et pénétra sans attendre dans le seul endroit du croiseur qu’il pouvait revendiquer comme son intimité.

La porte d’entrée donnait sur une pièce aux dimensions correctes, assurant un espace vital suffisant pour une, voire deux personnes. L’intérieur était simple, mais contenait un lit, une étagère murale juste au dessus, deux petites tables de nuit pourvus de tiroirs de part et d’autre de la tête de lit, une lampe posée sur celle de gauche, un réveil sur celle de droite.

Le plafond était pourvu d’un large éclairage circulaire en forme de dôme. Il y avait également un petit bureau contre le mur en face de celui de la porte d’entrée sur lequel était posé un terminal holonet. Devant le bureau, un fauteuil d’aspect confortable de couleur noir. Juste à gauche de la porte d’entrée, une grande armoire dans laquelle ranger les vêtements.

Une autre porte donnait sur une salle de dimension moindre que la première. A l’intérieur, il y avait un lavabo pourvu d’un miroir et d’une petite étagère sur laquelle trônaient des produits d’hygiène corporelle, une douche hybride (hydraulique et sonique) à l’intérieur de laquelle il y avait également sur une petite étagère des produits de bain, une cuvette de toilettes, un porte serviettes et une machine servant à laver et sécher le linge ainsi que l’équipement nécessaire pour le repasser.

La cabine était dépourvue d’agréments décoratifs, mais ça, ce serait à Monchar de la personnaliser si le désir lui en prenait. Pour l’heure, ce n’est pas ce qui le préoccupait le plus. Il n’y avait également ni écran holonet, ni réfrigérateur, ni de quoi préparer soi même ses propres repas. Un réfectoire et une salle de loisirs devaient sans doute être présents dans le croiseur pour pourvoir à ce type de besoin.

Ayant un peu plus de deux heures à tuer, Monchar activa l’alarme afin qu’elle sonne lorsque le moment serait venu avant de s’allonger sur le lit sur le dos, les bras croisés derrière la tête et fixant le plafond. La bonne nouvelle, c’est qu’en quelques dizaines de minutes, il en avait apprit bien plus qu’en ces dernières semaines. Echelon X était efficace, ça, on ne pouvait pas le leur retirer. Mais le fait de devoir laisser filer Taliso B’arn et ne pas connaître la position exacte de ce « Spectre » le chiffonnait. Certes, persuader le Rodien Rouge de révéler l’identité du commanditaire de l’assassinat de Grendo S’orn était très important, cela dit, son cœur brûlait principalement du désir de vengeance envers l’assassin et celui qui l’avait aidé, ces deux misérables étant la cause principale de sa chute et de sa présence dans cette cabine. Monchar avait l’impression de repartir à zéro, ce qui était le cas. L’impression d’être à nouveau ce jeune soldat Neimoïdien de 18 ans, plein de conviction et très patriote envers sa faction, très motivé, mais tout à prouver. Il en avait fait des choses pour la FDC. Des choses qui dans la plupart des cas auraient pu lui coûter la vie, comme toute personne embrassant la carrière militaire, et son statut de général ne l’avait pas mit à l’abri de ces dits risques. Tant de devoirs accomplis, tant de don de soi au point d’en sacrifier pratiquement totalement sa vie privée, tant de sacrifices, tout ça pour être jeté à la poubelle pour un échec. Cela dit, il était vrai que cet échec avait coûté la vie au monarque en personne. Et puis, ce n’était pas totalement sa faute, tout le personnel du Palais Royal avait sa part de responsabilité. Personne n’avait été capable de détecter Spectre lorsqu’il s’était introduit dans le palais, cela dit, d’après ce qu’il savait, personne à part lui n’avait trop eu à s’inquiéter des conséquences de la mort du Roi. Quelques sanctions par ci par là, mais pas de disgrâce pour eux. L’assassin avait réussi un coup de maître, il fallait l’avouer. En cela, il le respectait malgré le ressentiment qu’il ressentait pour lui, lui qui avait brisé sa carrière et l’avait relégué au rang de simple homme de l’ombre. C’est pour ça que Monchar mettait un point d’honneur à ne pas lâcher le morceau et une fois sa tâche terminée auprès du Rodien Rouge, il se consacrerait corps et âme à retrouver Spectre et à se venger de lui. Certes, cela ne le ferait pas redevenir le Général Monchar, mais cela l’apaiserait peut-être de se dire qu’il s’est fait justice… ou pas. Pour l’heure, Unfriik Monchar ferma les yeux et se laissa aller à une demi torpeur. Il ne dormait pas complètement, mais se reposait en attendant le grand départ.

Le son fort et désagréablement strident de l’alarme retentit, tirant Monchar de sa somnolence. L’ex général désactiva l’alarme et bondit de son lit pour aller se rafraîchir le visage dans la salle de bain avant d’enfiler sa nouvelle tenue (qui était rangée dans l’armoire en plusieurs exemplaires) et quitter sa cabine une fois s’être assuré n’avoir rien oublié pour se rendre directement au hangar C-18 comme le lui avait ordonné le colonel Gunray. Pour ce faire, il utilisa un turbolift vertical (moyen de transport rapide permettant de se rendre instantanément d’un point à un autre d’un grand vaisseau spatial).

Arrivé sur place quelques minutes plus tard, le colonel attendait, accompagné de Koorde et de deux droïdes commando. Le groupe était planté devant un vaisseau militaire de la taille d’un cargo léger. A part cela, au sein du hangar, il régnait l’activité habituelle du personnel en charge d’assurer la maintenance des vaisseaux, du chargement et déchargement de ces derniers ainsi que gérer le flux d’arrivées et de départs.

- Vous êtes en avance de dix minutes, Monchar. Pressé d’en découdre ?

- En effet, colonel.

Disant cela, Monchar salua solennellement son supérieur hiérarchique à la manière dont il se devait.

- Je me doutais que vous arriveriez plus tôt. C’est pourquoi tout est déjà prêt. Votre vaisseau est équipé, ravitaillé et prêt à partir. Koorde !

- Oui, colonel. Voici votre paquetage, collègue.

Disant cela, Koorde déposa aux pieds de Monchar un grand sac que ce dernier ouvrit pour y découvrir le contenu standard d’un agent de terrain d’Echelon X. Des rations nutritives, des produits d’hygiène corporelle, des médikits de premiers soins et bien évidemment, un petit éventail d’armes : Un pistolet blaster, un fusil blaster léger, une vibro dague pour le corps à corps et quelques grenades anti personnel et IEM, sans compter bien sur les utilitaires tels que des jumelles, un comlink et tout ce qui pourrait lui être utile.

- Koorde sera votre opérateur de liaison durant votre mission. Quant à ces deux droïdes, ils vous accompagneront et vous seconderont. A présent, montons à bord, je vais vous faire visiter votre vaisseau.

Monchar prit son paquetage et suivit Gunray et Koorde qui grimpaient tous les deux la rampe d’embarquement, les deux droïdes commandos fermant la marche. Le vaisseau était bien aménagé et était équipé de tout le confort nécessaire aux longs trajets. Une partie salon dans lequel étaient disposés des sièges, un écran holonet, une table de jeux et même un mini bar. Cela dit, la modération était de mise en mission. Il y avait aussi une cuisine dans laquelle s’affairait un droïde affecté à cette tâche, une infirmerie, elle aussi occupée par un droïde, un compartiment de détention, une salle de stockage, une salle de maintenance pour les droïdes, une salle d’entraînement avec projecteurs holographiques et cinétiques et deux cabines aménagée comme celle de Monchar. Ce dernier y déposa son paquetage après avoir choisi ses appartements. Koorde ouvrit l’armoire pour lui montrer sa tenue de terrain, une armure légère noire, sacrifiant très peu de mobilité mais offrant une protection très insuffisante. Cela dit, c’était le principe des armures légères. En dernier lieu, Gunray présenta la salle des machines à Monchar, expliquant le le vaisseau était équipé d’un moteur hyperdrive X 1.

- Bien, maintenant que vous êtes familiarisé avec ce vaisseau affecté pour vous, il est grand temps de vous rendre sur Nar Shaddaa. Quand vous rencontrerez ce Rodien Rouge, vous avez ordre d’employer la manière douce en priorité. Achetez le, on verra bien s’il a un prix. A cet effet, vous avez carte blanche pour une somme indéterminée. Si ça ne fonctionne pas, vous aurez alors carte blanche pour le faire parler. Il nous faut impérativement le nom du ou des commanditaire(s) du meurtre de Grendo S’orn. Inutile de vous dire que si vous n’arrivez pas à lui soutirer ces informations ou si vous le tuez avant qu’il ne le fasse, les conséquences seraient… fâcheuses, pour la FDC et pour vous. Mais je suis certain que vous êtes parfaitement conscient de tout cela.

-Bien sur, colonel. C’est pourquoi ne n’échouerai pas. Il parlera, bon gré mal gré, mais il parlera.

- Bien ! A présent, nous vous laissons. La route est longue jusqu’à Nar Shaddaa. Contactez-nous dès que vous êtes arrivés en orbite afin que Koorde prenne son poste pour vous assister depuis le Space Kraken. A dans… disons, 2 jours. Bonne chance, agent Monchar. Et faites nous honneur !

- Oui, colonel !

Gunray répondit par un léger hochement de tête approbateur avant de tourner les talons pour quitter le vaisseau de Monchar, Koorde lui emboîtant le pas. Les deux droïdes commando se rendirent quant à eux dans la salle de maintenance où ils resteraient désactivés pendant tout le trajet.

Monchar s’installa aux commandes à bord du cockpit et alluma les systèmes du vaisseau avant d’activer l’ordinateur de navigation pour programmer l’itinéraire vers la Lune des Contrebandiers.

Cinq minutes plus tard, le vaisseau quittait le hangar C-18 du Space Kraken, pivotait sur lui-même et entrait en hyperespace, direction Nat Shaddaa.

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Re: La traque.

Messagepar Xander » 13 Septembre 2017, 17:13

Arrivé en orbite de Nar Shaddaa après un voyage en hyperespace de plus de trois jours, Unfriik Monchar contacta immédiatement le centre des opérations d’Echelon X :

- Ici agent Monchar à opérateur. Koorde, vous me recevez ?

La réponse ne tarda pas à se faire entendre, Koorde étant à son poste afin d’y vaquer à diverses tâches en attendant que Monchar le contacte :

>> Ici Koorde, je vous reçois, Monchar. Alors ça y’est, vous êtes arrivé, collègue ?

- Affirmatif ! Prévenez le colonel Gunray que je suis en orbite de la lune et que j’attends d’être contacté par le contrôle orbital.

>> Ok ! Sauf si le colonel vous recontacte avant, on rétablira la liaison une fois que vous aurez posé votre vaisseau.

- Reçu, terminé !

A présent, il fallait attendre au beau milieu de cette longue file de vaisseaux qui se rendaient vers la Lune des Contrebandiers, ce qui signifiait devoir patienter plus d’une heure avant que son tour n’arrive. Cela dit, la discipline militaire de Monchar lui avait permit à maintes reprises de travailler et affiner cette vertu. Et puis, chaque minute qui passait le rapprochait de son but en tout cas, c’est ce dont il ne cessait de se convaincre.

Au bout de ce qui sembla une éternité et après avoir passé le contrôle orbital en prenant connaissance des tarifs en vigueur sur Nar Shaddaa, Monchar atterrit enfin dans le spatioport d’un secteur proche du secteur Travesh.

- Koorde, je suis arrivé à destination.

>> Reçu, Monchar, ne quittez pas !

>> Monchar, ici Gunray. Vous êtes où exactement ?

- Colonel, on m’a affecté un point de parking dans le secteur Arylish. D’après mes données, il est proche du secteur Travesh. Je devrais pouvoir atteindre la Pinte de Bacta assez rapidement.

>> Bien! Déployez vos droïdes commando et qu’ils soient prêts à agir en cas de besoin mais seulement si nécessaire. La première approche consiste à soudoyer le Rodien Rouge. On va voir jusqu’à quel prix sa « conscience professionnelle » reste ferme.

- Reçu colonel !

>> Bien! Allez-y et faites moi un rapport à l’issue de votre entretien. Et je vous rappel avec insistance que l’échec n’est pas permit, Monchar, tenez vous le pour dit. Terminé !

- Oui, colonel. Terminé !

Monchar quitta son vaisseau en compagnie de ses deux droïdes commando et, après avoir réglé les formalités avec un agent travaillant au spatioport, il embarqua dans un taxi en direction du secteur Travesh.

Une fois arrivé sur place et après avoir réglé la facture au chauffeur, Monchar pressa le pas en direction de la Pinte de Bacta qu’il repéra assez facilement suite aux indications fournies par les personnes qu’il avait abordé pour demander son chemin. Deux Rodiens armés étaient en faction devant la porte d’entrée tandis qu’un Humain, plus légèrement armé, s’occupait de filtrer les entrées. Monchar, encore éloigné du bâtiment et en retrait, donna ses instructions à ses deux droides.

- Infiltrez-vous discrètement dans l’établissement et tenez-vous prêts à agir sur mon ordre ou si ça dégénère. Envoyez-moi un signal lorsque vous serez en position.

- 5 sur 5 !

- 5 sur 5 !

Les deux droïdes commando escaladèrent la paroi du bâtiment derrière lequel ils étaient retranchés avec Monchar avec une facilité déconcertante.

Monchar s’approcha des de la Pinte de Bacta et se rangea dans la file d’attente des personnes désirant entrer dans l’établissement, jusqu’à ce que vienne son tour d’être examiné par le Rodien.

- Vous pouvez entrer… Mais on vous a à l’œil alors laissez vos armes bien rangées sur vous.

Monchar se contenta d’un hochement de tête avant de pénétrer l’établissement. Une fois à l’intérieur, le Rodien qui l’avait interpellé contacta immédiatement son supérieur pour lui signaler la présence d’un Neimoïdien armé.

Quelques minutes plus tard, Monchar était à l’intérieur, cherchant du regard le Rodien Rouge. Etait-il de couleur rouge à proprement parlé ou bien n’était-ce qu’un pseudonyme pompeux ? La réponse ne tarda pas à se manifester alors que deux Weequays vêtus comme les Rodiens de l’entrée vinrent interpeller l’ex général.

-Suivez-nous, vous êtes attendus !

Monchar fronça les sourcils et rapprocha doucement sa main droite vers son blaster rangé dans son holster, mais les Weequays l’en dissuadèrent lorsqu’ils en firent de même.

- Le Rodien Rouge vous attend !

- Ok, je vous suit.

Le trio se mit en route alors qu’un discret signal venant de l’intercom de Monchar se fit sentir par vibration. Les droïdes commandos étaient en poste quelque part dans la salle, prêts à intervenir. Monchar étudia toutes les personnes présentes dans l’établissement. Il y avait de nombreux hommes armés, tous vêtus comme les Rodiens de l’entrée et les Weequays qui l’escortaient vers le Rodien Rouge, mise à part bien sur les clients de l’établissement. Il ne faisait aucun doute que la sécurité avait été renforcée pour lui, le Rodien Rouge étant au courant de l’inévitable visite de la FDC dans son établissement.

Les deux Weequays emmenèrent Monchar vers un salon privé occupé par un Rodien tout ce qu’il y avait de plus « vert » de peau, une jeune Twi’Lek habillée en tenue sexy au bras de ce dernier et deux Humains vêtus des mêmes tenues que les autres hommes de main, armés de blasters.

- Asseyez-vous, mon ami, je vous attendais, fit le Rodien en même temps qu’il se libérait de l’étreinte de la Twi’Lek qui se contenta de rester assise à ses côtés.

- Vous... m’attendiez !?

- Pas vous personnellement, mais je savais que la FDC allait envoyer quelqu’un. Allons, ne faites pas l’étonné, vous savez très bien que je sais que vous avez intercepté la communication entre moi et…

- B’arn, fit Monchar tout en prenant place en face du Rodien Rouge tandis que les deux Weequays se postaient derrière lui à sa gauche et à sa droite. Ainsi bien entouré, Monchar savait qu’il serait difficile de chercher des noises au Rodien Rouge. Ce dernier était malin et avait prévu cette entrevue et s’y était préparé en conséquence et ça, depuis plusieurs jours en attendant que le moment vienne.

- Et B’arn, ce crétin de Taliso B’arn. Vous boirez quelque chose ? C’est ma tournée.

- Non ça ira !

- Quoi, vous avez peur que je vous empoisonne ? Tant pis pour vous. Allez ma belle, va t’occuper des clients !

La Twi’Lek quitta la table et salua Monchar de la tête avant de s’éloigner.

- Bon, on va pas y aller par quatre chemins et encore moins nous offenser l’un l’autre à nous prendre mutuellement pour des imbéciles alors c’est quoi le plan ? Me faire cracher le morceau par la force ? Me payer pour que je balance qui a commandité l’assassinat de Grendo S’orn ?

- Vous connaissez la Fédération du Commerce et ses habitudes, encore plus ses moyens financiers. Si on pouvait éviter la confrontation, ça serait mieux alors combien voulez-vous pour me fournir les informations dont j’ai besoin ?

Monchar méprisait profondément la racaille à laquelle appartenait le Rodien Rouge. Ces vauriens, voleurs, criminels et assassins étaient de la vermine à ses yeux, cela dit, le vétéran maîtrisait parfaitement ses émotions et faisait abstraction de ses sentiments personnels. La mission était importante et le Rodien Rouge avait les réponses à ses questions. Il ne fallait donc pas se rater.

- Combien vous proposez ?

- 10 millions !

- 10 millions !? Une belle somme, mais là on parle de votre Roi. C’est tout ce qu’il vaut aux yeux de la FDC ?

- 15 millions !

- Hmmm, peut mieux faire.

- 20 !

- Hmmm, ça devient intéressant ! Mais non !

- N’abusez pas de ma patience, Rodien Rouge…

- Sinon quoi ? Vous savez où vous êtes ici, n’est ce pas ? Vous êtes sous mon toit et qui plus est, bien gardé. Vous allez faire quoi, sortir votre blaster en espérant être plus rapide que mes hommes et me tirer dessus ? Et après, vous croyez que vous allez pouvoir sortir d’ici ? Oh, je suis loin d’être débile, j’imagine que vous n’êtes pas venu seul, vous avez quelques cartes dans votre manche, mais au final, ça ne vous apportera pas vos réponses, surtout si vous me tuez.

- Et si c’est moi qui meurt, vous croyez vous en tirer à bon compte ?

- Peut-être. Après tout, on est chez les Hutts ici et même si je ne suis ni spécialement en bon ou mauvais termes avec eux, je doute qu’ils voient votre intrusion dans leur territoire d’un bon œil, surtout si vous envoyez une flotte ou juste un peu plus d’hommes. Vous croyez vraiment que vos supérieurs vont prendre de tels risques pour vous ?

- Alors qu’est ce que vous voulez ?

- Moi ? Mais je ne veux rien, c’est vous qui voulez quelque chose, mon ami. Je suis un homme d’affaire, mon cher. Et dans mon domaine, j’ai acquis ma réputation justement sur le fait que je respecte ma part du contrat et que je garanti l’anonymat de mes clients. Si je commence à renier mes principes, ma crédibilité va se retrouver dans les égouts et qui va faire appel aux services d’un individu qui n’est pas capable d’assurer sa fiabilité ?

- La FDC est prête à vous payer une somme suffisamment conséquente pour vous mettre à l’abri du besoin jusqu’à la fin de vos jours et de ce fait, ne plus vous obliger à « travailler ». Qui vous en voudrait d’accepter une telle proposition ?

- En effet, je pense que beaucoup comprendraient. Mais mes hommes ? Vous y avez pensé ? Si j’accepte votre proposition. Je vais tout plaquer et les laisser tomber ? Je doute qu’ils voient ça d’un très bon œil et qui me protègera des éventuelles représailles ?

- Alors on fait quoi ? Vous voulez que la FDC rince toute votre armée de mercenaires ?

- Non ! Ce que je veux, c’est que vous arrêtiez de me faire perdre mon temps et que vous quittiez mon établissement, vous et vos éventuelles mauvaises surprises. Vous voulez savoir qui a commandité le meurtre de votre Roi ? Cherchez parmi vos plus puissants rivaux. Qui parmi vos ennemis serait prêt à faire appel à quelqu’un pour assassiner votre Roi et surtout, qui en aurait les moyens ? Je ne suis pas donné. Procédez par élimination. Je ne sais pas moi. Si vous avez été assez malins pour remonter jusqu’à moi, vous le serez pour remonter à la source. Bref, je vous ai déjà bien assez aidé comme ça, maintenant, je vous serais gré de quitter mon établissement sans faire d’histoire et ne plus y remettre les pieds. Ce n’est pas un endroit pour vous ici, rendez vous service. Et n’oubliez pas qu’ici, la FDC n’a aucune autorité et surtout aucune ressources. Vous n’êtes pas en position de force, mon ami.

Monchar était acculé. La solution la moins déplaisante pour les deux parties était sur le point d’échouer et il allait peut être falloir envisager la manière forte. Cela dit, comme le lui avait fait remarquer le Rodien Rouge, il n’était carrément pas en position de force. Deux Humains assis de chaque côté du Rodien Rouge lui faisait face, devenant de plus en plus nerveux et prêts à dégainer tout moment, deux Weequays étaient postés derrière lui et étaient tout aussi attentifs à l’évolution de la situation et la salle était pleine d’autre hommes de main armés dont certains jetaient des coups d’œil alertes en direction des deux interlocuteurs. Dans le pire des Cas, Monchar se ferait cribler de lasers avant même de pouvoir se servir de son arme et dans le meilleur des cas, il se ferait tuer après avoir réussi à tirer sur le Rodien Rouge mais dans l’un ou l’autre des cas, la mission serait un échec total.

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