Hana Kyber, The Force is Strange

Hana Kyber, The Force is Strange

Messagepar Hana Kyber (L'Observateur) » 15 Janvier 2016, 02:14

Nom Vall
Prénom Dameri
Nom d'emprunt Kylo Ren Hana Kyber
Genre Féminin
Espèce Humaine

Âge et date de naissance 17 ans, 200 Ap. B.Y.
Planète d'origine Bastion
Groupe de départ Conglomérat Impérial
Rang de départ Civile
Niveau de personnage Novice

Histoire

Une visite inattendue
200 Après B.Y., Bescane

« Maître Vall, dois-je préparer une collation ?
Non, ça ira C7-RP. Si l'Empereur me rend visite en cette heure si sombre ce n'est pas pour prendre le thé... Retourne à l'intérieur et attends mes instructions. »

Tiré de son lit au milieu de la nuit, Loghit Vall s'était précipité sur la plateforme privée de sa villa de Bescane pour une visite imprévue. Gilad Tavira en personne se rendait chez lui de manière tout à fait officieuse. L'ancien Moff avait des rides de fatigue et de tristesse. Il ajusta le col de son uniforme et riva ses yeux sur le ciel. La navette personnelle de l'Empereur ne devait plus tarder. En effet, elle perça les nuages gris qui cachaient la lune et fila droit vers lui. Il l'observa avec appréhension tandis qu'elle se posait puis se rapprocha de la rampe pour accueillir son vieil ami. La rampe s'abaissa et laissa descendre deux gardes impériaux qui se rangèrent à gauche et à droite avant de se mettre au garde à vous.

« Votre Majesté !, salua Loghit en voyant l'Empereur apparaître à son tour.
Ne soyez pas si formel, mon ami. Surtout pas ce soir. » répondit Gilad, la mine sombre.

Le Père de l'Empire descendit lentement la rampe, précédant un chariot médical antigrav surveillé par un droïde. Bien sûr, Loghit savait déjà ce qu'il transportait, ou plutôt... qui. Un nouveau né, prématuré. Gilad le lui avait annoncé une heure auparavant par hologramme. Il lui avait surtout expliqué les circonstances qui entouraient sa naissance.

« Entrons, Loghit. J'ai beaucoup à vous dire. Vous deux, attendez-moi ici.
À vos ordres, Votre Majesté. »

L'esprit de Vall s'agita. Il avait milles questions à poser à son ami et Empereur. Pour commencer, pourquoi n'était-il pas à bord de son vaisseau de commandement en train de mener campagne contre les Jedi ? Voilà trois jours que ceux-ci avaient assassinés Irulan Fel, l'Impératrice ! Qu'est-ce qui était important au point de distraire l'Empereur de son chagrin et de sa vengeance ? Et pourquoi cette enfant était là ? Mais la curiosité et l'inquiétude de Loghit passaient au second plan face à sa loyauté et son amitié. Il hocha la tête en silence et invita l'Empereur à le suivre dans ses appartements.

« Pardonnez-moi pour cette intrusion nocturne, mon vieil ami, s'excusa Gilad quand ils furent enfin assis dans le splendide salon du maître des lieux. Ce dernier agita une main gênée.
Allons, je suis la dernière personne à qui vous devez des excuses ! Vous savez bien que ma porte vous est toujours ouverte, et que mon bras armé est le votre !
Et c'est précisément pour cette raison que j'ai besoin de vous aujourd'hui, de vous et de nulle autre. »

L'ancien Moff plissa les yeux, honoré mais toujours inquiet. Il ne pouvait s'empêcher de jeter de brefs regards à l'enfant installé dans son « berceau » et laissé aux bons soins du droïde. Le nourrisson dormait profondément, la respiration tranquille. Loghit reporta son attention sur son ami. Il avait la mine d'un homme qui n'avait pas dormi depuis des jours... Probablement depuis la mort de sa bien-aimée. Malgré tout, il se tenait droit et fier, et le cœur de Loghit se serra en pensant à ce qu'il devait ressentir.
Les flammes de la cheminée dansaient dans le foyer, projetant des ombres sur les deux hommes. On entendait plus que le crépitement du feu, jusqu'à ce que Gilad ne reprenne la parole.

« Cette enfant..., commença-t-il, cherchant ses mots. Loghit aperçut les poings de son visiteur se serrer. Je veux que vous l'éleviez, Melda et toi. Et que vous la surveilliez.

Les yeux de Vall se posèrent lentement sur le bébé. Il sentit son cœur battre la chamade en repensant à la discussion holographique qu'ils avaient tenue plus tôt.

« J'avoue ne pas comprendre, fut tout ce qu'il parvint à dire après une minute de silence. Pourquoi nous la confier ?
Je refuse de la remettre aux Jedi, mais je ne veux pas non plus qu'elle grandisse sur Bastion. Et il est hors de question qu'elle devienne Chevalier Impérial. Je vais être honnête, mon ami. J'ai longtemps hésité sur son sort, et j'ai brièvement envisagé de lui ôter la vie. »

Loghit se couvrit la bouche avec la main. Il se demandait comment il aurait réagi à la place de son ami : aurait-il eu assez de sagesse pour se retenir ? Un infanticide était le pire crime possible mais si sa femme mourait, le vieux Moff ignorait s'il serait capable de rester rationnel. Et si la pensée avait caressé l'esprit de l'Empereur, il avait abandonné cette sinistre idée.

« Loghit, un enfant ne doit pas être jugé pour le crime de ses parents.
Et vous avez raison, bien sûr. Je l’élèverais comme il se doit. » acquiesça le vieil homme en se caressant le menton.

Première escapade
213 Après B.Y., Bescane

« Pas si vite, jeune fille !
Qu'y a-t-il, mère ? »

Dameri, la fille adoptive de Loghit et Melda Vall, se tenait sur le seuil de la villa familiale, en tenue d'écolière avec son sac en bandoulière. Elle était pressée de s'en aller et serait déjà loin si ce n'était pour la vigilance légendaire de sa mère. Les mains sur les hanches, Melda confronta sa fille avec une expression mêlée d'amusement et de consternation. Ce n'était pas la première fois qu'elle la surprenait sur le point de partir discrètement !

« Dameri, où vas-tu comme ça ?
Je vais faire mes devoirs chez Jadessa, mentit la jeune fille.
Tu es très studieuse ces derniers jours, répondit sa mère, soupçonneuse.
... Oui. Je ne rentrerais pas trop tard, à tout à l'heure, mère !
Maîtresse, permettez-moi de vous préparer une collation ! Je connais plus de six millions de recettes de sandwichs, et...
Pas besoin, C7 ! À tout à l'heure !, répéta Dameri avant de partir en courant.
Décidément.
Que dira Loghit en rentrant... » soupira Melda en regardant la porte se refermer automatiquement derrière sa fille.

Cette dernière se dirigea vers la station de tram la plus proche, à dix minutes à pied. En chemin, elle croisa d'autres enfants de sa tranche d'âge qui marchaient en groupes, discutant et riant avec insouciance. Contrairement à elle, ils ne portaient pas d'uniforme. Tout le monde n'avait pas la chance d'aller à l'école la plus prestigieuse de la planète, l'Académie Calixte...
Arrivée à la station, Dameri fouilla dans son sac à la recherche de sa carte de transport puis fit glisser celle-ci sur la borne à l'entrée du quai. Elle se joignit à la foule qui attendait l'arrivée du prochain tram lorsqu'une annonce de la gare signala un retard de cinq minutes à cause d'un accident de voyageur. La petite chercha donc une place libre où s'asseoir en attendant, place qu'elle trouva entre un homme d'affaire et une étudiante, tous les deux Humains – comme l'écrasante majorité des habitants de la planète.

Dam observa les autres usagers autour d'elle pour passer le temps. Une bande d'enfants pas plus grands qu'elle échangeait des gizkamons capturés sur le jeu du même nom, une application Holonet qui faisait fureur depuis quelques années. Peut-être qu'elle se serait joint à eux si elle avait été moins timide.
Un peu plus loin, des adultes parlaient du sabotage des chantiers navals de Mon Calamari et de Kuat. Elle qui n'avait jamais connu que la paix et l'ennui avait du mal à bien réaliser l'importance des évènements récents et se demanda, confuse, si elle devait culpabiliser ou pas.

« Le tram à destination de Palais Impérial-Musée du Sanglier-Loup arrive. Éloignez-vous de la bordure du quai » annonça une voix synthétique dénuée d'émotion.

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Dameri se leva et se faufila entre les gens qui bloquaient la sortie du tram. La surpopulation de Bescane n'épargnait aucun endroit, et surtout pas la capitale, Lumchugger's Hub. C'était pour ça que tous les matins, C7-RP l'amenait à l'école à bord d'une navette de luxe, ce qui avait le don de l’embarrasser au plus haut point car même si l'Académie Calixte était une institution dédiée aux familles riches la plupart des élèves et les professeurs venaient en airspeeder. Se mêler aux gens normaux, comme elle les considérait, était l'une des raisons pour laquelle elle aimait prendre les transports en commun quand elle le pouvait.

Les portes automatiques se refermèrent derrière elle. Comme d'habitude le tram était bondé, mais cela ne la dérangeait pas. Pour faire passer le temps plus vite, elle s'empara de son Holocom 9000 et brancha ses écouteurs avant de lancer sa playlist favorite. En ce moment, elle s'était éprise d'un artiste indépendant nommé Leslye Bluue, et plus particulièrement de ses morceaux "Mon Nagai Ne M'Écoute Plus" et "Qu'Est-Ce Qu'On Donnerait Pas Pour Du Gizka". Les yeux fermés, elle se laissa bercer par la mélodie pendant que les stations défilaient. Elle fut tirée de ses rêveries vingt minutes plus tard lorsque la même voix artificielle déclara qu'ils étaient arrivés à sa destination.

« Mémorial YT-s125. À cette station, descente à gauche. »

La plus élémentaire des politesses était de laisser descendre avant de monter. Malheureusement cette convention n'avait pas cours dans la capitale de Bescane, aussi Dameri dut jouer des coudes pour quitter le tram avant que celui-ci ne redémarre. Elle s'accorda un instant sur le quai pour souffler et laisser les passagers s'éparpiller dans la station avant de se mettre en route vers sa sortie. La jeune fille savait exactement où elle allait. Ce n'était certainement pas chez « Jadessa » comme elle l'avait dit à sa mère en partant. Dameri fut parcourut d'un mélange d'excitation et de culpabilité en repensant à son petit mensonge. C'était la première fois qu'elle mentait effrontément, elle l'enfant modèle, mais il y avait une bonne raison à cela : protéger son nouveau jardin secret.

Les rues se firent de moins en moins fréquentées au cours des quinze minutes nécessaires pour se rendre à l'usine désaffectée qui était devenue l'objet de toutes sa curiosité et son nouveau (et seul) terrain de jeu. Un sourire fripon se dessina sur le visage de Dameri quand elle vit apparaître la façade de l’édifice, perdu dans le quartier industriel. Un endroit, à sa connaissance, qu'elle était la seule à visiter. Elle contourna le bâtiment pour emprunter une porte de service au verrou défaillant et parvint à l'intérieur de ce qui était autrefois une zone de stockage pour droïdes. Aujourd'hui, il n'y avait plus que de la poussière et des déchets industriels qui s'accumulaient dans les coins. Au revoir, droïdes rutilants, bonjour, pièces détachées ! Elle attrapa un tube de métal long de cinquante centimètres dans une pile de débris puis quitta la salle avec en tête l'idée d'arpenter les couloirs au hasard.

Le silence habituel des lieux fut dérangé par le bruit de ses pas et du bâton qu'elle faisait traîner négligemment sur le sol. De temps en temps, elle s'arrêtait pour étudier quelque chose qui attirait sa curiosité : une carcasse de droïde qui lui envoyait un regard implorant, une grosse machine industriel qui ne demandait qu'à être mise en marche... Pour Dameri, tous ces objets inanimés étaient semblables à des reliques d'un passé révolu. Elle essayait de se les imaginer « de leur vivant ». Autrefois, des gens avaient vécu et travaillé ici, et toutes ces machines aujourd'hui éteintes tournaient alors à plein régime. Il ne fallait pas grand chose pour fasciner une enfant de treize ans, et elle était comblée.

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Dameri arriva en vue d'une chaîne de production dont le tapis roulant était recouvert d'une épaisse couche de poussière. Elle trouva plusieurs pièces de machinerie installées le long de la chaîne. Des machines qui fabriquent des machines... Elle se rapprocha doucement du tapis, lâcha son bâton par terre, puis laissa un témoignage de son passage en marquant « Dameri était là ! » dans la poussière. La jeune fille laissa échapper un rire espiègle mais s’interrompit et sursauta brusquement en entendant un bruit sourd et métallique dans son dos. Elle se retourna immédiatement en cherchant d'où il pouvait provenir. À tâtons, elle ramassa son bâton qu'elle brandit maladroitement devant elle.

« Il... Il y a quelqu'un ? » demanda-t-elle, peu rassurée.

Les yeux plissés, elle scruta le reste de la pièce plongée dans l'ombre. Il lui fallut quelques secondes pour remarquer le bras de droïde rouillé qui gisait au sol. Dameri relâcha sa vigilance et, de sa main libre, se gratta la tête. Elle n'avait pas remarqué de bras en arrivant, peut-être parce que son attention avait été attirée par les imposantes machines de montage... Elle hésitait encore entre poursuivre son exploration ou non lorsqu'elle sentit une main se refermer sur son bras et la tirer violemment en arrière. Elle tomba sur le dos en poussant un cri de surprise puis de douleur lorsqu'elle vit une botte lui écraser l'avant-bras pour la forcer à lâcher son arme improvisée. Son agresseur l'immobilisa en lui montant dessus à califourchon comme un vulgaire animal. Dam constata alors qu'elle avait affaire à une fille, d'un ou deux ans son aînée, les cheveux teints en bleu. L'inconnue lui recouvrit la bouche de sa main gauche et la menaça avec une lame à cran d'arrêt de l'autre.

« Mmmh ! Mmhmhm !
Dans deux secondes, je te lâche. Si tu hurles à l'aide, je t'égorge comme un cannok ! » l'avertit l'assaillante sur un ton menaçant.

Terrifiée, Dameri cligna des yeux en guise de réponse. La punk rapprocha sa lame près de la gorge de sa victime, puis retira sa main de sa bouche.

« T'es qui ? Tu fais quoi là ?, demanda-t-elle avec mépris.
Je suis personne ! Je voulais juste explorer !, répliqua Dameri en louchant sur la pointe du couteau.
C'est ça !
Je le jure ! »

Elle n'avait pas l'air d'y croire et leva son arme comme pour la lui planter au visage. Dameri ferma les yeux en levant ses mains pour se protéger.

« Mais... T'es qu'une écolière, remarqua l'adolescente.
Et qu'est-ce que tu croyais que j'étais, répondit sa victime, pas prête de se remettre de ses émotions.
Merde, j'ai cru que t'étais une autre de ses pouffiasses. Merde ! »

Elle relâcha Dameri et s’essaya sur le tapis poussiéreux, les jambes croisées. La pauvre Dameri était encore sous le choc et n'osait pas bouger. Quand elle trouva le courage d'ouvrir les yeux, elle vit la jeune fille qui l'avait attaquée sortir un paquet de cigarettes de sa veste. Leur regard se croisèrent, et elle lui tendit le paquet.

« Non merci, je ne fume pas... Eh ! Attends, tu viens de m'agresser je te rappelle !
Et alors ? Pfff ! Refuser des Marlgizka, j'te jure, soupira-t-elle en prenant une cigarette.
Et alors... Et alors... » répéta Dameri, incrédule et incapable de trouver les mots qu'elle cherchait.

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L’insouciance de cette inconnue agaçait la jeune fille. Debout et toujours sur ses gardes, elle la contempla qui fumait sans un bruit. Si elle n'avait pas été si énervée, Dameri aurait admit que son look avait un certain charme. Elle aurait même été jalouse, car l'Académie Calixte imposait à ses élèves de porter l'uniforme même en dehors des cours. Elle avait du vernis à ongles bleu pétillant, de la même couleur que ses cheveux. De splendides tatouages lui couvraient les bras. Elle portait un bonnet bleu, et des vêtements qui lui donnaient l'air rebelle – un comble pour un citoyen de l'Empire ! La gamine essaya de s'imaginer avec le même style mais secoua rapidement la tête ; contrairement à l'inconnue, cette image ne lui allait pas... Du moins, c'est ce qu'elle croyait. N'allez pas contredire une adolescente avec peu d'estime pour elle-même ! Encore plus énervée après avoir réalisé combien elle était différente de cette jeune rebelle si désinvolte, elle tourna les talons et s'en alla en fulminant la tête basse.

« Où tu vas ?
Ça se voit, non ? Je m'en vais !
Roh, attends. Dis-moi au moins ce que tu fais là. Je croyais que tu venais pour récupérer le fric de... Laisse tomber.
Ça ne me regarde pas !, cria-t-elle, en colère.
Si tu restes, je te montre un truc cool. »

Dameri s'immobilisa à quelques pas de la porte. L'inconnue avait réussi à gagner son attention, mais pas sa confiance. Qui sait, peut-être comptait-elle la jeter dans un sous-sol où des chiens kath avaient élu domicile, ou pire encore ! Elle pesa le pour et le contre un moment puis se retourna, vaincue. La punk aux cheveux bleus éclata de rire et jeta sa cigarette.

« Je savais que ça te dirait !
Humpf ! »

L'écolière faisait la moue mais ne pouvait pas résister à l'envie de suivre cette invitation mystérieuse. Elle fit bien attention quand même à garder une distance de sécurité de cinq mètres entre elles au cas où elle lui préparait un mauvais tour.

« Au fait, comment tu t'appelles ?
Toi d'abord...
Toujours sur la défensive à ce que je vois !
Et j'ai de bonnes raisons, non ?
Tu penses ?, ricana-t-elle en se retournant, l'air malicieux. Moi c'est Hana. Bienvenue dans mon domaine !
Je pensais que c'était abandonné..., marmonna Dameri en continuant son chemin, passant devant Hana qui s'était arrêtée. Cette dernière secoua la tête et se remit en marche.
Comment tu as trouvé cet endroit ?
Un garçon de ma classe essayait d'effrayer des filles avec une histoire d'usine hantée. J'étais curieuse alors je suis allée voir... Mais je ne crois pas aux fantômes, ajouta-t-elle embarassée, les joues rosies.
Qui sait, peut-être qu'on trouvera l'esprit d'un droïde assassiné par son amante !
Très drôle. Où est-ce que tu m'emmènes ?
C'est une surprise ! »

Hana entraîna Dameri vers une partie de l'usine qu'elle n'avait pas encore bien explorée. Son pas était à son image, assuré – elle marchait comme si les lieux lui appartenaient. Après quelques minutes qui s'écoulèrent en silence, elles furent bloquées par une porte verrouillée.

« C'est ça que tu voulais me montrer ?
Mais non. Laisse moi une minute. »

La rebelle s'approcha de la porte et passa sa main sur le verrou. Elle l'étudia rapidement, surveillée par Dameri, puis y brancha un petit appareil qu'elle manipula d'une main experte. Un déclic se fit entendre, suivi de l'ouverture de la porte.

« Je parie que tu sais pas faire ça ! Impressionnée ?
M–Même pas. » avoua Dameri en tâchant de dissimuler son admiration sans grand succès. Hana devina ce qu'elle pensait vraiment mais ne la taquina pas plus et l'invita plutôt à la suivre.

La porte débouchait sur une ancienne aire de livraison qui s'étendait sur plus d'un kilomètre. Dameri remarque par terre des signes à demi effacés, sûrement des repères pour les navettes qui venaient autrefois débarquer des marchandises. Elle fut tirée de son observation par sa camarade qui l'attrapa par le poignet avec impatience.

« Par là ! »

Elle la tira vers une série de hangars sur le bord du terrain. Hana jeta son dévolu sur le troisième, dont elle déverrouilla le rideau métallique en répétant la même performance de cambrioleuse amateur que tout à l'heure. L'intérieur était plongé dans la pénombre et il leur fallut quelques secondes pour s'habituer à l'obscurité. Le hangar était vide à l'exception d'un établi dans un coin et, au centre, une masse informe recouverte par une toile. Alors que Dameri se demandait de quoi il pouvait bien s'agir, sa complice tira la couverture d'un geste théâtral.

« Tadaa !
Oh ! »

Une motojet de dernière génération en très bon état trônait sous les yeux de l'écolière. Elles avaient été bannies à cause des gangs de racers qui sévissaient dans la mégapole depuis bien avant sa naissance. Leurs « exploits » passaient régulièrement sur Holonet et étaient entrés dans la culture populaire.

« Alors ?
C'est chouette, je suppose, répondit Dameri en se rapprochant de l'appareil à la ligne élancée.
C'est tout ce que tu trouves à dire à propos de cette merveille ? Une VB-16 Ark ! » s'amusa-t-elle.

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Elle fit glisser son doigt sur la carrosserie sous le regard excité de Hana qui était restée à l'entrée. Oh, elle ne se prenait pas pour une experte, c'était juste de la curiosité. Il n'était de toute façon pas question de monter dessus, encore moins de démarrer ! Ces engins étaient dangereux, mortels.

« On fait un tour ?, proposa la délinquante en puissance.
Quoi ?, répondit Dameri en regardant tour à tour la moto puis sa camarade. Là-dessus ?!
Ben oui, là-dessus ! Quoi d'autre ?
Si c'est pas toi qui me tue, c'est mon père qui le fera s'il apprend que je suis montée sur ça !
Il a qu'à pas l'apprendre alors. »

Avec un clin d’œil avenant, elle sauta sur la selle en cuir. Ce n'était pas la première fois qu'elle montait sur un tel engin, et Dameri ne pouvait plus mentir : elle avait la classe. Impossible de lui en vouloir, même après leur rencontre mouvementée. Mais il y avait toujours un gouffre de différence entre elles. L'écolière n'appartenait pas au même monde.

« Je ne suis pas sûre... Tu n'es pas un jeune pour piloter ça ?
Si tu laisses de telles considérations te freiner, tu vivras jamais.
Je crois... Que je ferais mieux de rentrer...
Meuf, tu vis aujourd'hui, pas hier, pas demain. Monte ! »

Ne laissant pas à son cerveau le temps de trouver une bonne excuse, ses jambes l'emportèrent vers l'arrière du véhicule. Elle grimpa derrière la tentatrice et s'y agrippa en fermant les yeux.

« Je suis vraiment en train de le faire.
Carrément. Accroche-toi ! »

La pilote tête brûlée mit le contact. Le moteur de la moto se mit aussitôt à vrombir et elle s'éleva au-dessus du sol avant de pivoter brusquement à 90°. Dès qu'elle fut en face de la sortie, Hana mit la gomme et l'engin fila à l'extérieur. L'accélération arracha un cri de surprise, de joie et de terreur à Dameri. Passer de 0 à 300 km/h en deux secondes était une sensation aussi excitante que décoiffante.

« C'eeeeeeeeeest génial !
T'es un peu coincée non ? Lâche-toi, hurle un peu ta joie ! Attention, j'ai démarré en douceur mais là j’accélère !
Parce qu'on peut aller encore plus vite ?!
Putain, t'as encore rien vu ! »

Dameri trouva le courage d'ouvrir les yeux. Elles avaient déjà atteint l'autre bout de l'aire de livraison mais Hana continuait tout droit. De toute évidence, elle n'en était pas à sa première vadrouille sur cette bécane. Le quartier entier devait être son terrain de jeu ! Bientôt, elles rejoignirent la route. La moto ne cessait de prendre de la vitesse, jusqu'à atteindre 600 km/h. Le décor défilait trop vite pour être apprécié, tout était flou, mais peu leur importait.

« Tu fais ça souvent ?!, cria Dameri. Malgré le champ de force high-tech qui protégeait le pilote du vent (et des mouches), elle devait presque hurler pour se faire entendre.
De temps en temps, quand je veux me changer les idées ! Avoue que ça déchire !
C'est–Elle s'interrompit puis éclata de rire. Oui, ça déchire !
C'est ouf !
Putain c'est ouf !
Ah ah ah, ça y est tu commences à piger ! Plus tard je t'apprendrais de beaux jurons, des insultes que même les Hutts n'osent pas utiliser ! »

Leur escapade urbaine dura plus d'une heure mais parût pourtant très courte à Dameri. La VB-16 ralentit progressivement avant d'entrer dans le hangar où Hana l'entreposait. En descendant, Dameri chancela et manqua de tomber. Elle ne dut son salut qu'à sa nouvelle amie qui la rattrapa avec un « Hop ! » enthousiaste. Elles s'allongèrent près de la moto en riant. L'écolière leva sa main devant son visage et constata qu'elle tremblait d'excitation. Les deux filles se reposèrent en silence quelques minutes avant que la plus grande ne se lève.

« Je suis là presque tous les jours à la même heure, dit-elle se passant les mains dans le dos pour en essuyer la poussière.
Je reviendrais. C'est sûr !
Et me feras-tu l'honneur de me donner ton nom ?
Dameri. » répondit-elle avec un large sourire.

Fuite en avant
216 Après B.Y., Bescane

« Dameri, je te trouve distraite ces temps-ci. Dameri, tu m'écoutes ?
Pardon, père.
Il a raison, Dam. »

Les Vall dînaient entre eux dans la grande salle à manger de la villa familiale. Malgré l'abdication de l'Empereur dont il était le Conseiller, Loghit avait beaucoup de travail et ne se rendait que rarement auprès de sa famille. La guerre faisait rage, même si elle n’atteignait toujours pas Bescane. Dameri avait les yeux rivés sur son assiette mais ses pensées allaient à Hana. Elle n'avait qu'une envie, la rejoindre. Elles ne s'étaient pas lâchées depuis leur rencontre trois ans plus tôt. Dameri aimait ses parents même si elle savait qu'elle était adoptée mais quelque chose la gênait dans sa vie, sans qu'elle puisse ne l'expliquer. Être élevée comme une princesse, étudier toute la journée, se préparer à une vie d'officier modèle dans l'Empire – on ne lui laissait pas le choix, tout lui était imposé. Il n'y avait que quand elle faisait les quatre cent coups avec sa meilleure (et seule véritable) amie qu'elle trouvait du sens à sa vie. L'adolescente changeait et grandissait sous l'influence de Hana. Elle était moins timide, plus spontanée aussi. L'avenir lui faisait moins peur avec elle à ses côtés.

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Elle fut ramenée à la réalité par son cher père.

« Tu pourrais me regarder, pour une fois que je suis là, soupira Loghit en s'essuyant la bouche à l'aide d'une serviette en soie.
Dameri, pourquoi ne nous as-tu pas annoncé la bonne nouvelle ?
Quelle bonne nouvelle ?
J'ai reçu des félicitations de son professeur. Ses résultats sont excellents, et elle représentera les élèves de son année lors de la Journée du Mérite.
C'est vrai ? Bravo, ma fille. C'est un honneur d'être major de sa promotion ! L'Empire enverra un officier vous rencontrer. Je me demande qui viendra sur Bescane cette année.
Je n'ai pas vraiment envie de recevoir une médaille juste parce que j'ai de bonnes notes...
Allons, ne dis pas ça. Dans quelques années, tu seras une citoyenne impériale, et tu feras la fierté de notre armée. Il n'y a rien de mal à avoir de la reconnaissance, ça t'aidera plus tard.
Je ne veux pas non plus être militaire !, cria-t-elle en se levant brusquement.
Bonté divine ! Maîtresse !
Dameri ! Excuse-toi immédiatement !
Ce n'est rien, Melda. Elle ne réalise pas encore sa chance. Dameri, monte dans ta chambre.
De toute façon j'en ai assez vu ici.
Dois-je lui apporter une collation, Maîtres ? »

L'adolescente s'inclina légèrement devant sa mère puis devant son père avant de quitter la pièce, hors d'elle.

« Ma vie est injuste ! » s'exclama-t-elle en appuyant sur le bouton de l'ascenseur qui allait l'amener au deuxième étage de la villa à plusieurs millions de crédits où elle avait une chambre de trente mètres carrés.

« Melda... Je suis désolé d'être aussi absent.
Je comprends ta loyauté pour l'Empire mais tu n'es plus tout jeune, Loghit. Après tous tes bons et loyaux services, tu as tout à fait le droit de laisser les autres prendre le relais.
Et si je te disais que je viens de recevoir une offre que je ne peux refuser ?
Si tu me disais ça, je ne serais ni surprise, ni déçue. D'abord Data, maintenant Dameri... C'est difficile de grandir sans père. Je savais à quoi m'attendre en t'épousant mais c'est dur, parfois... »

L'adolescente aux hormones en ébullition se jeta à plat ventre sur son lit et dévora son oreiller, sans savoir contre qui elle était vraiment en colère. Contre son père, contre elle, contre l'Empire, contre le destin et sa vie toute tracée ? Il lui fallut plusieurs minutes (et plusieurs plumes d'oreiller) pour se calmer. Elle contemplait le plafond en silence lorsque son comlink vibra sur la table de chevet. Elle roula sur son lit impérial (littéralement) pour l'atteindre.

@ Hanagizka - 20:54
yo meuf
@ Hanagizka - 20:54
ramene toi a la base j'ai qqe chose a tmontrer
@ Dameri - 20:54
Je peux pas je suis punie T_T
@ Hanagizka - 20:55
pas d'emojis
@ Hanagizka - 20:55
fais le mur
@ Dameri - 20:54
Le mur fait 20m de haut chez moi
@ Hanagizka - 20:55
alors passe par la grande porte. jtatend
@ Dameri - 20:54
J'arrive :3
@ Hanagizka - 20:55
pas d'emojis!!


La jeune fille, qui n'était plus si modèle que ça, embarqua quelques affaires dans son sac d'école et se faufila hors de sa chambre. À pas de nexxu, elle traversa le couloir, emprunta l'escalier (l'ascenseur aurait fait trop de bruit), et descendit dans le hall d'entrée. Le plus dur était de passer devant la salle à manger sans éveiller l'attention de ses parents. Elle longea le mur en se recroquevillant.

« Je ne sais pas ce qu'on va faire d'elle. J'ai l'impression d'avoir échoué.
Ne dis pas ça. Tu as tout fait pour elle, tu as donné de ton temps et de ton énergie malgré tes responsabilités. Elle t'aime, même si elle peut avoir du mal à le montrer. »

Dameri s'arrêta au milieu du couloir. Comment résister à l'envie d'en entendre plus ? Mais la porte d'entrée était si proche. Elle risquait de se faire repérer si elle restait ici trop longtemps. Maudissant sa curiosité, elle décida pourtant d'en apprendre plus.

« Je ne comprends pas ce que l'Empereur voulait en nous la confiant.
Quoi ?, pensa l'enfant en tendant l'oreille.
Tu as fait exactement ce qu'il attendait. Elle est devenue une belle jeune fille, intelligente, serviable, et travailleuse.
Mais j'ai peur que son pouvoir latent se réveille. Peut-être qu'on aurait du la confier aux Chevaliers Impériaux dès le début.
C'est un risque que l'Empereur n'était pas prêt à prendre, et je lui en suis reconnaissante. C'est notre petite fille maintenant, et nous ne laisserons rien lui arriver !
Je sais... Je sais, pardonne-moi. C'est juste... Plus elle grandit, plus elle ressemble à sa mère. Quand je la vois, je repense au jour où Mestra a tué Irulan.
Dameri n'est pas comme sa mère ! Et sans l'influence des Jedi, ou de la Force, elle ne suivra jamais ses pas. Elle n'a besoin que de notre amour. »

Dameri était bouche bée. Elle ne comprenait pas de quoi parlaient ses parents. Qui était Mestra ? Et qui était Irulan ? Ce n'était tout de même pas Irulan Fel, l'Impératrice assassinée avant sa naissance ? Avant sa naissance, se demanda-t-elle avec stupeur. Combien de temps avant ? Sa date de naissance était-elle seulement réelle ? Jusqu'à présent, Melda et Loghit lui avaient dit que ses parents – tous deux stormtroopers – étaient morts sur Ossus lors de l'assaut sur les Jedi. Elle n'avait jamais été très curieuse sur leur vie car ses parents adoptifs étaient suffisants pour elle, même si Loghit n'était pas aussi présent qu'elle aurait souhaité.

L'adolescente ne savait plus que penser et se précipita hors de son foyer. La discrétion ne l'importait plus. Elle fuit la propriété de ses parents au pas de course et traversa la route sans regarder, manquant de peu de se faire renverser par un landspeeder dont le conducteur la couvrit de jurons. Elle se rendit à la station de tram, les yeux embués sans qu'elle soit bien sûre pourquoi. Le trajet se fit sans musique, sans contemplation, sans rêveries.

Comme promis, Hana l'attendait dans leur hangar secret. Son amie était accroupie près de sa moto, les mains dans le cambouis. Plusieurs outils traînaient par terre. D'habitude, Dameri aurait fait toute une histoire sur le bazar de la bricoleuse en herbe ; aujourd'hui, elle ne remarqua même pas les babioles et les pièces détachées.

« Ben alors, t'en as mis du temps, qu'est-ce que tu fou–Dam !, s'exclama Hana après s'être levée pour accueillir son acolyte. Qu'est-ce qui va pas, pourquoi tu pleures ? Elle lâcha ses outils – l'un d'entre eux lui tomba d'ailleurs sur le pied, et elle grimaça – et se précipita sur Dameri pour la prendre dans ses bras.
Moi ? Je pleure ?, répondit-elle calmement en remarquant seulement maintenant qu'elle avait les yeux humides. Qu'est-ce que tu voulais me montrer ?
C'est pas important ça. Raconte-moi ce qui t'arrive, ok ? »

Hana prit délicatement la main de Dameri et l'emmena vers l'établi. Elle en débarrassa la surface à la va-vite et l'aida à s'asseoir dessus avant de monter à son tour.

« Alors ?
Tu ne m'as jamais parlé de tes parents...
C'est vrai. Elle se massa les tempes, les coudes sur les genoux. Parce que y a pas grand chose à dire. Ma mère a refait sa vie avec un autre homme y a longtemps et mon père est un crétin de vétéran qui a plus d'admiration pour les TIE qui survolent la ville que pour sa fille.
Mon père aussi est militaire.
Ton père adoptif, c'est ça ? ... Et tes parents biologiques ?
En ce qui me concerne, c'est ma seule famille. Ils ont eu une fille avant mais elle a vingt ans de plus que moi et je la vois rarement... C'est plus une tante cool qu'une grande sœur... Comme toi, murmura-t-elle, les joues légèrement rouges.
Quand j'aurais le fric je ferais comme ma mère.
Tu vas partir ?
ON va partir ! Plus question qu'on se lâche. On ira jouer au sabacc dans les casinos de Nar Shaddaa, skier sur les montagnes d'Arkania, bronzer sur les plages d'or de Corellia..., raconta-t-elle en caressant les cheveux de son amie.
Et nager avec les poissons sur Kamino quand on y balancera ton cadavre, voleuse. »

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Hana sauta de l'établi et dégaina son couteau dans la direction d'où venait la voix. Dameri paniqua en voyant surgir deux hommes dans leur vingtaine. Ils avaient l'allure de membres de gang, la tenue tout cuir et des coupes de cheveux improbables. Deux pistolets-blaster venaient compléter le portrait.
Celui de gauche n'avait d'yeux que pour Hana. Son sourire n'augurait rien de bon. Il se pavanait comme un prince. La jeune fille devina immédiatement qu'il était du genre à se mettre dans une colère noire lorsqu'on lui refusait quelque chose. Il lâcha la punk du regard et passa brièvement sur Dameri, qui détourna aussitôt les yeux. Le malfrat plissa les siens avec mépris puis observa les alentours.

« Alors c'est là que tu planquais ma bécane ! Pas mal, y a d'la place pour faire la maintenance et c'est pas humide. Au moins t'as suivi mes conseils chérie !
Qui c'est ?, demanda Dameri à voix basse, toujours assise sur l'établi.
Talek, mon ex petit con, murmura Hana en levant son bras pour la dissuader de descendre. Brandissant son couteau sans peur des conséquences, elle se rapprocha lentement de l'homme. Qu'est-ce que tu nous veux, fils de murglark ?
Kyber ! Hana..., répondit-il en simulant d'être choqué. Kyber ? Un petit nom pour Hana ? Dameri avait du mal à croire qu'elle avait pu être intime avec lui. Tu m'voles ma moto hors de prix, tu m'menaces avec le cadeau que je t'ai fait pour ton anniv, et tu m'insultes par dessus le marché.
On la flingue, boss ? » demanda son sous-fifre en sortant son blaster lourd.

Talek attrapa immédiatement le canon de son arme et la lui arracha des mains avant de lui donner un coup de crosse sur le crâne. La lourdeur du choc et le gémissement du sous-fifre tirèrent à Dameri une grimace de sympathie... Il n'y allait pas de main morte ! L'homme de main de Talek était plus grand et plus costaud que lui mais il ne répliqua pas et se contenta de s'excuser en se frottant la peau là où il avait été frappé. C'était peut-être un colosse mais il savait où était sa place.

« Pas touche à Kyber !, cria-t-il à son subordonné avant de se retourner vers elles. Son ton changea alors du tout au tout. Trésor, je suis prêt à fermer les yeux sur ce que tu as fait si tu me rends mon fric et mes affaires.
J'ai pas le fric mais je te laisse la VB-16 ok ? De toute façon on voulait passer à autre chose.
Hana !, lança Dameri en descendant à son tour. Sa copine lui fit signe de rester immobile.
Te fous pas de ma gueule, y avait l'équivalent de trois mois de braquages en crédits, je peux pas laisser passer ça.
Allez, en souvenir du bon vieux temps. »

Talek et Hana n'étaient plus qu'à deux pas l'un de l'autre, ce qui donna à Dameri une meilleure appréciation de sa taille. Il faisait bien dix centimètres de plus que son amie, qui elle même avait deux têtes de plus qu'elle ! « Kyber » abaissa le bras qui tenait son arme et se rapprocha du gangster. Elle lui posa la main sur la joue et se mit sur la pointe des pieds.

« J'aime mieux ça. » ricana-t-il en se baissant pour l'embrasser.

Ce fut ce moment-là que Hana choisit pour lui planter son couteau dans le ventre. Elle lui vola son pistolet puis le poussa des deux mains et, pendant que le géant allait au secours de son patron, se précipita sur Dameri qu'elle attrapa par le bras avant de courir vers la moto.

« Hana !
Aniki ! J'vais la buter !
NON, Kunvar !, vociféra Talek. Il cracha du sang. Non. Bute sa copine mais garde-moi Kyber vivante. Tire lui dans les jambes, cette salope mérite que ça !
Vos gueules ! Si tu bouges, je tire sur ton boss ! Cette fois, ça sera pas juste pour le blesser !, hurla-t-elle en pointant son arme sur la tête de Talek.
L'écoute pas, merde, tire !
Boss...
Viens, monte ! ET TOI RANGE TON ARME !
Hana, j'ai peur !
Je suis là ! Monte !
Aaah... Putain qu'est-ce que ça fait mal ! Merde ! Bouge-toi l'cul ! »

Mais Kunvar n'osait pas obéir aux ordres de son patron. Le visage furieux de Hana était éloquent : il disait « Si tu tentes quelque chose, je le bute pour de bon ». Il rengaina donc son blaster tandis que la punk aux cheveux bleus enfourchait la moto, le blaster bien pointé vers son ex-copain. Dameri attrapa son sac et monta derrière elle avant que la situation ne dégénère encore plus.

« Salope ! Tire, tire je te dis !
Accroche-toi ! »

Hana mit le moteur en marche d'une main, les yeux sur Talek. Il était en nage et la regardait comme un animal enragé. Et puis, tout se passa en un instant. Elle jeta son blaster hors de portée des deux hommes, empoigna le guidon et écrasa la pédale d'accélérateur. Une sensation indescriptible s'empara de Dameri. Elle devina plus qu'elle ne vit Kunvar dégainer son arme.

« NON ! », hurla-t-elle en levant sa main devant elle inconsciemment.

Le blaster glissa – sauta – des mains de son propriétaire, peut-être parce qu'il fut distrait en entendant le cri de détresse de Dameri. Hana fit tourner la moto vers la porte grande ouverte et accéléra comme jamais. Elles étaient déjà loin quand l'arme tomba par terre deux secondes plus tard.

« Est-ce que ça va, boss ?
T'occupe pas de moi, rattrape-les ! Je veux Kyber vivante ! Et cette garce aussi ! LES CHOSES QUE JE VAIS LEUR FAIRE, T'IMAGINES PAS !
Euh... Compris ! »

En sortant du hangar, les filles étaient passées devant les motojets de leurs deux ennemis. Dameri ne doutait pas des capacités de pilote de son amie mais elle craignait avoir mis le doigt dans un engrenage trop grand pour elles. Heureusement, elles avaient un peu d'avance lorsque Kunvar démarra sa propre bécane. Elle doutait que ce soit suffisant pour le semer.

« Tu vas bien ?
Mieux que ce porc, c'est sûr.
Pourquoi il t'appelle Kyber ?
... Parce que mes cheveux lui rappellent le cristal du même nom. Quel poète, hein Dam ? » expliqua la belle et rebelle, une pointe de dégoût à l'égard de son ancien amant.

Abandonné par son sbire, Talek essayait de se soigner avec les moyens du bord. La blessure n'était pas très profonde mais lui faisait un mal de chien. Il décrocha son comlink et passa un appel à l'un de ses lieutenants.

« Ryss, t'es où là ?!
Patron ? Ça y est vous avez récupéré les thunes et la bécane ?
Non mais ça va pas tarder crois-moi ! Appelle tous nos membres, et les gangs qui nous doivent des faveurs. Tous ! Dis-leur de nous prévenir tout de suite s'ils voient une VB-16 Ark ! Dis-leur de la prendre en chasse et de les arrêter !
Tout... Tout ça ?
Fais ce que je te dis ! Et je pisse le sang là ! Envoie moi un toubib ! RECUPERE KYBER ET MA MOTO ! »

Les plages de Corellia

Rien ne pouvait ébranler Hana. Elle maîtrisait parfaitement son pilotage même dans cette terrible situation. Elles dépassèrent bientôt la barre des 600 km/h ; Dameri aurait été aux anges en d'autres circonstances. Ici, elle craignait pour sa vie et celle de son amie. Heureusement qu'il y en avait une pour garder son sang froid. Elle emprunta des ruelles étroites et tortueuses, prenant des risques considérables pour mettre de la distance entre elles et les fous furieux qu'elles avaient laissés à l'usine. Cela faisait cinq minutes qu'elles fuyaient mais Dameri avait l'impression d'avoir à peine quitté le hangar. Elle pensait encore à son geste désespéré et au petit miracle qui s'était suivi. Mais était-ce vraiment un miracle ? C'était comme si elle l'avait provoqué. Quelque chose lui avait soufflé que Kunvar allait sortir son arme – et c'était exactement ce qui s'était passé.

« Dam. Dam. Daaam !
Oui ! J'étais perdue dans mes pensées.
On est en train de fuir deux psychopathes à 600 à l'heure et toi tu en profites pour rêver ?
Je suis en état de choc.
Je vois ça, répondit Hana en empruntant une entrée de l'auto-route. Elle devait croire que Talek et ses hommes finiraient bien par les retrouver si elles restaient à tourner dans le quartier industriel. Dameri..., ajouta-t-elle d'une voix hésitante.
Qu'est-ce qu'il y a ? »

Au moins maintenant, elles pouvaient foncer en ligne droite sans craindre un accident mortel. Dameri baissa les yeux pour voir qu'il y avait un champ de force bleuté en lieu et place d'une route. Elles slalomèrent entre des landspeeders qui semblaient se traîner en comparaison de leur swoopbike. Elle serra Hana un peu plus fort et reposa sa joue contre son dos. Elle était épuisée, autant physiquement que mentalement. Voir la ville défiler sous ses yeux lui remonta légèrement le moral. C'était la première fois qu'elle regardait vraiment les splendides bâtiments qui la composaient, et toutes les lumières qui l'illuminaient. Pour la première fois, elle réalisa son insignifiance.
Quand la menace de Talek ne serait plus qu'un lointain souvenir, Dameri serait ravie d'accompagner sa meilleure amie visiter les mondes qu'elle avait évoqué plus tôt dans leur petite base secrète, quand tout était encore permis.

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Hana jeta un œil sur sa passagère. Si elle ne savait pas bien non plus ce qui s'était passé tout à l'heure, elle comprenait au moins l'importance du moment. Comment aborder le sujet ? Il valait peut-être même mieux ne jamais en parler. Elle se concentra sur la route et souffla devant elle pour dégager une mèche de cheveux rebelle.

« Rien, oublie.
Quand on sera à l'abri, enfuyons nous. On ira sur Corellia et où tu voudras. D'accord ?
Oui.
Promis ?
C'est une promesse. »

Un barrage de swoopbikes les attendait une vingtaines de kilomètres plus loin. À cause de leur vitesse, il était trop tard pour faire demi-tour quand Hana les vit surgir dans la nuit. Elle braqua violemment à 180° dans l'espoir de filer en sens inverse mais cela exposa le moteur aux gangsters et aux salves de lasers qu'ils expédièrent dans leur direction. L'un d'entre eux traversa le haut de l'épaule gauche de la passagère. Son bras lâcha les hanches de la conductrice... Et elle tomba de la moto.
Le champ de force fonctionnait de sorte à atténuer la violence de la réception des corps en cas d'accident mais elle s'y brisa pourtant les côtes, une omoplate et plusieurs os mineurs. La douleur traversa son corps comme un éclair avant qu'elle ne perde conscience. Elle n'entendit même pas Hana crier son nom.

Perdre le contrôle

« Debout ! » lui ordonna un inconnu en lui versant un sceau d'eau fraîche sur la tête.

Il fallut quelques secondes à ses nerfs pour se réveiller, et elle regretta immédiatement d'être encore en vie. En ouvrant les yeux, elle vit une silhouette floue penchée sur son visage. Tenir ses paupières ouvertes lui demandait trop d'efforts, aussi les laissa-t-elle retomber lourdement. Son hôte fut forcé de les lui ouvrir avec ses doigts gras. Dameri poussa un gémissement en protestation. Elle était trop faible pour lever son bras et repousser l'homme qui lui parlait. La lumière lui faisait mal à la tête.

« Eh, on me la fait pas à moi ! Je sais que tu dors plus !
Du calme Ryss, arrête de lui faire peur. Je voudrais pas qu'elle se pisse dessus sur mon canapé. »

Elle reconnut sur-le-champ la voix comme appartenant à Talek. Une seule envie l'obsédait : se lever et lui enfoncer son poing dans la figure... Bien qu'il n'y avait aucune chance qu'elle lui fasse mal, même lorsqu'elle était en bonne condition. Autant envoyer un rat-whomp contre un rancor.

« Demande-lui.
Ah, oui, tout de suite. Hep, gamine, ton nom c'est bien... Dameri Vall ?
Ou... Ou...
Oui ? C'est ça que tu essaies de dire ?
Où est... Hana...
Kyber ? Elle n'a pas survécu à l'accident. Et toi t'as pioncé deux jours. Maintenant réponds à la question. »

Dameri refusa d'accepter cette réponse. C'était impossible, improbable, il était simplement hors de question que Hana meurt dans un simple accident. C'était du moins ce dont elle essayait de se persuader. Son corps frémissant faiblement pensait le contraire et elle se mit à sangloter en silence.

« Tu mens...
Ton nom.
Elle est pas morte. Je sais que tu mens...
Tu vas me donner ton–Ah, bordel, on arrivera à rien avec elle patron.
Pas besoin qu'elle confirme de toute façon. Les preuves trouvées dans ses affaires sont suffisantes. Laisse-la. »

Ryss relâcha les paupières de leur malheureuse invitée et s'essuya les doigts humides sur un pan de son pantalon. Dameri n'entendit que le début de leur conversation avant de se rendormir.

« Si c'est bien la gamine de Vall, on va faire fortune.
J'aimerais bien, patron. Mais comment une morveuse qui traînait avec Kyber peut-être la fille d'un ex-Moff ?
On s'en fout et on le saura jamais. Rassemble nos gars pendant que je réfléchis à la rançon à demander. »

Ils quittèrent la pièce, abandonnant leur prisonnière à son sommeil agité.

Place aux jeunes

« Mes amis, cette fois on a touché le gros lot. Notre jeune invitée est la fifille de Loghit Vall, mais oui vous le connaissez, je parle de l'ancien Moff de Bescane, le propriétaire du manoir à faire pâlir d'envie un Hutt.
Sérieux ?!
On... On est riches !
Hourra ! »

L'excitation était à son comble dans le salon où se réunissait la trentaine de membres du gang de racers. Talek se sentait comme un roi. Il se frotta les mains et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil pendant que les hommes et les femmes de sa « cour » manifestaient leur excitation. Certains s'étreignaient de joie, d'autres dansaient ou applaudissaient la bonne nouvelle. Kunvar et Ryss trinquèrent bruyamment avec deux grosses chopes de bières corelliennes en en vidant un peu sur la table basse au passage.

« Talek. On ne va pas demander de rançon à Vall. » lança quelqu'un.

Tous les visages se tournèrent vers lui. Il s'agissait du prédécesseur de Talek, un borgne au crâne dégarni qui lui servait de conseiller. Il se tenait de l'autre côté de la pièce, adossé à un mur et les bras croisés. La salle se figea, à l'exception du chef qui remua tranquillement dans son siège et claqua des doigts en direction de Kunvar. Le grand lourdaud ramassa un bâton de la mort parmi ceux posés sur la table et le lui tendit. Talek le lui arracha des mains et le fit dégager du bout de sa botte.

« Sontarul, je crois que tu ne saisis pas bien l'occasion unique qui s'offre à nous.
Au contraire, et laisse-moi t'expliquer pourquoi tout ne va pas aussi bien que tu le prétends. Comme tu l'as souligné, c'est la fille d'un ancien Moff. Si tu lui demandes une rançon, il la payera, récupérera sa fille, puis enverra une garnison de stormtroopers nous arrêter. Et ça c'est dans le meilleur des cas. Peut-être qu'il va directement lancer l'assaut chez nous.
C'est pas faux ça..., marmonna Kunvar en se grattant le menton.
La ferme. Laisse-nous parler, ordonna le boss en décapsulant le tube de drogue.
Mais si on garde la fille sans rien faire, sa disparition va les inquiéter. Ils vont la chercher et crois-moi, ils la trouveront. C'est pourquoi je pense que nous devons nous en débarrasser.
Tu veux la tuer ?
Non. On ne va pas laisser une source de profit s'évaporer comme ça.
Je commence à m'impatienter. C'est une gamine, et en mauvais état en plus. Qu'est-ce que tu veux qu'on en fasse ? Aucun esclavagiste ne voudra d'elle. J'ai pas la patience de trouver un acheteur.
C'est vrai, l'accident l'a bien amochée. Mais il y a quelque chose que tu ne prends pas en compte. Kunvar, répète ce que tu m'as dit tout à l'heure.
Hein ? Ah... Bah, j'allais lui tirer dessus. Sur la gamine je veux dire. Et elle a levé la main, elle a crié « Non ! », et puis, mon blaster s'est envolé.
Encore une preuve de son incompétence, et alors ?
Si tu veux être un bon chef de gang, tu devrais arrêter de consumer tes neurones avec toutes ces drogues, Talek. Kunvar est un excellent tireur, il n'aurait pas lâché son arme à ce moment, et ce n'est pas une fillette qui va l'intimider.
Qu'est-ce que tu sous-entends, vieux débris ?
Qu'elle possède la Force, jeune ordure. »

Les nombreux témoins de discussion se regardèrent avec un étonnement partagé. Aucun ne s'attendait à ce que Sontarul ne croit à ces sornettes. Il y avait bien quelques Chevaliers Impériaux sur Bescane mais les gangs de motojets ne les intéressaient pas, et c'était réciproque. Qu'ils ignorent la nature exacte de la Force était donc naturel. Comme leur chef ne réagissait pas, ils gardèrent le silence.

« Sontarul..., souffla-t-il en le défiant du regard. Vieux fou. C'était une coïncidence. Elle serait dans un temple des Chevaliers Impériaux si tu avais raison.
Il y a forcément une explication, mais ce n'est pas important. Ce qui compte, Talek, c'est le rapport risque-profit. Réfléchis une minute. Aucune fortune ne vaut les emmerdes que Vall va nous attirer. Si on la vend à quelqu'un intéressé par son... aptitude, on fera du profit. Moins, je te l'accorde, mais assez pour devenir le premier gang de Bescane. Et si on fait preuve de discrétion, jamais personne ne saura que la fille était chez nous.
Mon pauvre Sontarul, te voilà sénile. » conclut Talek après une petite pause.

Il éclata d'un rire long grotesque et frappa le bras de son fauteuil. Le reste de la bande se joignit à lui, à l'exception bien sûr du vieux malfrat qui se contenta de se frotter l'arête du nez et hausser les épaules avant de sortir pendant qu'on le raillait.

« Puisque tu veux pas participer, pas la peine de demander ta part des gains ! » lui lança Talek avant que la porte ne se referme derrière lui.

Éveil

Au même instant, sur le pont d'un destroyer stellaire à plusieurs parsecs de Bescane...

« Vous m'avez convoqué, mon maître ? » demanda un jeune Mirialan en s'agenouillant devant un homme en bure noire.

Le dos tourné au Mirialan, il contemplait un disque orangé perdu dans l'espace et l'immense flotte qui le protégeait. Le destroyer à bord duquel ils se tenaient n'en était qu'un parmi la masse qui défendait la planète, et eux-même n'étaient que deux Sith parmi les dizaines présents en orbite ou à la surface de Korriban. L'apprenti Sith leva les yeux prudemment. Ils survolèrent le sabre laser accroché à la ceinture de son mentor puis s'arrêtèrent sur l'arrière de son crâne aux cheveux grisonnants.

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« J'ai senti une perturbation dans la Force.
Vraiment, mon maître ? Je n'ai rien senti de tel, avoua le Mirialan en choisissant soigneusement choisi ses mots.
Oui, apprenti. L'écho d'une présence que je n'avais pas ressenti depuis des années. Mestra Altair.
Votre ancienne apprentie, la Jedi corrompue ? N'est-elle pas morte sur Bastion, en accomplissant votre volonté ?
L'Empire garde bien des secrets. Je me demande... »

Le Sith se retourna. C'était la première fois que son acolyte le voyait songeur. Le vieil Humain se prit le menton entre le pouce et l'index, les yeux fixés droit devant lui, au-dessus de la tête de son élève. Ce dernier n'osait pas le perturber. Il ferma les yeux et s'inclina un peu plus en avant, le front contre le sol. Ils restèrent dans cette position pendant plus d'une minute avant que le Maître Sith ne secoue la tête.

« Ce n'est rien, Ryn. Levez-vous, ordonna-t-il en accompagnant sa commande d'un mouvement de la main.
Bien, mon maître, répondit Ryn en s'exécutant.
Nous devons hâter la fin de votre formation, apprenti. Nos ennemis ne tarderont pas à frapper.
Les Légions de la Sith'ari ont-elles une faiblesse ?
La Sith'ari a manqué de clairvoyance en s'élevant au-dessus du reste de l'Ordre. Nous devons nous préparer au pire...
Oui, mon maître. »

Trahison

Une explosion secoua l'édifice qui servait de base à Talek et ses sbires. Le chef de bande se réveilla en sursaut et sauta du lit au même moment où Ryss ouvrait la porte de sa chambre. Son lieutenant transpirait abondamment. Il leva son bras en direction du couloir et se mit à crier, paniqué.

« Talek ! On nous attaque !
J'avais deviné, triple buse de Rodien ! » rugit le chef en enfilant son pantalon.

Il ouvrit le tiroir de sa table de chevet et en sortit son fidèle blaster. Les deux hommes échangèrent un regard entendu puis se précipitèrent dehors. Une nouvelle explosion fit trembler les fondations de l'immeuble. Talek et Ryss passèrent devant plusieurs hommes à couvert derrière le mobilier.

« On a un pur sabacc avec la fille. On craint rien tant qu'on la tient en otage ! Va chercher Kunvar et deux autres costauds et dit leur de me retrouver dans la chambre avec elle !
M'en occupe ! »

Les malfrats se séparèrent, le premier allant se mettre à l'abri avec leur prisonnière tandis que l'autre exécutait ses ordres. En passant devant une fenêtre, Talek aperçut en bas de l'immeuble plusieurs stormtroopers qui entraient un par un dans son domaine. Il poussa un cri de frustration et accéléra le pas. De nouvelles secousses en provenance des étages supérieurs le poussèrent à penser que l'ennemi avait aussi envoyé ses unités sur le toit. Fulminant de rage, il matraqua le bouton de la porte de la pièce où était gardée Dameri. Il alluma la lumière, se dirigea vers le canapé... Et s'arrêta au milieu de la pièce, le visage décomposé par l'horreur.

« Où est-elle ! Où est cette peetusa ! OÙ EST-ELLE ! » hurla-t-il en agitant ses bras dans le vide.

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Talek donna un violent coup de pied au mur, juste au moment où les hommes de l'Empire défonçaient la porte de l'étage. Des tirs de blaster et les cris de ses gardes lui parvinrent. Il se colla à la fenêtre et regarda la rue, loin, très loin en bas. Sauter était hors de question. Il se prit la tête entre les deux mains et fit les cent pas en gémissant.

« Ils arrivent !
Butez-les, mais butez-les !
Butez-l–Argh !
AAAAAAH !
Ma jambe !
RYSS ! »

« Sontarul... Où est SONTARUL ?! C'est lui ! C'EST LUI ! Tout est sa faute ! » réalisa-t-il finalement. Il se laissa tomber à genoux et se mit à rire comme un dément

« Patron !, s'exclama Kunvar en surgissant dans la pièce, le visage ensanglanté. Ils ont eu Ryss ! Pa... Patron ?
Il nous a vendu ! Sontarul s'est barré avec elle, j'en suis sûr ! Des bruits de pas raisonnèrent de l'autre côté de la porte. Les stormtroopers se mettaient en position.
C'est pas l'moment, boss ! Faut se défendre ! »

Le colosse traversa la pièce et se planqua derrière le vieux canapé. La porte s'ouvrit juste à ce moment, et il tira comme un forcené dans sa direction. Quelques secondes plus tard, quelqu'un lança un fumigène, puis on cria « Go, go ! ». Kunvar fut touché au poignet et lâcha son arme en même temps qu'un cri de douleur. Une demie-douzaine de stormtroopers investirent la salle. Quatre d'entre eux se précipitèrent vers Kunvar pour le mettre à terre tandis que les autres allaient cueillir Talek, toujours en train de s'esclaffer.

« R.A.S, tout est sous contrôle !
Beau travail, lança froidement Loghit Vall en entrant à son tour. Il étudia brièvement la pièce, du canapé à ses deux occupants. Il s'avança doucement vers Talek et se baissa à hauteur de son visage. Votre sort servira d'exemple à la gangrène qui pollue cette planète, lui murmura-t-il dans l'oreille.
Dites-moi juste... Comment vous nous avez trouvé...
L'un de vos associés vous a trahi, avoua-t-il en se relevant.
Sontarul c'est ça ? Il a bougé votre gamine, et il va vous la remettre bien sagement en échange de sa récompense ! Quel fils de Hutt !
Sontarul ? Qui est-ce ? Non. Je parle d'une fille que vous connaissez sous le nom de Kyber. Elle s'est rendue chez moi au milieu de la nuit et m'a tout expliqué. J'ai bien failli la faire emprisonner sur le champ.
KYBER ! Elle est encore vivante ! JE VAIS... Mais... Mais alors... Les yeux de Talek s'ouvrirent grand. Un sourire disgracieux se dessina sur son visage.
Je n'ai pas le temps pour toi. Où est Dameri ? Où est ma fille ?
Je croyais que Sontarul nous avait trahi. Mais chez les gangs de racers, PERSONNE ne coopère avec les autorités, c'est pire que la mort. Ce con nous a tous doublés !, lâcha-t-il enfin avant de rire comme une hyène de Myrkr.
Sontarul ? Qu'est-ce que tu racontes ? Où est-elle ! Parle ! »

Talek continua de glousser. Une veine gonfla dangereusement sur le cou de Loghit, qui commençait à comprendre que toute cette opération était vaine.

Le sort s'acharne

Au même moment, à bord d'un cargo en hyperespace...

Dameri reprit conscience dans un autre lit, dans une autre pièce. Le ronronnement discret des moteurs de l'appareil lui indiqua qu'elle était dans un vaisseau. Elle tenta de se redresser mais la douleur la fit grimacer, aussi se laissa-t-elle retomber sur le dos. Un examen rapide de son environnement lui suffit à comprendre qu'elle était dans les quartiers de l'équipage – mais quel équipage ? Elle était seule ici. Ses yeux firent le tour de la pièce jusqu'à remarquer une caméra fixée sur elle. L'irruption soudaine d'une voix émise par un haut-parleur la fit sursauter, une erreur qui provoqua une douleur comme elle n'en avait jamais connue partout dans son corps.

« Enfin réveillée ! Je commençais à croire que tu ne survivrais pas au voyage. Ce serait fâcheux...
Où... Où suis-je ? Qui êtes-vous ? J'ai mal partout...
Désolé, notre médecin n'a jamais eu son diplôme. Mais rassures-toi : là où tu vas, on s'occupera bien de toi.
Et où est-ce que je vais ?, demanda-t-elle nerveusement.
Sur Hoth. Là où réside ton nouveau propriétaire.
... Hoth ? Mon propriétaire ?
Ah, ne t'en fais pas pour ça... Tu t'habitueras bien assez vite à ta situation. »

Conséquences et engagements

Cinq jours s'étaient déjà écoulés depuis l'assaut de la base. Ils avaient été incapables de trouver une piste sur Dameri ou Sontarul malgré tous les efforts et les moyens de l'ancien Moff Vall. D'après les gangsters interrogés, Sontarul avait agit en solo. Il pouvait être n'importe où dans la galaxie à l'heure qu'il était. Mais Loghit ne se décourageait pas. Il n'avait pas encore déployé tous ses atouts, ni fait appel à toutes les faveurs qu'il gardait sous la main. La retrouver était son devoir, en tant que père et en tant qu'Impérial ; jamais il ne baissait les bras devant ses responsabilités.

« Monsieur, votre invitée est là, annonça C7-RP en sonnant à l'interphone du bureau de Vall.
Fais-la entrer.
Puis-je vous offrir une collation, Maître ?
C7, personne n'ose le dire, mais ton thé n'a aucun goût. »

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Le droïde protocolaire leva les bras au ciel puis invita la jeune fille aux cheveux bleus à entrer. Hana siffla d'admiration en passant le seuil de la porte. Le vaste bureau de l'ancien Conseiller Stratégique de l'Empereur était rempli d'holo-tableaux, de sculptures, et d'autres décorations qui témoignaient de sa longue vie d'aventure au sein de l'Empire. Elle avança doucement vers le bureau où était installé son hôte, les yeux émerveillés par ce qui l'entourait. Elle s'arrêta brièvement en voyant un portrait de famille daté de 206 et représentant Loghit, sa femme et ses deux filles. La petite Dameri était radieuse et si mignonne ! Hana s'en voulait tellement. Elle sentit son coeur se serrer. Légèrement impatient, Loghit se racla la gorge et l'arracha à sa contemplation. La jeune femme s'installa face au père adoptif de sa meilleure amie. Elle était mal à l'aise malgré le confort incontestable de son fauteuil. La culpabilité l'empêchait de regarder Loghit dans les yeux. Il fut le premier à mettre un terme au silence oppressant qui s'installait.

« Et bien, parlez.
Je suis... Profondément désolée. Tout est ma faute.
Vos excuses ne me ramèneront pas ma fille.
Je sais... » murmura Hana en baissant les yeux.

Loghit joignit les deux mains, les coudes posés sur le bureau, et la jaugea avec une expression sévère. Il n'arrivait pas à lui en vouloir. C'était après lui qu'il était en colère. Lorsqu'elle s'était rendue chez lui juste après la disparition de Dameri, blessée et ensanglantée des pieds à la tête, et lui avait avoué son enlèvement ainsi que la nature de leur relation, il avait enfin compris la raison du changement graduel qu'il avait observé chez sa fille. C'était Hana qui l'avait soutenue ces dernières années, ce qu'il n'avait pas su faire. Certes, elle avait sa part de responsabilité dans ce drame. Mais son courage et sa dévotion envers son amie lui valurent l'admiration du vieil homme.

« Qu'allons-nous faire de vous, soupira-t-il.
Je veux me rattraper. Je veux la retrouver !
Je n'ai pas d'utilité pour une enfant qui ne peut pas se défendre toute seule.
Mais–
Laisse-moi terminer, l'interrompit-il sur un ton tranchant. Je comprends ta détermination mais tes talents restent à développer. Engage-toi dans l'armée impériale si tu veux faire tes preuves.
Moi ?
Oui, toi ! Rends un peu à l'Empire ce qu'il t'a offert depuis ta naissance. Je me suis renseigné sur toi, tu t'en doutes bien. Tu es plus qu'une délinquante juvénile. Apparemment, tu es très débrouillarde. Nous avons besoin de gens comme toi. Je crois savoir que ton père t'a transmis son don pour le pilotage.
C'est pas ça qui m'aidera à retrouver Dameri !
Seul le temps nous le dira. Mais si tu veux te racheter, commence par là. »

Hana se leva furieusement. Elle posa le plat de ses mains sur le bureau et le défia du regard. Loghit croisa les bras et répondit à sa provocation. Elle finit par détourner les yeux et laissa échapper sa frustration avec une formule de politesse Hutt avant de prendre la direction de la porte à grand pas.

« Désolée du dérangement. Au revoir.
Je suivrais tes progrès avec intérêt, Hana Keltaron » laissa-t-il échapper après le départ de cette dernière.

Le vieil homme redressa ses lunettes et s'étira. Il n'avait pas beaucoup dormi depuis cette fameuse nuit où sa fille lui avait filé entre les doigts. Melda était inconsolable depuis qu'elle avait appris la triste nouvelle. Comme si ça ne suffisait pas, le devoir l'appelait : il avait enfin accepté sa nouvelle affectation, celle qu'il avait évoqué lors de leur dernier dîner en famille.
Loghit manipula des boutons sur le bras de son fauteuil. Un dispositif holographique descendit du plafond tandis qu'il composait des codes de sécurité ultra-confidentiels. Le buste d'un Twi'lek vêtu d'un uniforme républicain se matérialisa sur son bureau.

« Passez-moi Celus Shuran je vous prie.
Tout de suite, monsieur, répliqua l'alien en s'inclinant. Il fut remplacé peu de temps après par un homme au torse couvert de médailles.
Ah ! Mon successeur prend enfin contact.
J'ai eu une semaine mouvementée. Mais je suis prêt.
Excellent. Vous m'avez été chaudement recommandé par l'Empereur. Votre dévouement fait votre renommée, paraît-il.
Il paraît, oui. Quand est-ce qu'on commence ?
Oh, très bientôt, très bientôt. Au fait ! La tradition veut que le Directeur sortant choisisse le nom de code du suivant.
Formidable. Ne soyez pas trop méchant avec moi.
Bienvenue à la tête du Protocole Thesh, Directeur Wedges. »

Contribution sur la base du volontariat

Dameri se réveilla dans un endroit qu'elle ne connaissait pas pour la troisième fois en quelques jours. Elle ne souffrait plus le martyr, ce qui était une amélioration bienvenue. Son regard fut attiré par une vive lumière rouge. Il s'agissait d'un champ de confinement derrière lequel il n'y avait rien à voir d'autre qu'un mur aussi blanc que ceux de sa chambre. Elle se frotta les yeux et se redressa sur son lit, blanc lui aussi. Elle constata qu'on lui avait fait enfiler une blouse blanche, encore, sans qu'elle en ait souvenir. Sa chambre – ou plutôt sa cellule – ne faisait que quelques mètres carrés, il y avait juste la place pour le lit, des toilettes et un lavabo. Un coup d’œil au plafond l'alerta de la présence d'une caméra rotative qui balayait le peu de surface que représentait la pièce.

« Je sais que vous m'entendez ! Qui êtes-vous ?! Qu'est-ce que vous me voulez ! » hurla-t-elle à pleins poumons.

Personne ne répondit. La caméra ne s'arrêta même pas de tourner. Dameri serra le poing et descendit de son lit. La caméra était trop haute pour espérer la toucher. Elle se rapprocha du champ de force et y posa le bout de son index. Une décharge électrique la dissuada aussitôt de recommencer et l'observateur dont elle soupçonnait l'existence confirma enfin sa présence en riant aux éclats.

« Ah ah ! Bonjour, toi !
Qui êtes-vous ! Vous n'avez pas la même voix que l'autre...
Très perspicace. Dis-moi, comment te sens-tu ?
Laissez-moi sortir !, se contenta-elle de répondre en agitant le poing devant la caméra.
Petite ingrate. Après tous mes efforts pour te soigner. »

La prisonnière arrêta de s'agiter un moment. Elle se passa la main à l'épaule, où elle était certaine d'avoir été touché avant que – le souvenir la fit frissonner. Avant que Hana et elle ne soient séparées. Dameri inspecta le reste de son corps. La voix ne mentait pas. Elle était comme neuve, peut-être même en meilleure santé qu'avant. Mais cela ne la rassurait pas...

« Qu'est-ce... Qu'est-ce que vous allez me faire, demanda-t-elle en se raidissant.
Rien de bien méchant... Mais ta contribution est essentielle.
Je... Je ne suis pas volontaire. Laissez-moi partir, s'il vous plaît.
Ah, j'aimerais bien, vraiment... Mais les gens comme toi ne sont pas faciles à dénicher. Tu m'as coûté une petite fortune, tu le sais ça ?
Les gens comme moi ? Si c'est mon père que vous essayez d'atteindre, vous allez le regretter ! Laissez-moi partir avant qu'il ne soit trop tard !
Petite sotte. Ton père ne m’intéresse pas. Je n'ai même pas demandé ton identité à l'homme qui t'a vendue. Comment dois-je t’appeler ? "Sujet 117" me paraît trop impersonnel.
La ferme ! Ouvrez immédiatement !
Cette conversation m'ennuie. Nous reparlerons bientôt. Au revoir.
Faites-moi sortir ! Vous n'êtes pas obligé de me garder ici ! Répondez ! Je veux partir ! PAR PITIÉ ! »

Ruine de l'âme
217 Après B.Y.

L'homme qui avait souhaité la bienvenue à Dameri se faisait appeler « le Professeur ». Elle n'eut jamais l'occasion de le voir au cours des longs mois qu'elle passa dans son laboratoire dont elle ignorait l'emplacement. Le Professeur avait de nombreux assistants qui s'occupaient d'elle. Ils venaient la nuit et la transportaient dans une salle d'opération, et elle se réveillait avec de violentes migraines et prise de nausées qui duraient parfois des jours. Cette routine devint rapidement son quotidien. Personne ne lui adressait la parole à part le Professeur quand il venait la narguer, toujours à distance. Plus que la solitude, c'était l'incertitude qui l'effrayait. Elle ne savait pas combien de temps elle resterait ici, ni le but des expériences dont elle était victime. Le temps lui-même finit par lui échapper. Était-ce le jour ou la nuit ? Depuis quand est-ce que ça durait ? Ces questions lui torturaient l'esprit. Parfois, elle croyait entendre des bruits étouffés en provenance du plafond. Un profond mal-être la torturait de l'intérieur de ses entrailles, elle se sentait abandonnée par quelque chose qui avait toujours été à ses côtés sans qu'elle puisse dire quoi. Et le blanc, le blanc, le blanc – il n'y avait que du blanc autour d'elle. Sa blouse, ses chaussons, même sa peau devint blanche, abandonnée par le soleil, si bien qu'elle se confondait avec le décor. Si elle ne succombait pas aux expérimentations du Professeur, la folie se chargerait de la consumer.

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Un soir – mais était-ce bien le soir ? –, elle fut réveillée des voix à l'extérieur de sa cellule. D'habitude, les assistants qui venaient pour elle ne parlaient pourtant jamais. Elle se traîna en dehors de son lit et se rapprocha autant que possible du champ de force. Elle vit passer un homme menotté et escorté par deux gardes armés. L'homme tourna son visage vers elle et elle manifesta de la surprise : il s'agissait d'un Quarren, elle n'en avait encore jamais vu. L'un des gardes lui donna un coup de crosse pour le rappeler à l'ordre.

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« Regarde devant toi !
Vous allez me libérer et me conduire au Professeur, ordonna-t-il en s'arrêtant au beau milieu du couloir.
T'embête pas, ricana le premier garde.
Il y en a ici aussi. Tes petites ruses ne marcheront pas, Jedi. Ah ah !, se moqua le second.
Avance ! » rugit le garde en lui donnant un coup de genou dans le dos. Son compère et lui pouffèrent bêtement.

Dameri retourna dans son lit et resta éveillée longtemps après le passage du Quarren. Elle s'étonna d'avoir encore assez d'empathie pour éprouver de la peine pour lui. La dernière fois qu'elle avait ressenti quoi que ce soit pour autrui remontait à une éternité. Avant qu'elle ne puisse s'égarer sur le passé et pleurer sur son sort une fois de plus, le nouveau captif l'interrogea depuis sa cellule.

« Jeune fille ?
Quoi ?.., répondit-elle d'une voix rendue rauque par le manque d'habitude.
Pardonne-moi de te troubler ainsi. Peux-tu me parler de cet endroit ?
Il n'y a rien à dire... Je ne connais que ma cellule et le labo...
Et les gens ?
Personne ne me parle.
Hum... Je vois... »

Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Ils allaient partager le même sort maintenant, il fallait s'y résoudre. Elle avait accepté sa situation, comme l'avait prédit l'homme qui l'avait vendu à ces scientifiques. Le Quarren n'allait pas tarder à comprendre à son tour. Sa naïveté l'agaçait. Cependant, il l'intriguait. Dameri ne savait toujours pas ce qui intéressait le Professeur, mais manifestement ce nouveau détenu partageait ce trait avec elle. Comment l'avaient appelé les gardes ? Elle chercha dans sa mémoire. Elle avait déjà entendu ce mot dans la bouche de sa mère, une éternité auparavant. Jedi.

« Qu'est-ce qu'un Jedi ?
À une époque, tout le monde savait.
Si vous ne voulez pas parler, dites-le clairement.
Ce n'est pas ça. Je suis juste curieux. Où as-tu grandi, mon amie ?
... Sur Bescane.
Oh, une planète impériale n'est-ce pas ? Pas étonnant dans ce cas.
Je sais que les Jedi étaient alliés à l'Empire et la République quand j'étais petite. Je sais aussi qu'ils nous ont trahi et qu'ils ont tué l'Impératrice.
Petite, as-tu reçu une formation de Chevalier Impérial ? Prise de court, Dameri ne répondit pas aussitôt.
Non. Je n'ai pas le talent.
Et pourtant, tu es là... J'ai vu les bandeaux sur ta tête. Ils t'ont fait quelque chose, n'est-ce pas ?
... Je ne sais pas quoi répondre, avoua-t-elle. Je hais cet endroit. Je préfèrerais mourir que continuer à subir leurs expériences.
Ne dis pas des choses pareilles.
Je ne veux plus souffrir !
Que dirais-tu de t'essayer à la méditation ? Assieds-toi en tailleur et ferme les yeux. »

La gamine regarda le mur qui les séparait en se demandant s'il se moquait d'elle. De son côté, il s'était installé au pied de son lit pour l'accompagner.

« C'est bon, tu es en position ? Je t'attends pour commencer. Elle haussa les épaules et suivit les instructions du Quarren.
C'est une technique Jedi ?
Si on veut. Garde les yeux fermés. Fais le vide. »

Dameri s’essaya à l'exercice malgré ses doutes initiaux. Le Quarren l'encouragea d'une voix douce. Mais ne peut vider son esprit qui veut, surtout du premier coup. Après une minute de concentration, elle se releva avec une frustration terrible. Impossible de faire le vide ; elle pensait au Professeur, elle pensait au décor froid de sa prison, elle pensait à ceux qu'elle avait laissé derrière elle... Hana. Son amie était morte par sa faute.

« C'est stupide. Ça ne marchera jamais avec moi, se justifia Dam en se laissant glisser contre le mur.
C'est parce que la Force n'est plus avec toi, expliqua le Jedi.
La Force ?, demanda-t-elle après un petit temps.
Le Professeur utilise des ysalamiris pour nous priver de notre lien à la Force. Je le soupçonne d'en avoir placé dans les conduits de ventilation, sur tout le niveau.
Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez.
Et pourtant, tu le sais. Inconsciemment, tu as remarqué son absence depuis que tu es ici. Et c'est ça qui te ronge, plus encore que le traitement qu'ils te font subir.
C'est... Vous ne savez rien de moi. Vous ne me connaissez pas. Cela n’intéresse personne.
Si, ça m'interesse. Alors dis-moi qui tu es. Parle, si tu veux guérir ! » s'exclama le Quarren, si bien qu'elle en sursauta.

Il y avait bien longtemps qu'elle s'était résignée à garder ses questions pour elle. Après tout, elle allait périr dans ce trou – tout cela n'avait plus aucune importance. Pourtant, les mots du Jedi la touchèrent par leur sincérité. La jeune fille se revit chez elle, le soir où elle avait surpris la conversation de ses parents sur ses origines. Elle lutta pour garder son calme.

« ... Qui est Mestra ?
Mestra ?
Je crois qu'elle a tué Irulan Fel, l'Impératrice. Et... Et je crois que je suis sa fille...
C'est donc cela qui te tourmentait... Mon enfant, ce que tu as entendu est vrai. Mestra Altair a tué l'Impératrice, ainsi que Jardan Felt ; un héros Jedi. Elle était Jedi aussi, autrefois.
Pourquoi a-t-elle fait ça ? Pourquoi n'est-elle pas restée... pour moi ?, demanda la fille d'une voix brisée.
Je suis désolé, je l'ignore. Peut-être que Jardan, son maître, le savait. Peut-être que l'Empire le sait... Après tout, ils nous ont caché ton existence.
Comment vous appelez-vous ?
Noloff. Et toi ?
Da–Ha... Hana Kyber. Noloff... Est-ce qu'on va mourir ici ? » osa-t-elle enfin l'interroger.

Il se tut de longues secondes pendant lesquels on entendit que Dameri renifler tristement. Le Jedi apporta enfin sa réponse, et elle fut catégorique. Sa voix pleine d'assurance parvint à la convaincre, ne serait-ce que l'espace d'un instant.

« Non. La Force brillera à nouveau. Y compris chez toi, ma jeune amie.
Je l'espère... Je l'espère tellement...
Je n'ai pas pu m'empêcher de surveiller votre conversation. C'était très intéressant. J'ignorais que j'avais des célébrités chez moi. Maître Noloff, pupille du vénérable K'Kruhk, technicien de talent et responsable des hangars de l'Académie Jedi, mentor de Gungir, le Gardien de Kashyyyk... Et la fille de Mestra Altair, Jedi déchue et martyre des Sith... C'est... C'est beaucoup trop pour moi, il ne fallait pas.
Lovis War... Nous n'avez pas le courage de me parler en face. Votre réputation n'est donc pas volée, vous êtes aussi brave que vos méthodes sont éthiques. Écoutez-moi bien : les Jedi vous arrêteront, j'en fais la promesse.
Peut-être. Mais pas ce soir. Pas maintenant. Et certainement pas de votre vivant. »

L'écho de pas précipités atteignit les oreilles des deux détenus. Très vite, Dameri vit passer devant sa cellule de nouveaux gardes semblables à ceux qui avaient amenés Noloff la veille. Cette fois, ils étaient plus nombreux et équipés de piques de force.

« Noloff ! Ils viennent pour vous !
Je sais. Je suis prêt, annonça calmement le Jedi, qui n'avait pas quitté sa position de méditation depuis le début. N'aie crainte.
Debout !
Menottez-le !
Laissez-le ! Par pitié, laissez-le ! Professeur !
Hana, quand tu verras mes amis, transmet-leur mes amitiés. N'aie pas peur. La Force est avec eux, et avec toi.
Dites leur vous même ! » rétorqua la jeune fille en se mettant si près du champ de force que des résidus d'électricité statique affectèrent ses mèches de cheveux.

Les hommes de main du Professeur réapparurent avec leur prise. Le Jedi tourna son visage fatigué vers Dameri. Ses yeux bienveillants et chaleureux lui brisèrent le cœur. Elle donna un coup de poing dans le champ de confinement et fut projetée en arrière avec une violente décharge. Allongée sur le dos, elle croisa la lentille de la caméra qui la regardait avec indifférence, avec le Professeur fou de l'autre côté.

« Dors bien, Hana Kyber. »

Et ce fut le noir le plus total.

Le début, et la fin

Le Professeur Lovis War s'épongea le front. Ces Jedi allaient lui donner un ulcère, à force ! Il préférait les utilisateurs de la Force neutres, comme cette « Hana Kyber ». Et son jeune âge la rendait encore plus docile et malléable. Mais le temps manquait, ô le temps manquait. L'un des laboratoires secondaires avait été attaqué sur Telos. Le scientifique se résolut à ouvrir une conversation holographique sécurisée avec son employeur.

« Monsieur, désolé de vous déranger si tard mais je crains que la sécurité de notre base sur Hoth ne soit plus assurée.
Comment est-ce possible ? Les ysalamiris ne sont pas suffisants ?
Oh, ils sont très efficaces. Mais nous avons trop attiré l'attention.
Je vous paye pour trouver des solutions. Débrouillez-vous mais ne faites pas évacuer la base. Je commence à être lassé de vous voir gâcher mes ressources. C'est votre dernière chance, Professeur, conclut l'hologramme avant de se dissiper dans l'air.
Hum... Il est temps de songer à quitter le navire. Mais je peux encore m'amuser un peu. » murmura le scientifique les yeux rivés sur les écrans de contrôle de son bureau.

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Un premier écran montrait la cellule de son sujet de test favori du moment, et le second transmettait l'image de deux Jedi en train « d'infiltrer » la base dans les niveaux supérieurs.

« Je me demande si son père est encore vivant, marmonna-t-il l'air songeur en observant Hana, qui avait les genoux pliés contre le torse et la tête basse. Il lança une recherche Holonet et rassembla divers articles. Un petit passage dans les archives républicaines de Coruscant lui permit de découvrir une image de Mestra, à l'époque où elle était jeune Chevalier. Oh ! Quel gâchis. J'aurais tant aimé expérimenter sur elle. »

Dameri redressa la tête et leva le dos de la main devant son visage. Les derniers mots de Noloff faisaient encore écho dans son esprit. Elle l'ignorait, bien sûr, mais elle venait de faire ses premiers pas dans un monde bien plus vaste. Elle ne savait pas ce qui l'attendait mais elle était prête à l'affronter après avoir vu le Quarren partir en paix. Le poing serré, elle adressa un dernier regard plein de pitié et de colère à la caméra et à l'abject individu qui se trouvait derrière.



D'une façon ou d'une autre, elle comptait bien sortir de cette prison. Une fois libre...
Mieux valait pour le Professeur qu'il ne croise pas sa route.

Physique

Dameri a grandi en mangeant les bons repas à l'Impériale que lui préparait C7-RP. Le droïde n'utilisait que des ingrédients premium , garantissant une bonne croissance à sa fragile jeune maîtresse – fragile car née prématurée, elle mit du temps à pousser, à la grande inquiétude de sa mère adoptive. Ce n'est qu'après la puberté (et avec un coup de pouce des OGMs impériaux) que la gamine commença à grandir d'un coup. À dix sept ans, elle mesure un mètre soixante-neuf. Malheureusement, son poids oscille entre trente-cinq et quarante kilos depuis qu'elle est en captivité. Cela se répercute sur son visage autrefois souriant, rose et un peu rond ; il est aujourd'hui émacié et privé de sa couleur chaleureuse, ses lèvres délicates sont gercées, et son expression est sombre.
Même ses cheveux châtains (légèrement auburns, ou « chaturn » comme disaient les jeunes filles de Bescane à la mode) menacent de perdre de leur éclat à cause des mauvais traitements infligés par le Professeur et ses assistants. Seuls ses yeux argentés et en amande semblent avoir été épargnés. Ils sont peut-être même plus vivants depuis sa rencontre avec Noloff, et la promesse de vengeance qu'elle s'est faite dans le noir de sa cellule...

Ses signes distinctifs comprennent une tâche de naissance sous le pied gauche et des cicatrices à l'épaule du même côté, vestiges de son terrible accident de motojet. Même si ses raisons sont sinistres, le Professeur a dépensé les grands moyens pour la soigner après son terrible accident.
Sa tenue vestimentaire lui étant désormais imposée, Dameri ne porte plus que des blouses blanches aujourd'hui, à son grand désespoir : avant son enlèvement, elle avait une garde-robe digne d'une princesse... Mais qu'elle n'exhibait jamais, à cause du règlement très strict de l'académie militaire où elle était placée, se contentant de s'admirer devant le miroir dans sa chambre ! Ses rêves de s'habiller librement et partir avec Hana loin de Bescane ne seront jamais concrétisés.
Instruite par sa mère (et parfois maladroitement par C7-RP), elle sait se maquiller, même si les occasions de se pomponner étaient rares, encore une fois en raison de l'académie Calixte.

Personnalité

Avant sa rencontre avec Hana, Dameri était timide, et même un peu craintive. Si elle a vaincu son manque d'assurance en grandissant, ce n'est pas le cas de sa couardise maladive ! Paradoxalement, elle aime se confronter à ses frayeurs, du moins quand elle en choisit les conditions. La jeune fille sait bien qu'elle n'aurait jamais rencontré sa meilleure amie si elle n'avait pas trouvé le courage d'explorer l'usine abandonnée du quartier industriel ! Elle est donc peureuse mais loin d'être lâche, surtout grâce à Hana, qui savait lui donner confiance, ou plus récemment Noloff.

Pour une raison qui semblera évidente, elle a développé une phobie des aiguilles et des appareils médicaux en général. Le décor froid et brillant du laboratoire où elle est confinée la terrifie. Mais plus que tout, c'est du Professeur qu'elle a peur. Depuis la disparition de Noloff, un sentiment nouveau a pris le dessus sur le reste : l'envie – le besoin ? – de vengeance. C'est ce qui la maintient éveillée et lui permet d'oublier sa peur.

Dameri n'avait pas de mal à faire confiance aux gens, du moins autrefois ; avant qu'elle ne soit confrontée à Talek et son gang, puis au Professeur et ses scientifiques sans noms ni visages. Seul le temps nous dira si elle parviendra à accorder de nouveau sa confiance. Pour l'heure, elle a trouvé un nouveau moyen de se défendre : le mensonge. C'est à ses premières escapades que remonte la découverte de ce talent, mais à l'époque ce n'était qu'un moyen de garder le secret de son amitié avec Hana. Aujourd'hui, c'est elle qu'elle protège, espérant naïvement que cacher jusqu'à son propre nom l'aidera peut-être à résister plus longtemps aux sévices physiques et psychologiques qu'elle subit quotidiennement...

Inventaire

Des chaussons et une super blouse blanche.
Aspects : Padawan impulsive Vengeance inassouvie Humaine Se complaît dans le mensonge Émotionnellement instable
Avatar de l’utilisateur

Re: Hana Kyber, The Force is Strange [95%]

Messagepar Master Surprise » 15 Janvier 2016, 17:43

:shock: :D :shock: :D :shock:

Le BG de l'année ! **** EmpireOne

Prenant ! **** NabooReporter

Bluffant ,transcendant !! **** newD6Chan

Tales of Tales ! **** Chut Chut Mikiyuna!


NB: un problème de couleur pour certaines phrases Noloff

Re: Hana Kyber, The Force is Strange [95%]

Messagepar Hana Kyber (L'Observateur) » 15 Janvier 2016, 20:12

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<< ma réaction en lisant ton appréciation







J'ai réparé les phrases de Noloff. Plus qu'à ajouter le Physique/la Personnalité et je pourrais embêter Pravuil 8-)
Aspects : Padawan impulsive Vengeance inassouvie Humaine Se complaît dans le mensonge Émotionnellement instable

Re: Hana Kyber, The Force is Strange

Messagepar Hana Kyber (L'Observateur) » 19 Janvier 2016, 04:18

Relu, sublimé, ternimé.
Aspects : Padawan impulsive Vengeance inassouvie Humaine Se complaît dans le mensonge Émotionnellement instable

Re: Hana Kyber, The Force is Strange

Messagepar Asuka Avensurha (Oracle) » 20 Janvier 2016, 14:44

Afficher : spoiler
:yuki: Ca va pas être facile... Au boulot !


Partie : Une visite inattendue

-"Il sentit son cœur battre la chamade en repensant à la discussion holographique qu'ils avaient tenus plus tôt."
tenue

-"Un infanticide était était le pire crime possible mais si sa femme mourait, le vieux Moff ignorait s'il serait capable de rester rationnel"
Un de trop

Partie : Première escapade

-"si ce n'était pour la vigilance de sa mère qui venait de la surprendre sur le point sortir"
J'ai l'idée de ce que tu veux dire mais ça me parait bizarre de dire ça comme ça.

-"« Le tram à destination de Palais Impérial-Musée du Sanglier-Loup arrive. Éloignez-vous de la bordure du quai » annonça une voix synthétique dénouée d'émotion."
dénuée

-" La gamine essaya de s'imaginer avec le même style mais secoua rapidement la tête ; contrairement à l'inconnue, cette image ne lui allait pas... Du moins, elle se le persuadait."
J'aurai mis " elle tentait de s'en convaincre" ou un truc du genre, je ne crois pas qu'on puisse dire ça comme ça, bien qu'on comprenne l'idée

-"N'allez pas contredire une adolescente avec peu d'estime ! "
Ne veux tu pas dire "avec un peu d'estime" ? C'est juste une question pour être sûre du sens.

-"Qui sait, peut-être comptait-elle la jeter dans un sous-sol où des chiens kath avaient élus domicile, ou pire encore !"
élu

-" Elle fut tirée de son observation par sa
camarade qui l'attrapa par le poignet avec impatience."
A cet endroit il y a eu un retour à a ligne accidentel

-"Dès qu'elle fut en face de la sortie, Hana mit la gomme et la l'engin fila à l'extérieur. "


Partie : Fuite en avant

-"La jeune fille aimait ses parents même si elle savait qu'elle était adoptée mais quelque chose la gênait dans sa vie, sans qu'elle puisse ne l'expliquer."
Ici j'ai eu un doute sur quelle fille tu parlais. C'est peut-être juste moi, mais mettre Dameri à la place éviterait une confusion. Comme la fille aux cheveux bleus s'appelle Hana et ton perso Hana, on peut vite les confondre.

-" La lourdeur du choc et le gémissement du sous-fifre donnèrent à Dameri une grimace de sympathie... Il n'y allait pas de main morte !"
J'aurai mis "tirèrent"

-"— Te fout pas de ma gueule, y avait l'équivalent de trois mois de braquages en crédits, je peux pas laisser passer ça."
te fous

-"— NON, Kunvar !, vociféra Talek. Il cracha du sang. Non. Bute sa copine mais garde-moi Kyber vivante. Tire lui dans ? jambes, cette salope mérite que ça !"
les

-"Elle doutait que ce serait suffisant pour le semer."
J'aurai mis "soit"

-"Abandonné par son sbire, Talek essaya de se soigner avec les moyens du bord. "
je mettrais "essayait", pour souligner que ça se passe pendant ce temps, sinon ça peut faire trop coq à l'ane

Partie : Les plages de Corellia

-"prenant des risques considérables pour mettre de la distance entre elles et les fous furieux qu'ils avaient laissés à l'usine."
elles :P

-"Elle pensait encore à son geste désespéré et au petit miracle qui s'était suivit."
suivi

-"Elle devait croire que Talek et ses hommes finiraient bien par les retrouver si elles se restaient à tourner dans le quartier industriel. "
en trop

-"Elle braqua violemment à 180° dans l'espoir de filer en sens inverse mais cela exposa le moteur aux gangsters et les salves de laser qu'ils expédièrent dans leur direction. "
aux

-"L'un d'entre ? lui traversa le haut de l'épaule gauche de sa passagère."
Cette phrase à un problème. "eux"; ensuite enlever "lui" si tu veux garder la fin de la phrase

Partie : Perdre le contrôle

-"Tenir ses paupières ouvertes lui demandait trop d'efforts, aussi les laissa-t-elles retomber lourdement."
elle

-"C'était impossible, improbable, il?était simplement hors de question que Hana meurt dans un simple accident."
espace

Partie : Place aux jeunes

-"— Non. On ne?va pas laisser une source de profit s'évaporer comme ça."
espace

-"Le reste de la bande se joignit à lui, à l'exception bien sûr du vieux malfrat qui se contenta de se frotter l'arête du nez et hausser les épaules avant de sortir pendant qu'on lui le raillait."
en trop

Partie : Eveil

-"Le destroyer à bord duquel ils se tenaient n'en était un qu'un parmi la masse qui défendait la planète"
en trop

Partie : Le sort s'acharne

-"— Ah, ne t'en fait pas pour ça... Tu t'habitueras bien assez vite à ta situation. »"
fais

Partie : Conséquences et engagements

Dans cette partie tu tutoies et vouvoies Hana, je ne sais pas si c'est intentionnel.

Partie : Contribution sur la base du volontariat

-"Elle ne souffrait plus le martyre, ce qui était une amélioration bienvenue. "
martyr

-"Elle constata qu'on lui avait fait enfiler une blouse blanche, encore, sans qu'elle en ai souvenir."
ait

Partie : Ruine de l'âme

-"Comment l'avaient appelés les gardes ?"
appelé

-"— Que dirais-tu de t'essayer à la méditation ? Assieds-toi en tailleurs et ferme les yeux. »"
tailleur

-"— Je sais. Je suis prêt, annonça calmement le Jedi, qui n'avait pas quitté sa position de méditation depuis le début. N'aie crainte."
Problème de couleur

THE END !


Pfiou !!! En tout cas j'aime beaucoup ton histoire :) J'aime bien Hana, elle ressemble a Selène, elles ont toutes deux peur des aiguilles :lol:
Surtout n'hésite pas à malmener Prav !!!
Aspects : Sensitive indécise Plus personne ne mourra pour moi ! Humaine Ce que c'est un vaisseau, c'est rien d'autre que la liberté Contrebandière certes, mais avec la main sur le cœur Laissez-moi les soins !

Re: Hana Kyber, The Force is Strange

Messagepar Hana Kyber (L'Observateur) » 28 Janvier 2016, 02:06

Avec du délais, cette fiche est enfin corrigée ! Merciii beaucoup Asuka, c'était long et tu as bien mérité 427 Galaxycoins pour ton travail ! 8-)
Je me permets donc de me valider, et je jure de malmener Pravuil, que dis-je, le pousser au désespoir !

Je verrais bien Spectre et Yukino versus Pravuil et Hana dans un genre de jeu télévisé, y a de l'argent à se faire ! Je m'en vais contacter mes contacts chez le Cartel Hutt !
Aspects : Padawan impulsive Vengeance inassouvie Humaine Se complaît dans le mensonge Émotionnellement instable

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