Il n'y a pas la mort, il y a la Force

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Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar L'Observateur » 15 Mars 2016, 15:46

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Une quarantaine de Jedi était réunie au fond des jardins de l'enclave. Des plus jeunes initiés aux Maîtres les plus vénérables en passant par plusieurs Padawan et Chevaliers, presque tout l'Ordre était au complet aujourd'hui. Il y avait bien quelques absents à l'appel, des Jedi en mission bien trop loin ou portés disparus mais on avait jamais vu autant de Jedi rassemblés en un seul endroit depuis le Conclave d'Ossus.
Il y avait aussi plusieurs invités comme les femmes respectives de Leslye Raltir et Haydan Lon (Tasha Raltir et Orianna Shell), et le dernier membre de l'équipage du Sidéral et compagnon de Pravuil Wodin (Dazzel Valerian), et encore quelques autres vieux amis de l'Ordre, un peu trop pour tous les connaître.

On avait aménagé deux bûchers funéraires autours desquels étaient réunis les Jedi et leurs proches. Le premier était celui du Maître Karky Noloff et le second celui du Chevalier Zaal Maerken. Tous deux étaient morts en poursuivant le Professeur Lovis War, mais leur sacrifice n'avait pas été vain... Il avait permis à Pravuil et ses alliés d'arrêter le criminel de guerre, et sauver au passage sa dernière prisonnière, Hana Kyber. Aujourd'hui, ils rejoignaient la Force et son éternelle étreinte.
Gungir se trouvait devant le bûcher de Noloff, son ancien maître, et Eila Deri devant celui de Maerken, son dernier Padawan. Ils avaient tous les deux une torche, et c'était à eux que revenait le devoir de ramener leurs corps à la poussière d'où ils étaient issus. Mais avant cela, Ben Darr avait quelques mots à dire. Il se tenait entre les deux amas de bois et faisait face aux témoins privilégiés de ce rituel qui n'était devenu que trop commun chez les Jedi...

« Aujourd'hui, nous honorons la mort de nos deux camarades. À leur façon, ils ont tous les deux servis la galaxie, la paix, et la Force. Ils respectaient et étaient respectés, ils aimaient et étaient aimés, et leur disparition ne laissera personne indifférent. Mais, mes frères et sœurs, mes amis, réjouissez-vous pour nos deux camarades car ils ne font plus qu'un avec la Force. Ainsi, ils perdurent à travers chaque créature vivante qui arpente notre galaxie, à travers nous, à travers chaque personne qu'ils ont marqués durant leur bref passage ici. Ne l'oubliez pas. Il n'y a pas la mort, il y a la Force. » déclara-t-il en inclinant la tête.

Gungir aperçut parmi les témoins deux personnes qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Tidak Korr, l'ancien holoreporter que son maître et lui avaient aidé sur Corellia il y avait bien des années, ainsi que Sioni, un vieil ami de Noloff qui tenait autrefois une boutique de vaisseaux sur Coruscant. Le Balosar était déjà un vieillard à l'époque, et dix sept-ans plus tard, il lui fallait une canne pour marcher, et il était presque aveugle... Mais il était venu, pour honorer Karky Noloff.

« À présent, Maître Eila Deri va dire quelques mots pour Zaal Maerken, qui était son Padawan, et Maître Gungir s'exprimera pour Karky Noloff, qui était son maître. »

Le vieux Jedi lança un regard bienveillant en direction de sa consœur du Conseil, l'invitant à prendre la parole. Elle s'éclaircit la gorge et regarda brièvement le corps sans vie, mais apaisé, de son ancien apprenti. Eila s'avança et s'adressa alors à l'ensemble des Jedi...

« Zaal était un bon élève, un Jedi qui avait soif d'apprendre et d'aider, un ami. La guerre a éclaté alors que sa formation venait à peine de commencer, et il a été confronté très tôt, trop sûrement, au combat, à la douleur et à la mort. Mais sa force morale était exemplaire, il ne s'est jamais laissé aller à l'obscurité, il ne s'est même jamais plaint. Même lorsque les soldats et les civils mouraient par centaines autour de nous, Zaal avait encore foi en l'avenir. Il s'est toujours mis en avant pour aider les autres, même dans les moments les plus durs de la guerre... Il a connu la guerre presque toute sa vie d'adulte, et il méritait de profiter plus longtemps de la paix. Mais je le connais, et je sais qu'il n'aurait pas voulu qu'on s'attriste sur son sort. Il appartient à la Force désormais. » conclut-elle en reculant vers le bûcher, devant lequel elle s'inclina.

Quelques murmures d’acquiescement s'élevèrent de l'assemblée. Comme Maerken, beaucoup de Jedi n'avaient pratiquement connu que la guerre... Il ne tenait qu'à eux de tout faire pour que la prochaine génération de Jedi grandisse dans une galaxie en paix.

« Merci, Maître Deri. Maître Gungir, si vous le voulez bien... » demanda alors Ben en offrant un regard compatissant, mais souriant, au jeune Wookie.

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Messagepar Gungir (Master Surprise) » 16 Mars 2016, 08:33

L'après-midi était passé très vite pour le nouveau Maître Jedi. Après le conseil Jedi et les discussion avec les nouveaux Maîtres, Gungir s'était réfugié dans le hangar. Réfugié? Oui, il avait besoin de réfléchir, de faire le point, de se concentrer, de se préparer à la cérémonie en hommage à son défunt mentor. Contrairement aux autres Jedi qui médite, qui se promener, lui il avait besoin de bricoler, un clé de huit dans la main, un tournevis dans l'autre, des fils électriques à brancher, des puces à changer.

Aujourd’hui, c'était Mynock. Il avait besoin de réparation après ses échauffourées contre les Vaagari. Un des boucliers déflecteurs arrière devait être réparé et quelques circuits avaient grillés. Le wookie était donc à l'oeuvre aidé par le fidèle BB-8, un astroméchano présent au sein de l'Ordre Jedi depuis quelques dizaines de générations. Bricoler était pour lui un exutoire, il se revoyait avec Noloff à bidouiller des motojets, des chasseurs pendant la guerre contre les Légions Sith. Il se rappelait quand il était de corvée de nettoyage des vêtements de bricolage et la difficulté d'enlever les tâches de graisse ou d'huile.

Un jeune initié venait le prévenir que c'était l'heure, la cérémonie allait bientôt commencer. Gungir avait juste le temps de se laver un peu et d'enfiler une bure propre. Après s'être rafraîchit, il se rendait calmement dans les jardins du Temple caché d'Ondéron. Une quarantaine de Jedi était réunie en ce lieu. Des plus jeunes initiés aux Maîtres les plus vénérables en passant par plusieurs Padawan et Chevaliers, presque tout l'Ordre était au complet aujourd'hui sauf ceux en mission ou malheureusement portés disparus. Gungir saluait l'ensemble des membres de l'Ordre qui croisait son regard lors de son passage jusqu'au bûcher funéraire de Karky Noloff. Ben Darr était le maitre de cérémonie, il prenait la parole et pendant ce temps là, le wookie pouvait scruter les convives. Il eut la joie de reconnaitre certains d'entre eux, ayant fait spécifiquement le déplacement pour dire un dernier adieu à leur ami. Tidak Korr, l'ancien-journaliste, chef cuisinier qu'il avait rencontré sur Corellia. Ses papilles se souvenaient encore du repas que Noloff lui avait offert ! Un grand moment ! Ce souvenir lui dessinait un sourire au coin de ses lèvres. Il y avait aussi Sioni, un Balosar qui à l'époque semblait immense pour l'adolescent qu'était Gungir. Aujourd'hui le Balosar était courbé par le poids des années et le Jedi le dépassait de deux bonnes têtes.

Maître Eila Deri prit la parole. Son discours pour son ancien apprenti était beau et touchant. La Guerre avait ravagé l'Ordre Jedi, mais elle avait aussi unie ceux présents ici. C'était au tour de Gungir de rendre hommage à son mentor, il avançait d'un pas, respirait un bon coup. Cetana et Ben Darr lui apportaient du réconfort par leurs regards amicales.

"La première fois que j'ai échoué en mission, pour moi c'était comme la fin d'un monde, la fin d'un rêve. Mais, il était là, à mes côtés et d'un coup l'accablement c'est évanouit. Par ce geste simple, il a juste posé une main sur mon épaule et il a rit." Son sourire au coin des lèvres devenait un large sourire à l'évocation de se souvenir. En effet, tout le monde connaissait le rire contagieux de Karky Noloff, sa joie de vivre, il avait le don d'illuminer une pièce rien que par sa présence. "Il est pour nous un ami, un rayon de soleil illuminant les heures sombres que nous traversons. Un modèle à suivre pour les Padawan. Il devient un souvenir gravé dans nos cœurs et présent à travers la Force. Je termine sur une phrase qu'il adorait dire quand un de nous empruntait un véhicule du hangar." Il se tut quelques secondes avant de reprendre. "Aucunes égratignures!" Le wookie éclatait de rire, un rire communicatif. En effet, Noloff etait tres sérieux quand on prenait un de ses vaisseaux. Il mettait la pression sur les emprunteurs , mais s'inquiétait plus de la santé du Jedi que du vaisseau quand celui-ci revenait en mauvais état. Le wookie en avait terminé, il s'approchait devant le bûcher funéraire avant de s'incliner en signe de dernier au-revoir.
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Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar L'Observateur » 16 Mars 2016, 20:36

Le rire de Gungir, et par extension celui de Noloff, s'étendit à une partie de l'assemblée. C'était la preuve que Ben Darr avait raison : la mort n'était pas la fin, les Jedi continuaient de vivre à travers leurs frères et sœurs, à travers la Force.

« Merci, Maître Deri, Maître Gungir. Nous allons maintenant procéder à l'incinération de Karky Noloff et Zaal Maerken. » annonça Ben.

Il inclina légèrement le menton en direction d'Eila puis de Gungir avant de rejoindre le premier rang de la foule. Les deux Jedi plongèrent leur torche dans un brasero, puis allumèrent chacun la base de l'amas de bois qui leur faisait face avant de s'éloigner doucement. Il ne fallut que quelques secondes au feu pour prendre de l'ampleur et illuminer les jardins, jusqu'alors éclairés seulement par quelques lanternes accrochées aux arbres.
Les Jedi contemplèrent le feu en silence, gardant leurs émotions à l'intérieur. Maître Kamijo consola deux initiés en bas âge, une main sur l'épaule de chacun.

« Ne pleurez pas nos amis perdus, réjouissez-vous plutôt pour leur vie et pour ce qu'ils ont accomplis. » murmura-t-il à ses élèves.

Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Pravuil (Eldàrion) » 16 Mars 2016, 22:03

L'arrivée de Pravuil chez les Jedi avait été marquée par une incinération - celle de Lyn à l'époque, fille adoptive de Raltir. A présent qu'il accédait au rang de Maître Jedi, le revoilà à vivre la crémation de deux de ses confrères... La Force pouvait se montrer capricieuse voire cynique, mais qui pouvait juger ses voies ? Il demeura silencieux tout au long de la cérémonie, goûtant les discours des proches des défunts qui, à l'habitude des Jedi, rendait brièvement hommage à la mort avant de célébrer la vie. Ceux-ci finis, s'ensuivit alors l'incinération à proprement dire, les braseros captivant le regard et l'attention de la foule qui se recueillait en silence pour la majorité d'entre elle. A la gauche de Pravuil se tenait Hana, qui elle aussi subissait le rituel funéraire pour intronisation au sein de l'Ordre. Le Nagai avait visité les lieux avec elle durant l'après-midi, et il l'avait déjà revêtu de la bure caractéristique des Jedi... l'entraînement lui attendrait au moins le lendemain, si ce n'est plus tard puisqu'il fallait également se préparer à quitter la planète. A sa droite, Astra assistait solennellement à la cérémonie, le regard contemplatif et la posture droite et fière afin de rendre un digne hommage à ceux qui furent de grands personnages. La ligne se poursuivait avec Tasha et Dazzel qui avaient déjà assisté à ce genre de scène depuis que Pravuil avait rejoint l'Ordre et que le reste de son équipage non Jedi avait été accepté en tant que membres à part entière de l'institution. Raltir lui était sur les devants de la scène, avec les autres Maîtres du Conseil, et affichait l'une de ses rares mines sérieuses qui indiquaient ce genre de situation grave où la pitrerie n'avait plus vraiment sa place.

Il semblait à Pravuil qu'il s'était passé une éternité depuis qu'il s'était mis sur la piste de Maerken. Personne ne se serait douté que depuis Telos, il irait sur Hoth en remontant la trace du Professeur et d'y trouver là-bas Noloff, Hana, et les trois sbires de Lovis qui l'avaient accompagné jusqu'ici. Mais non, il était sur Telos la veille même... Il posa une main sur l'épaule d'Hana afin de lui offrir un peu de chaleur, elle qui avait brièvement connu Noloff, qui avait pour autant dû représenter d'énormes espoirs pour la jeune fille prisonnière. Pravuil avait été très impressionné par sa première cérémonie, tant par le comportement digne de ses participants, que par la perte de Lyn qui s'était alors sacrifiée pour lui, affrontant le Sith Caëlius en duel qu'elle avait finie par perdre. L'image de l'Egorgeur décapitant la fille de Raltir lui revint en tête, la satisfaction froide de son assassin, l'incroyable maîtrise de soi dont avait fait preuve son maître, la détresse que lui-même avait ressenti. Les sentiments de ses souvenirs firent brièvement se crisper sa main sur l'épaule d'Hana, puis sa poigne se relâcha naturellement alors que ses pensées étaient ramenées sur le temps présent. Du temps était passé depuis, il avait mûri, s'était assagi, et était celui qui devait montrer l'exemple.

La cérémonie s'étendit sur un quart d'heure avant que les feux ne commencent à faiblir, leur lumière se faisant moins forte, leur chaleur moins lourde. Finalement, les rangs se brisèrent, la foule commença doucement à se disperser, parfois à former quelques groupes de discussion, d'autres fois encore certains Jedi allèrent formuler leurs condoléances auprès de Gungir et d'Eila...

- Certains s'en vont se reposer, mais ce n'est pas notre lot à tous. Demain commencent les préparatifs pour la suite des événements, et nous aurons fort à faire. Ces derniers jours - voire plus dit-il en regardant Hana ont été éprouvants pour nous, aussi ne devrions-nous pas trop tarder.
- J'imagine que le Sidéral ne sera pas de trop ces prochains jours. Si vous me cherchez, vous savez où me trouver.
- Je serai aussi sur le Sidéral les amis. Heureux que vous vous en soyez sortis sans trop d'égratignures.
- Merci à vous. Nous nous verrons certainement demain, quand nous en saurons plus. Passez une bonne nuit.

Tasha et Dazzel s'éloignèrent en premier pour retourner au hangar de l'enclave. S'ils avaient accès aux dortoirs pour les invités, les deux compères se sentaient plus chez eux à bord du vaisseau spatial, et y passaient généralement toutes leurs nuits.

- Je suis ravie que le Conseil ait approuvé votre alliance confia joyeusement Astra à Hana et Pravuil. Ma demande a elle aussi été accueillie positivement, peut-être que nous pourrons nous entraîner ensemble un jour !
- Ce sera avec grand plaisir, Astra répondit Pravuil avec un clin d'oeil. J'espère pouvoir parier sur mon poulain à ce moment là ! Il y a beaucoup de retard à rattraper, nous allons devoir travailler d'arrache-pied.
- Pravuil, Hana...

Les trois Jedi se tournèrent vers la nouvelle voix qui venait de les apostropher, alors qu'apparut derrière eux Reilly Nors. Elle fit quelques pas dans leur direction, les deux mains jointes devant elle, le regard fatigué.

- Je tenais à vous présenter mes excuses pour la façon dont je vous ai accueilli au Conseil. Ces derniers événements ont été stressants, Maître Ne-Cen ne donne plus signe de vie, et puis... tout ce que nous construisons semble se défaire et changer tellement vite, que j'ai parfois du mal à m'y retrouver. Pravuil, tu sais que je n'ai pas été la plus tendre quant à ton retour, et je n'ai pas envie de voir se reproduire ce que toi - et d'autres, aussi, ont fait en quittant l'Ordre.
- De lourdes responsabilités pèsent sur le Conseil, et je comprends que chaque décision peut être lourde de conséquences vu la situation de l'Ordre. Tu aurais été pardonnée si j'en avais gardé quelque grief, mais je suis heureux que tu viennes présenter tes excuses répondit-il en souriant tendrement à la Maître Jedi.
- Sache cependant que je serai la première ravie que toi et ta padawan me prouviez que mes paroles déclarées plus tôt n'étaient que des craintes sans fondements. Elle sembla hésiter un moment, en baissant les yeux et en triturant ses doigts, avant de reprendre. Je suis aussi venu vous annoncer d'autres nouvelles. Lors de notre départ d'Ondéron, toi et Hana partirez pour Naboo afin de représenter l'Ordre et de vous assurer du bon déroulement de l'installation Jedi. Ce n'est pas encore sûr, mais il est possible que je sois également du voyage... le Conseil rendra ses directives définitives dès demain. Maître Shani, il me semble que vous partirez sur Dantooine, avec Maître Ben Darr, afin de rétablir l'enclave que nous avions là-bas il y a quelques années.

Dantooine. C'était là où Astra et Pravuil s'étaient rencontrés, et avaient dès lors noués une amitié sincère qui ne s'était jamais désavouée malgré les moments les plus difficiles. Astra s'inclina suite à l'annonce.

- Avec grand plaisir, Maître Nors.
- Bien ! Reposez-vous bien, chers confrères. Et que la Force soit avec vous termina Reilly avant de tourner les talons et de se fondre dans la foule en partant vers la position des Maîtres, qui étaient quelques uns à discuter en cercle.
Aspects : Maître Jedi Vertueux Dévoué à ses compagnons et à l'Ordre Nagai Un avec la Force Banane Il faut restaurer ingénieusement les liens diplomatiques de l'Ordre

Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Hana Kyber (L'Observateur) » 16 Mars 2016, 23:32

C'était la première fois que Hana assistait à des funérailles. Son rapport à la mort avait longtemps été vague : enfant, elle avait appris (et accepté) la mort de ses parents et depuis n'avait plus été confrontée à la mort de près ou de loin... Jusqu'à celle de Kyber, dont elle n'avait pas pu faire le deuil proprement. Torturée pendant an, elle avait presque oublié ce qui lui était arrivé. C'était la disparition de Noloff qui avait réveillé chez elle son ancienne vie, et avec elle, la perte de son amie. Hana avait l'impression de devoir dire adieu à deux personnes qui lui étaient chères en même temps...
La cérémonie était très belle. Plus que le discours des Jedi, c'était le lieu choisi qui interpellait la jeune Hana. Les jardins de nuit étaient différents, plus... mystérieux. La lueur de la lune et des lanternes disposées dans les jardins contribuaient à cette atmosphère mystique. Sur tout Onderon, il n'y avait sûrement pas d'environnement plus propice au service funèbre des deux Jedi.

« Noloff... » murmura-t-elle en voyant Gungir approcher la torche près de l'ultime demeure de son maître.

Son attention fut divertie par Pravuil lorsqu'il posa sa main sur son épaule. Elle leva ses yeux sur le Nagai, dont le regard solennel était fixé sur le bûcher. La gamine hocha la tête doucement et retourna à la contemplation des flammes. C'était une Jedi elle aussi désormais. S'il fallait célébrer la vie des êtres chers et non pas lamenter leur mort, alors elle le ferait. Mais il lui faudrait encore un peu de temps pour accepter qu'ils retournaient vraiment à la Force... Et les implications qui en découlaient.

Bientôt, il ne resta plus que quelques flammèches qui rongeaient ce qu'il restait du bois qui avait supporté Karky et Zaal. Les Jedi commencèrent à se séparer, les plus jeunes prenant la direction des dortoirs. Elle aussi était fatiguée et n'allait pas tarder à les rejoindre. Cette journée – non, cette année – avait été éprouvante et elle voulait profiter d'un sommeil bien mérité. Le groupe de Pravuil échangea quelques mots puis commença à se disperser, Tasha et Dazzel (dont Hana avait fait la connaissance dans l'après-midi, après sa rencontre avec le Conseil) en premier. Astra les félicita pour leur nouveau duo et la petite Padawan s'empourpra, mais de fierté.

« Merci, Astra ! » répondit-elle avec un franc sourire.

Ils furent interrompus par Reilly Nors, et sa mine épuisée. La réunion du Conseil Jedi avait-elle été fatigante à ce point, ou y avait-il une autre raison ? Quoi qu'il en soit, elle s'excusa auprès de Pravuil et sa nouvelle protégée. Celle-ci laissa son maître (« C'est vrai, c'est mon maître ! » pensa-t-elle fièrement, toujours avec son sourire béat) répondre pour deux. Elle n'en voulait pas à la Mirialane, même si elle avait été un peu inquiétée au début. En revanche, elle perdit son sourire en entendant qu'ils devaient se rendre sur Naboo... pour y représenter l'Ordre ! Elle lança un regard alarmé à Pravuil mais il ne paraissait ni surpris ni inquiet. Elle s'en remettrait donc à lui... De toute façon, on ne lui demandait pas de parler ou négocier. Sinon, l'avenir des Jedi était bien sombre ! Reilly leur souhaita bonne nuit et prit congé. Hana s'inclina devant elle avant qu'elle ne parte, un petit sourire illuminant son expression fatiguée.

« Je commence à fatiguer un peu, déclara subtilement la Padawan en réprimant un bâillement. À quelle heure dois-je vous retrouver demain ? Et où ? »
Aspects : Padawan impulsive Vengeance inassouvie Humaine Se complaît dans le mensonge Émotionnellement instable
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Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar L'Observateur » 17 Mars 2016, 00:10

Plusieurs personnes s'étaient succédé pour venir offrir quelques mots compatissants à Gungir... Des Jedi, bien sûr, mais pas seulement

« Alors ça y est, on est Maître maintenant ? C'est dans l'ordre des choses, j'imagine... Mais je me souviens de votre visite, alors que tu n'étais qu'un Padawan ! Noloff et toi m'avez marqué, Gungir... J'espère que tu feras perdurer son esprit ! » lui avait dit Tidak Korr en lui tendant une main étonnamment vigoureuse pour son âge.

Il était toujours aussi élégant et propre-sur-lui, seuls ses cheveux avaient perdu de leur éclat – mais ses yeux étaient plus vifs que jamais. Après le vieil holoreporter, c'était le tour de Sioni. Il était accompagné d'un droïde-aide de son invention sans qui il ne pouvait pas se déplacer ou accomplir les gestes du quotidien facilement.

« Gungir, c'est bien toi..., avait marmonné le Balosar en passant sa main fébrile sur le visage du Wookie pour « discerner » ses traits. Ses yeux trop fatigués ne voyaient plus aussi bien. Larmoyant, il avait alors dit : C'est bien toi... Je suis tellement désolé, Gungir... Karky était un héros pour mon fils et moi. Sans lui, on aurait jamais pu évacuer Coruscant lors de l'attaque Sith !
Maître, ne vous agitez pas trop, ce n'est pas bon pour vous.
Je m'agite si je veux ! Gungir, tu es devenu quelqu'un de bien. Je suis sûr que tu fais la fierté de Karky, là-haut ! » avait déclaré Sioni en prenant sa patte velue entre ses deux mains ridées.

Ces retrouvailles pleines d'émotion et de nostalgie terminées, Gungir fut abordé par Maître Darr et Cetana... L'Humain s'inclina et lui présenta ses respects. Il avait trouvé les mots juste pour honorer son maître. Mais la vie continuait, et le Jedi avait une mission à lui confier... Ainsi qu'au doyen de l'Ordre.

« Maître Cetana, Maître Gungir. J'ai une faveur à vous demander, déclara-t-il mystérieusement. Nous avons beaucoup à faire, entre Naboo, Dantooine et la construction de notre vaisseau ! Mais une autre tâche vous attend. J'aimerais que vous vous rendiez sur Kashyyyk à la recherche d'un vieil ami. Il laissa planer la réponse une seconde. Maître Karbacca, dont l'exil n'a que trop duré. Nous avons besoin de lui pour assurer l'avenir de l'Ordre. Je pense qu'il vous écoutera tous les deux. »

Karbacca était le Jedi le plus âgé de l'Ordre après Cetana, et c'était le seul Wookie en dehors de Gungir. Il était parti en exil longtemps avant le début de la guerre pour des raisons inconnues...

Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Cetana (Oracle) » 17 Mars 2016, 21:51

Si la cérémonie lui rappelait les nombreuses morts de Jedi qu'il avait vues au cours de sa longue vie, Maître Cetana n'en laissa rien paraître. Cela faisait bien longtemps qu'il avait accepté l'idée de la mort et ne la voyait plus comme néfaste.
Il regrettait cependant le peu de temps passé en compagnie de Maître Noloff et du Chevalier Zaal Maerken. Le petit être se laissa envahir un instant par le chagrin de cette triste constatation. Puis il le chassa, car le chagrin était une attache inutile pour un Jedi. Maintenant qu'ils avaient rejoints la Force, il n'y avait aucune raison de craindre pour eux, ni de les pleurer. Le regard du vieux Maître fixait avec sérénité les flammes qui léchaient les corps vacants des deux Jedi, célébrant avec joie l'unification de ces derniers avec la Force.

Les feux finirent par s'éteindre paisiblement. L'attroupement formé par les 40 Jedi finit par se dissoudre également, et Cetana se tourna vers les Maîtres du Conseil présents à ses côtés.

- L'absence de Maître Ventur est étrange, disait Ben Darr. Cela fait bien trop longtemps qu'il est parti sans nous donner de nouvelles.
- Et son apprenti est de retour, souligna Kamijo.
- Maître Ventur l'a renvoyé ici en lui disant qu'il sentait un danger trop grand pour lui, précisa Ani'a Bondara. Il a du tomber sur quelque chose d'important. Peut-être faudrait-il lui envoyer de l'aide, suggèra-t-elle.
- Mmm agir dans la précipitation il ne faut pas, intervint Cetana. Trop peu nombreux sont les Jedi, et inconsidérément nous ne pouvons en perdre. A méditer la dessus je m’emploierai cette nuit, et demain peut-être pourrons nous décider d'une voie à suivre. Nous concentrer sur le départ il nous faut, l'avenir des Jedi en dépend.

Les Jedi acquiescèrent doucement, perdus dans leurs pensées.

- Une longue nuit nous attend, finit par dire Raltir, interrompant le silence. Je crois que nous devrions nous remettre à nos tâches respectives.

De nouveaux hochements de tête accueillirent cette déclaration, et de nombreux Maîtres s'inclinèrent en prenant congé. Alors que Cetana allait lui aussi se mettre à l'ouvrage, il fut retenu par Maître Darr.

- Maître Cetana, un instant je vous prie. J'ai quelque chose à vous demander, vous et Maître Gungir. Pourriez-vous m'accompagner ?

Le vieux Jedi signifia son accord par un petit coup de canne au sol, accompagné d'un regard serein. Il emboita ensuite le pas du jeune Ben, celui-ci acceptant avec sollicitude de marcher au rythme de son aîné.

- Cette enclave sur Daantoine je visiterai bien. Autrefois, j'avais la charge d'un tel lieu sur cette même planète.
- Peut-être pourriez-vous en effet vous y rendre plus tard. L'Ordre risque d'être quelque peu dispersé dans les prochains temps. Oserai-je vous poser une question ?

Cetana haussa un sourcil en direction de Ben Darr.

- Qu'y faisiez-vous exactement ?
- Ce que j'ai toujours fait : former de jeunes Jedi. Rare il n'était pas que l'on m’envoie certaines recrues un peu turbulentes, en quête de sérénité. Certains Chevaliers m'envoyaient parfois même leur Padawan, pour parfaire leur entrainement.

Sa curiosité satisfaite malgré la très brève explication du petit être vert, Maitre Darr se fit silencieux. Il savait qu'il n'obtiendrait rien de plus du secret petit Maître. Mais ils arrivaient cependant déjà auprès du Wookie, auquel rendaient visite différentes personnes ayant connues Maître Noloff et venues lui apporter quelque réconfort. Ben Darr s'inclina auprès de Maître Gungir et ils formèrent tous trois un petit cercle.

« Maître Cetana, Maître Gungir. J'ai une faveur à vous demander, commença-t-il mystérieusement. Nous avons beaucoup à faire, entre Naboo, Dantooine et la construction de notre vaisseau ! Mais une autre tâche vous attend. J'aimerais que vous vous rendiez sur Kashyyyk à la recherche d'un vieil ami. Il laissa planer la réponse une seconde. Maître Karbacca, dont l'exil n'a que trop duré. Nous avons besoin de lui pour assurer l'avenir de l'Ordre. Je pense qu'il vous écoutera tous les deux. »

Voilà donc ce que comptait leur demander Ben Darr. Retrouver un vieux Jedi en exil depuis fort longtemps. Et pas n'importe lequel !
Cetana se gratta le menton de ses griffes, parcourant une mémoire que l'on devinait vaste et remplie.

- Le petit Karbacca sur Kashyyk se trouve ? s'étonna-t-il. D'un vieil ami il s'agit. Il y a fort longtemps, venu sur Daantoine il est, avec son maître, D'Estaing, et j'ai eu le plaisir de l'y connaitre. Recroisé je l'ai, avant les Guerres de l'Ordre. Un instant de pause, durant lequel Cetana réfléchissait. Il est vrai que l'Ordre manque cruellement de Jedi. Son concours, d'une grande aide pourrait nous être. Et avec grand plaisir je le reverrai.

La perspective de revoir ce vieil ami enchantait Cetana au plus haut point. Plus que tout autre Jedi, le vénérable Wookie partageait avec lui un passé commun, forgé au fil des siècles. Tous deux venaient de l'Ancien Ordre Jedi. Cetana l'avait connu lorsque Karbacca n'était encore qu'un Padawan et ils avaient tous deux survécus à l'Ordre 66. Depuis ils avaient vieilli ensemble jusqu'à cet âge canonique qu'ils avaient atteints, espérant qu'il leur conférait un tout petit peu plus de clarté sur la Voie de la Force.
Et plus que tout, ils partageaient ensemble un secret de taille : le chemin vers Tython, planète ancestrale des Jedi.
Ils s'étaient recroisés il y a 60 ans environ, mais Cetana était reparti sur Tython avant que Karbacca ne parte en exil sur Kashyyyk. Ainsi le vieux Jedi n'avait aucune idée d'où se trouvait son ami.
Mais c'était maintenant chose faite.

- Pour quelle raison mon vieil ami se serait-il rendu sur Kashyyyk, hum ? Une idée, vous avez ? questionna-t-il Ben Darr.
Aspects : Doyen de l'Ordre Jedi Peur de réitérer les erreurs de ses prédécesseurs Race de Yoda Survivant de la Grande Purge Garde de nombreux secrets sur la Force, obscure et lumineuse Traque le Côté Obscur

Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Gungir (Master Surprise) » 17 Mars 2016, 22:01

La flamme peut détruire. - Maîtrisée, elle illumine. C'était le cas, le feu détruisait l'enveloppe corporelle de Maître Karky Noloff, mais son souvenir illuminait le cœur de ses amis ici présents pour lui rendre un dernier hommage. Gungir avait le cœur serré en voyant un jeune initié pleurer, mais très vite un maître venait lui rappeler que les Jedi ne mourrait pas, il retourne à la Force. Tout meurt, mais la Force perdure. Les Jedi ne sont que des ombres de la Force et, en tant que telles, ils ne doivent pas déplorer la fin de leur existence. Ils font partie d'une énergie plus vaste que eux-mêmes et jouent un rôle dans une tissu cosmique qui dépasse leur compréhension incarnée.

Quelques Jedi, membres de l'Ordre venaient présenter leurs hommages à Gungir, c'était un plaisir de revoir tout ce monde et de savoir que son mentor ne serait pas oublié de si tôt. Puis, Tidak qu'il avait aperçu quelques dizaines de minutes plus tôt venait le saluer avec toute l'élégance qui le caractérisait. C'était un plaisir de revoir ce vieil ami, le souvenir de son restaurant était très présent dans l'esprit du wookie. Le vieil homme élégant lui tendait une main qui était assez vigoureuse pour son âge.

"Monsieur Korr, je suis ravi de vous revoir et Karky aurait également apprécié. J'en suis persuadé. Vous tenez toujours votre restaurant sur Corellia ? Si oui, je retournerai bien avec mon futur Padawan?" lui disait-il non pas sans un brin de malice et en lui tapotant amicalement l'épaule gauche. Une voix roque venait interrompre les deux compères, cette voix était reconnaissable parmi des milliers. C'était la première personne hors du temple Jedi que Gungir avait rencontré, c'était un bricoleur, un mécano, un génie et un tendre ami. Arkitalp-tenko Ripakou Sioni, le vieux Balosar avait fait le déplacement. Il était très touché par la perte de son vieil ami, il était larmoyant , certainement à cause de la tristesse, mais aussi heureux de retrouver le wookie qu'il avait connu pas plus que trois ewoks. Le Balosar prenait la pâte velue de son ami afin de la saluer et le néo-Maître Jedi ne put s’empêcher d’enlacer le viellard.

"Merci Sioni, vos paroles me touchent." Le Balosar avait réussi pour la première fois depuis cette sensation de vide ressenti en orbite de la planète à faire monter les larmes aux yeux du wookie. Ce n'tait pas de la tristesse, mais de la joie d'avoir des amis fidèles et précieux.

Après ces retrouvailles, les vénérables Maître Darr et Cetana vinrent à la rencontre du Jedi. Ils le saluèrent et Gungir rendit cette marque de respect avant que l'humain n'évoque déjà une prochaine mission. Kashyyyk planète natale de Gungir, qu'il avait défendu contre les forces des Légions Sith pendant la guerre. Avec l'aide du nouveau membre du conseil qu'était le doyen de l'Ordre, il devait retrouvé un autre Jedi en exil, Maître Karbacca. Un Jedi wookie en exil depuis trop longtemps, quelqu'un qui semblait plus que nécessaire pour la reconstruction de l'Ordre Jedi. Comment Gungir avait-il fait pour ne pas le trouver pendant la défense de Kashyyyk ? Pourquoi ce dernier n'était-il pas intervenu? Le nouveau Maître se posait déjà beaucoup de questions, comme quoi, le naturel aventurier d'un Jedi reprenait vite le devant sur ses moments de calme.

Cetana, le doyen de l'Ordre semblait assez enthousiaste de revoir son vieil ami, tout deux étaient des Jedi de l'Ordre bien avant les terribles époques de l'Empire Galactique et celles qui s'en suivirent. Gungir était content de retourner sur <<sa>> planète.

"Maître Darr, je me tiens à la disposition du Conseil, nous retrouverons Maître Karbacca. N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions concernant la construction du vaisseau de l'Ordre. Je serai ravi de vous apporter mon expertise."
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Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar L'Observateur » 18 Mars 2016, 00:38

    Leslye Raltir et Selène Eladryël
« ... et je te remercie d'être venue, Selène. »

Les deux Jedi marchaient sur un petit sentier à l'écart du lieu choisi pour la cérémonie. Raltir s'arrêta près d'un petite mare où des lucio-grenouilles importées de Naboo venaient coasser paresseusement. Selène s'arrêta derrière lui, pensive.

« Tu as passé trop de temps dans le conflit. Si tu veux sauver ton maître, il te faut aborder ta prochaine épreuve l'esprit serein.
Je comprends, Maître Raltir. Mais chaque heure qui passe met en danger maître Kerhan !
Nous en avons bien conscience. Nous partirons demain à l'aube, Maître Lawson, Maître Khiro, toi et moi. Nous prenons cette affaire très au sérieux. Ta formation est presque achevée, Padawan, et nous savons que tu es plus qu'apte à te défendre. Maître Lon est peut-être un peu sévère mais même lui a reconnu tes qualités. Mais malgré tout, cette expédition sur Bespin sera très dangereuse. Si ce que vous avez découvert sur Taris est vrai, il faudra s'attendre à de la résistance. Les Wyyrlok sont des combattants redoutables et d'habiles manipulateurs. Ils savent s'entourer.
Vous pensez que c'est un piège ? » demanda la jeune Jedi en se rapprochant de l'étang.

Elle contempla son image reflétée dans l'eau. La lueur argentée de la lune faisait scintiller sa peau blanche. À côté d'elle, Raltir croisa les bras et pencha la tête en grimaçant.

« Hum... Oui, certainement. Mais nous ne pouvons pas abandonner Mance. Il y a des sorts pires que la mort... Et les Sith en connaissent un rayon là-dessus. Nous le retrouverons, Selène. » jura le Maître Jedi en posant sa main sur l'épaule de la Padawan.

    Haydan Lon et Ikari
Le maître et l'apprentie contemplaient les bûchers en train de se consumer, accroupis dans l'herbe. La femme de Haydan était en train de se disputer avec une autre femme de Jedi, Tasha Raltir, au sujet du meilleur hyperpropulseur du marché – et avec le caractère bien trempé des deux contrebandières, la discussion était houleuse !

« Maître...
Hum ? Qui y a-t-il, Ikari ?, demanda le Jedi d'antan, le regard perdu dans les étoiles.
Quand on meurt, est-ce qu'on ne fait vraiment plus qu'un avec la Force ?
Allons bon ! Remets-tu Maître Darr en question ?, rigola-t-il. Ne t'a-t-on pas appris que la Force est dans chaque être vivant ? Tant que nous serons là pour être témoin de ses miracles, alors tous ceux qui ont été touchés par la Force seront à nos côtés. Aussi longtemps qu'il y aura de la vie dans cette galaxie. »

La petite Jedi leva les yeux à son tour. Il y avait plus d'étoiles et de planètes là-haut qu'ils n'en visiteraient jamais, et sur chacun de ces mondes vivaient des millions, parfois des milliards d'individus... Et encore plus si on comptait les animaux et les végétaux. Il y avait de quoi se sentir petit face à cette réalité. Mais avec la Force avec eux, il n'y avait rien à craindre. Karky, Zaal, et tous ceux qui avaient perdu la vie avant eux : la famille et les amis d'Ikari tués par les Sith lorsqu'ils avaient attaqués sa planète natale, les frères d'armes et le Padawan de Haydan... Ils étaient là, quelque part. À jamais.

    Jeen'j Kamijo, Ani'a Bondara et les initiés
« ... Et quand j'ai démarré, le tableau de bord m'a explosé à la figure ! J'étais couvert d'huile et de la fumée me sortait des oreilles !
Nooooon !
Mais si !, jura le vieux Rodien. J'avais pourtant bien écouté les instructions de Maître Noloff ! C'est à n'y rien comprendre !
Allons, nous savons tous les deux que vous êtes allé contre les indications de Maître Noloff, le gronda la Twi'lek. Toute technologie postérieure à 150 vous dépasse ! Je vous ai vu vous disputer avec le droïde qui prépare le café ce matin ! »

Les initiés s'esclaffèrent tandis que la peau verte de Maître Kamijo prenait une teinte jaune.

« Vous les jeunes vous ne pouvez pas comprendre ! À mon époque, on... Et bien, en vérité à mon époque on avait déjà toute cette technologie, mais elle était mieux, voilà !
Vous m'en direz tant, Maître Kamijo. » rétorqua la Twi'lek avec un sourire.

    Ben Darr, Cetana et Gungir
Pensif, le Maître Jedi caressa sa barbe, les yeux fixés au-dessus de Gungir. Il aurait aimé apporter une réponse à la question de Cetana mais malheureusement les raisons de l'exil de Karbacca restaient un mystère... Personne ne l'avait vu depuis des années, y compris lorsque la guerre était aux portes de Kashyyyk. Connaissait le vieux Wookie, il aurait pourtant défendu les siens face aux hordes déferlantes de Sith.

« Maître Karbacca s'est rendu sur Kashyyyk pour méditer sur la Force et l'avenir. Il est parti à une époque où l'avenir de la galaxie devenait incertain, expliqua-t-il en fronçant les sourcils. 192 après B.Y. et la Bataille de Tatooine. Les historiens s'accordaient déjà sur cet évènement comme étant le déclencheur de la guerre des Légions Sith. C'était aussi cette année-là que Karbacca était parti en exil. Je sais qu'il avait des questions, mais j'ignore s'il a trouvé les réponses qu'il cherchait. Nous pensions qu'il reviendrait de lui-même mais nous avons reçu une transmission alarmante. »

Ainsi, il y avait plus à cette simple faveur qu'une simple histoire de vieux Jedi à convaincre de revenir. Maître Darr s'éclaircit la gorge puis croisa les bras dans son dos, la mine grave.

« Karbacca ne restait jamais au même endroit longtemps mais il revenait toujours au village où il est né, Branche-Haute. Aussi appelé Rhrcrawhoaacwo-Acrahuaowo dans leur langue natale, mais il n'y avait que Gungir qui pouvait prononcer un tel nom sans le déformer. Anah'rracao, le chef actuel du village, a pris contact avec le Conseil hier. L'un de ses chasseurs a découvert une balise de détresse appartenant à Karbacca... dans les Terres d'Ombre. Je ne pense pas qu'un Jedi tel que notre ami puisse être mis en danger par les créatures des Terres d'Ombre. Je sens une plus grande puissance à l’œuvre... Mais Anah'rracao saura vous en dire plus. » conclut le Jedi en hochant la tête.

Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Cetana (Oracle) » 18 Mars 2016, 18:11

Cetana parut soucieux et se passa la main dans les cheveux blancs qu'ils lui restaient. Quoi qu'ait pu rencontrer Karbacca, ce n'était pas rien. Son vieil ami n'était pas un jeune Jedi, c'était un Maître en parfaite harmonie avec la Force, fort de plusieurs siècles d'expérience. La présence de deux Maîtres Jedi pour l'aider ne serait peut-être pas de trop.

- De quoi le retrouver nous trouverons surement là-bas. Un besoin compulsif d'écrire éprouve Karbacca, et des indices il aurait pu laisser quant à sa destination.

Cetana se tourna vers Maître Gungir.

- Si cela te convient, demain matin à l'aurore, j'aimerais partir. Certaines tâches il me reste à accomplir avant notre départ.

La nuit étant déjà bien avancée, ils ne perdaient pas tant de temps que cela. Et Cetana souhaitait méditer avant son départ, afin de retrouver Maître Ventur. Du résultat de ses méditations dépendraient les actions lancées pour aider le Maître Jedi.

- Le vaisseau qui conviendra à ce voyage je ne doute pas que tu trouveras. Bien plus doué que moi à cette tâche tu es. Cetana se tourna vers Ben Darr et braqua sa canne vers ce dernier. Mon vaisseau je veux que vous emmeniez dans votre départ ! Ne le laissez pas ici !

C'était peut-être une "casserole" au yeux de tous, mais elle renfermait son lot de secret, et il y avait passé suffisamment de temps pour s'y sentir chez lui.
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Re: Il n'y a pas la mort, il y a la Force

Messagepar Gungir (Master Surprise) » 18 Mars 2016, 23:12

Ben Darr semblait un peu inquiet, en effet, d'après ce qu'il disait aux deux autres maîtres le vieux wookie était parti en exil afin de méditer sur la Force. L'Ordre Jedi pensait qu'il reviendrait et ils avaient de temps en temps des informations via le chef d'un petit village de Kashyyyk, Rhrcrawhoaacwo-Acrahuaowo. Ce village était le village natale de Karbacca, il y était très attaché. Anah'rracao, que Gungir avait connu lors de la guerre et de la défense de la planète alors qu'il n'était un simple combattant de son peuple, avait averti l'Ordre que ses chasseurs avaient retrouvé une balise de détresse dans les Terres d'Ombre. L'évocation de ce nom faisait réagir Gungir et pas forcément positivement, lui qui avait défendu Kashyyyk, il était très au fait qu'on parlait du sol sombre des forêts de la planète Kashyyyk . Il faisait noir, la lumière du soleil ne pouvait pas l' atteindre à cause les grands arbres et leurs riches feuillages . Le sol était une epreuve pour les jeunes wookies afin de prouver leur bravoure et affirmer leur passage à l'âge adulte. Ils devaient ramener de ce funeste rite, des cornes de Katarn. Pour résumé, les informations que possédait l'Ordre Jedi ne présageait rien de bon.

"Anah'rracao est un compagnon d'armes, que j'ai connu lors de la défense de Kashyyyk pendant la guerre. Je me ferai un plaisir de le revoir." répondait Gungir qui pensait déjà pleinement à sa nouvelle mission. Cetana pensait qu'ils trouveraient des indices à Rhrcrawhoaacwo-Acrahuaowo, car son vieil ami éprouvait un besoin quasi-compulsif d'écrire. Le Doyen espérait retrouver ainsi des indices. Il invitait Gungir à choisir un vaisseau pour partir dès le lendemain matin de le levé du soleil. Gungir se sentait prêt à partir dès maintenant, mais il est vrai que partir dans la hâte et la précipitation ne servirait à rien ou peut-être éviter de penser à Noloff. Il acquiesçait la proposition du Doyen.

"Je vais préparer le vaisseau et nous nous retrouvons demain matin au hangar, nous prendrons le Mynock si cela vous convient." Le légendaire vaisseau était devenu le cargo fétiche de Gungir depuis la réussite rencontrer en orbite d'Ondéron contre les Vaagaris, par ailleurs, il pouvait transporter beaucoup de matériel et de l'équipage. Le nouveau maître saluait ses deux compères avant de partir préparer le matériel pour sa mission. Soit quelques portions de Polyamidon , une Borne de Bacta en cas de besoin de soigner le Maître Karbacca en urgence, des balises de repérage, des Électrobinoculaires, des Respirateur A99 et une sphère d'entrainement.
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